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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:27

Affiche JCVD


Jean-Claude Van Damme himself jouera son propre rôle dans un film nommé ni plus
moins : J.C.V.D. 
Réalisé par Mabrouk El Mechri, (Virgil) le film campera un Van Damme de retour en Belgique, "pêtant" un plomb dans une banque
et effectuant une prise d'otage... Pitch surprenant, crochet de la part de l'acteur bloodsportien, une bonne idée qui attise ma curiosité à la vue de ce teaser finement ficelé avec toute la complicité du premier intéressé et ce dernier joue de sa notoriété avec un recul jubilatoire.

Présenté à Cannes 2007, JCVD est prévu pour 2008. Le tournage a commencé le 1er octobre à Bruxelles.

Jean-Claude is coming home...
Enjoy

Voir le site officiel

Yerom

 

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 22:27

pelisse

Après avoir écumé les super-héros U.S de toutes sortes pour en faire des adaptations à l'écran, voici que les cases de B.D francophone attirent l'écran... Et ces dernières ne sont pas les moindres puisqu'il s'agit de celles de Mr Régis Loisel et sa Quête de l'Oiseau du Temps
qu'il avait mis en album au cours des années 80-90 à l'aide de son comparse Serge Le Tendre au scénario.
Cette série en 4 albums leur avait valu une reconnaissance méritée et l'entrée dans le panthéon de l'incontournable des BD francophones.

(Si toi Ô lecteur n'a point encore promené tes yeux sur ces cases, hâte-toi... hâte-toi...)

Voici donc un petit ragot de derrière les fagots !
Certains trublions de l'animation seraient en passe de faire bouger Pélisse, Bragon, le Fourreux et tous leurs potes...
Le projet est en préparation et vous povez vous délectez de quelques images, trailer et autres coquineries en pixel :

La Quête est en mouvement ici

Yerom

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 14:48
 Angleterre - 2005 (Mirrormask)
Affiche Mirrormask
Genre : Bijou visuel
Réalisateur : Dave mc Kean
Scénario : Neil Gaiman et Dave mc Kean
Directeur de la photo : Tony Shearn
Casting : Stéphanie Leonidas, Gina mc Kee, Rob Brydon, Jason Barry, Dora Bryan...
Musique : Iain Ballamy


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Difficile de regarder le premier film de Dave Mc Kean sans trépigner sur mon séant de joie et d'impatience. En effet, ce n'est pas sans contentement que je m'apprête à visionner ce long-métrage orchestré par Mc Kean, ce même personnage dont les créations graphiques, poétiques et illustratives bercent un bon nombre de lecteurs de comics depuis plus de 15 ans. Citons donc les « Mr Punch », « Cages », « Black Orchid » , « Sandman », « Signal to Noise » et le grand « Arkham Asylum », pour comprendre ce qu'il en retourne du trublion graphique (la liste s'allonge si l'on compte ses nombreuses créations pour des pochettes de disque ou autres). Mac Kean est un talentueux touche à tout. Manipulant le dessin, la photo, la peinture, les volumes et la typographie, il avait donné un coup de fouet au graphisme dans les années 90 par sa façon de travailler l'image et le sens onirique qu'il donnait à ses « remix » graphiques. Oui Mc Kean a du style, Mc Kean a son style. Mais non content d'avoir déjà exploré bon nombre de médias d'expressions, il se lance dans la réalisation de son premier long-métrage (après avoir fait ses premières armes sur des clips et autres courts). Nom de code : Mirrormask

D'un scénario signé Dave Mc Kean et Neil Gaiman, qui n'est pas un bras cassé de l'écriture (Sandman, Neverwhere, etc.), Mirrormask est un film fantastique et onirique sur la fuite d'une adolescente dans un monde parallèle pour échapper à son quotidien qui l'étouffe. Oui, on pourrait croire qu'il est inspiré de Lewis Carroll. La trame lui rend un certain hommage puis le film prend son envol et son style. Il est juste impossible de ne pas se faire la remarque sur la ressemblance du personnage d'Hélena avec une certaine Alice.
Helena, adulte sur le devenir, vit dans un cirque, celui de ses parents. Adolescente en pleine crise, elle ne supporte plus cette vie de foire et de cloisonnement dans le monde du spectacle. Alors qu'au cours d'une soirée où sa mère perd conscience suite à son numéro, elle tente de trouver un moyen de s'évader de ce monde et cherche un moyen de sauver sa mère du coma et du décès. Elle plonge alors dans un monde surréaliste peuplé d'images hostiles et de personnages atypiques qui la mettront à l'épreuve dans la quête de l'objet qui lui permettrait d'arriver à ses fins, un masque doré au puissant pouvoir.

Visuellement et pour son premier film, Dave Mc Kean sort encore ses griffes et nous offre un spectacle dans la lignée de ses précédentes réalisations imprimées. Ce long-métrage est magnifiquement beau et l'on voit que le bonhomme a travaillé son visuel et connaît la photo. Le travail des cadrages est ciselé et chaque plan pourrait être affiché en guise d'illustration. On se promène dans ce monde altéré qui pourrait sortir tout droit d'un rêve le plus débridé. Ici les chat ont des tètes d'hommes et ils mangent des livres.

Côté production, c'est The Jim Henson Company qui a prêté main-forte (remember Dark Crystal et Fraggle rock ?) pour les créatures et autres marionnettes qui bénéficient alors du savoir-faire et la connaissance de ce studio anglais en animation et acting. Les décors, matières, costumes, formes, personnages en décousent sévèrement pour le bon plaisir de la rétine du spectateur. Le monde parallèle est un patchwork d'idées et un remix de supports tels que matières, montages photo, 3D, peintures, illustrations et j'en passe. A n'en point douter, le travail en postproduction et l'étalonnage couleur n'ont pas dus être une partie des plus légères. Mais pas de souci, le résultat est au rendez-vous. Les cadrages et les couleurs sont superbes et l'on se délecte de toutes les idées que peuvent composer les images du film.

Le casting est un peu délaissé. Je vais faire bref, aucune tète d'affiche. La post production a du manger tout le budget... On prête donc moins attention aux acteurs qui deviennent plus des éléments visuels au final.

Malgré tout ce foisonnement visuel, j'ai pourtant un aveu à faire.
Même si c'est un film de mc Kean, j'ai senti une pointe de déception émerger en moi au générique final. Un « je ne sais quoi » qui ne m'a pas concquis à 100% comme je l'attendais. Malgré l'aspect visuel qui vaut son pesant d'or, le fait de ne pas rentrer plus intensément dans l'histoire m'a laissé un peu sur le bas-côté. Le film souffre du manque de l'étincelle qui absorbera le spectateur, l'attachement aux personnages, le danger, la difficulté de la quête, la sensibilité. Bref, tout ce qui donne une tension et une existence au récit. Fort heureusement, c'est une lacune qui ne retire rien à l'intérêt du film qui mérite largement qu'on lui assène un violent coup d'œil pour son unicité graphique. On frôle le chef-d'œuvre si le scénario avait été un peu plus prenant et à la hauteur du vertigineux graphisme de ce film.

Si vous fouillez votre mémoire en vous demandant si vous l'aviez vu à l'affiche, sachez que Mirrormask n'a bénéficié d'aucune copie en France et n'est donc pas encore sorti sur nos toiles hormis quelques projections uniques lors de festivals spécifiques. Allez savoir pourquoi…




Yerom




Le pour : Un visuel splendide et rare.
Le contre :
Un scénario qui souffre de bonne idées accrocheuses.

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 19:33
USA - 2007 (Ghost rider)
Affiche Ghost Rider
Genre : Tête brulée
Réalisateur : Mark Steven Johnson
Scénario : Mark Steven Johnson
Directeur de la photo : Russel Boyd
Casting : Nicolas Cage, Eva Mendes, Peter Fonda, Wes Bentley...
Musique : Christopher Young


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Johnny Blaze l'a mauvaise. Histoire de sauver son paternel, dont le corps fourbu s'avère rongé par un cancer à cigarettes, il troque avec l'infréquentable Méphisto son âme contre une guérison miraculeuse. Tope là. Du jour au lendemain Blaze senior récupère une santé de fer et en profite pour se manger tête baissée le premier cercle de feu qui traîne lors d'une cascade mal engagée. Le père meurt donc mais pas d'un cancer, nuance, et ça fait marrer le facétieux dieu du mal désormais propriétaire pour presque rien d'une âme de tête brûlée. Johnny à défaut d'une hotline pour se plaindre, traîne ses guêtres en tant que casse-cou de spectacle dans une Amérique avide de sensations fortes, à cheval sur sa bécane et prêt à sauter tout ce qui bouge : semi-remorques par douzaines, hélicoptères en marche, journaliste à gros calibre moulée dans des robes trop étroites... Mais Méphisto refait surface et sollicite les services de son âme damnée. Bien décidé à donner la fessée à Blackheart sa progéniture rebelle, il dévoile à Blaze les termes du sinistre contrat : chaque nuit il deviendra l'ange vengeur de la mort sous les traits peu avenants mais fort en braise de Ghost rider...

De quoi doit-on s'indigner le plus ? Qu'on puisse encore trouver des investisseurs de peu d'orgueil pour subventionner des daubes pareils ? Qu'il subsiste à Hollywood des esprits décérébrés convaincus par la noblesse de leurs chef-d'oeuvres de nullité ? Que Mark Steven Johnson existe ? Que Nicolas Cage ai accepté de se ridiculiser de la sorte ? Avec une moumoute pareille ? Que ce navet de Ghost Rider accumule sont lot d'entrées outre-atlantique jusqu'ici ? Qu'internet pullule de nostalgiques de Buffy pour vanter, je cite, la "qualité du scénar", "l'interprétation d'acteurs géniaux", et "la beauté somptueuse des effets spéciaux" ? Ou bien qu'il existe encore une poignée de naïfs prêts à croire que l'on peut toujours réussir une adaptation de comic au cinéma, et qui prennent cette initiative, celle là précisément , au sérieux ? Parce que malgré, envers et contre tout, ce Ghost Rider est tant une caricature de film qu'il convient de le prendre à un degré moindre et de le resituer, non pas dans un contexte particulier, mais selon un objectif bien précis... la vente de pop-corn par exemple, ou la nécessité d'utiliser quelques restes de bobine. Pas mieux.

Il n'y a rien à sauver, nada, que nib, des tribulations de Johnny Blaze et de son avatar maléfique, du moins sur ce film. Scénario zéro, acteurs à la peine par l'absence d'écriture, super-vilains amputés de tout caractère, pas même foutu de susciter le moindre effroi à un spectateur en bas-âge, allons donc, combats à la con, morale à deux balles, musique de merde, humour de geek fatigué, décors en option et même effets spéciaux bradés sur pas mal de plans. A croire que c'est les soldes, que tout doit disparaître, à commencer par les spectateurs en salle. C'est d'ailleurs sûrement la meilleure option à envisager puisque passé la transformation infernale et les balades motorisées à fleur de building il vaut mieux s'en contenter et se dire qu'on en verra pas plus.

Un tel désastre aurait pu être motivé par des intentions farouches de se livrer dans du grand n'importe quoi, juste pour le fun, mais il aurait fallu pour le cas faire preuve de beaucoup plus de créativité. Or cette nouvelle perle signée Mark Steven Johnson manque cruellement d'autodérision et d'autant plus d'imagination, pour que l'on puisse l'aligner aux cotés d'un Darkman ou d'un Evil Dead 3 d'un seul et unique Sam Raimi. Dans la même veine, avec des moyens moindres et une ambition à la baisse je lui préfère ouvertement le Faust de Brian Yuzna, nanar jubilatoire aussi généreux que maladroitement mis en oeuvre. Johnson lui, s'avère à court d'idées du début à la fin, passant à coté de tout ce qui aurait pu donner du mordant à l'univers glauque du texan maudit, allant même jusqu'à aseptiser le mythe en évitant soigneusement tout ce qui saigne. Inutile donc d'espérer voir illustrer toute l'ambiguïté d'un représentant de l'enfer semant la rédemption parmi les âmes égarées, avec tout ce que ça sous-entend comme moyen à sa disposition. Par cette preuve irréfutable d'absence d'inspiration Mark Steven Johnson persiste sur sa lancée autodestructrice en alimentant sa propre légende de productions insipides, Daredevil à la réalisation et Elektra en tant que co-auteur, c'était lui... Que faire d'autres alors que de ranger Ghost Rider avec ses potes de misères que sont Catwoman, Spawn, et Punisher ?


Enzo

Le pour : Peut-être qu'ivre mort ou sous acides...
Le contre : 
euh... sérieusement ?

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 23:27
USA - 2006 (Superman Returns)
Affiche
Genre : Repassage de lycra
Réalisateur : Bryan Singer
Scénario : Bryan Singer,Michael Douherthy, Dan Harris
Directeur de la photo : Newton Thomas Sigel
Casting : Brandon Routh, Kate Bosworth, Kevin Spacey, James Marsden...
Musique : John Ottman, Jonh Williams


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Les coupes tout en nuances d'une première bande annonce présageait une atmosphère quasi-religieuse sur fond de retour du messie. Les cuivres façon John Williams semblaient s'éveiller en choeur et les images d'un jour nouveau baigné d'un rayon de soleil matinal se faisaient l'écho d'une trop longue léthargie sur le point de s'achever. L'espoir renaissait de fragments symboliques d'une icône jusqu'ici en berne, et l'onde de choc à venir semblait inéluctable... Le torse fier et l'imagination aux abois on avait hâte de s'en prendre plein la gueule, le palpitant flirtant d'entrée avec la zone rouge de l'extase cinématographique.

Puis Superman s'en revint, auréolé d'une gloire passée et galvanisé par son nouvel étendard de choix via Bryan Singer, l'inattendu talent à la baguette d'Usual Suspects et la référence super-héroïque à l'origine des deux premiers Xmen portés à l'écran... Ainsi la cause semblait acquise et la tâche entre de bonnes mains pourtant la recette n'aura pas les effets escomptés. Au bout des deux heures et demie de projection, le retour tant attendu a pris du plomb dans l'aile proposant au mieux au spectateurs curieux, un pop-movie bien foutu mais un peu long en fin de bobine, et au pire pour les fans difficiles un chapitre confus plutôt mou du supergenou.

Conscients du poids de leurs attentes et de son lots inévitables de frustrations, les plus retords auront tout de même de quoi pester contre la trame de fond de peu d'ampleur, et on aurait du mal à leur en porter préjudice tant il est vrai que le choix scénaristique se retrouve dépourvu d'intérêt, à défaut de génie. L'histoire manque de rythme, de profondeur, et brasse du vide pour ne pas aller bien loin. Le mal incarné projette de faire pousser un continent à des fins immobilières peu scrupuleuses et le bien désincarné contemple le bilan de ses absences. Bof, vraiment. Superman Returns s'encombre même de quelques détails pas super-adroits, à l'image, pour n'en citer qu'un, de la disparition du héros due à une transhumance sur sa planète d'origine dont il ne tirera absolument rien, sinon le constat qu'elle est belle et bien détruite (sic). Pour le reste les ingrédients semblent éculés sans volonté de les transcender, ainsi Clark éprouve toujours autant de mal à s'imposer face à son avatar en collant, Luthor demeure une caricature de super-vilain aussi démesurément peu inspiré que mal entouré (3 gorilles et une pouffe à caniche), et la kryptonite reste l'alternative incontournable face à la puissance de l'homme d'acier. Tout cela fleure bon le réchauffé d'autant plus que la ligne directrice du script plutôt maigre s'axe carrément sur la relation de père à fils évoqué dans le deuxième Superman version Donner's cut (certes peu connu du grand public). A ce titre ce cinquième opus des aventures du fils de Krypton s'apparente un peu à sa manière au troisième Alien du brillant Fincher : une parenthèse ni essentielle, presque dispensable, tout juste bon à prolonger la série en attendant mieux.

Néanmoins s'arrêter à cette réelle déficience d'écriture serait faire abstraction des autres composants du film qui, à défaut, peuvent palier l'absence d'inspiration globale, ou du moins justifier le déplacement en salle. A commencer par la plastique visuelle tout en finesse, fruit d'une réalisation minutieuse mise en lumière par une photo remarquable. Graphiquement en réussite Singer parvient à faire voler un homme comme nul autre cinéaste avant lui et les exploits démesurés de son superman sont d'une crédibilité bluffante. On a vite fait de s'enthousiasmer voire de trouver absolument normal que l'on puisse secourir un avion à bout de bras ou catapulter une île dans l'espace en moins de temps qu'il n'en faut. Mais la vraie surprise vient du jeu de Brandon Routh dans la peau d'un superclark de la même veine que celui dessiné par feu Christopher Reeve. Sans pour autant singer son modèle au point de s'effacer, Routh sait jouer de ce qui a fait le succès de l'incarnation de Reeve, alternant entre Clark mal à l'aise et superman plein d'aplomb grâce à une vraie présence ponctuée de mimiques subtiles. A un autre niveau Kate Bosworth s'affirme en une Loïs Lane réactualisée moins féministe, plus accessible mais au caractère bien trempé, Et Kevin Spacey campe un Lex Luthor avec ce talent qu'on lui connaît, dans la lignée du portrait roublard entamé par Gene Hackman.

Au passage cette version gagne en gravité ce qu'elle a perdu en masse musculaire et la naïveté de Superman face à la faiblesse des hommes se teinte d'un regard de compassion, aussi fragile que ceux dont il s'est octroyé la défense. Singer voile d'ailleurs certaines scènes d'une ambiance trouble, entre drame et nostalgie, jouant de ralentis contemplatifs et d'accompagnements musicaux en douce, aussi graves qu'intérieurs. Sous le signe du doute à bien des niveaux, Superman officie douloureusement en quête d'identité, à priori condamné à ne pas connaître la vie de famille que tout homme s'évertue en droit de réclamer. C'est certainement au détriment du reste que Singer a délibérément cherché à mettre en exergue la difficulté de vie des deux alter-égos Clark/Superman, toutefois l'intention demeure confuse. Là où M. Night Shyamalan parvenait dans Incassable à transcender l'isolement d'un être d'exception, Bryan Singer parvient à peine à suggérer le malaise identitaire du plus orphelin d'entre tous. Emotionnellement le message des grandes responsabilités dû aux grandes capacités passe mieux dans Spiderman 2, notamment grâce au caractère plus attachant d'un Peter Parker plus humain que ne le sera jamais Clark "Ka-El" Kent. Ce constat final plombe définitivement ce retour en demie-teinte et ne laisse pas le spectateur serein, aussi troublé que sur le carreau. Paradoxalement c'est ce trouble très délicat à exprimer qui augure de meilleurs auspices à venir, tout autant que son propos fût maladroitement exprimé. Comme si superman avait la gueule de bois, ou sortait d'une dépression issue d'un quotidien finalement lassant et répétitif à la longue... Demain sera autre, et le meilleur demeure à venir.


Enzo



Le pour :  L'hommage subtil et la plastique du résultat
Le contre :
Confus et sans réelle surprise.

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 22:27


Wedon
Woman est mort, vive Wonder Woman ! Parbleu on ne vous cache pas qu'à la rédac on a sortit l'champomy pour fêter l'info tombée début de mois : Josh Whedon longtemps aux rênes du projet de l'adaptation sur grand écran des aventures de la plus emblématiques des super-héroïnes a été gentiment évincé par la production (selon Josh ce départ serait de son initiatitve, ho, ho, ho, mais on y croit guère) . Yipeee yoooo, on va peut-être éviter une ressaucé de Buffy en brune, même si pour l'instant aucun nouveau nom de réal n'a été avancé pour le changement de capitainerie. Sait-on jamais et restons vigilant des fois qu'on nous replacerait du Brett Ratner (aaaaaaaaarg)...

On en est pas là. Et puis tout dépendra du script, l'objet de toutes les attentions de ce film dont l'ambition demeure le cul entre deux chaises. Entre le navet jubilatoire possible et ses ingrédients pure-entertainement (gros nougats, effets spéciaux et patriotisme exacerbé), et la possibilité d'atteindre une dimension cinématographique autrement plus aboutie, la production se tâte encore... Pesant le pour et le contre, palpant la matière à disposition (une icône kitchissime armée d'un lasso, de bracelets pare-balles et d'un avion invisible, euhhhh pas simple), lorgnant sur les résultats des piètres Daredevil, Hulk, Catwoman, Elektra, 4F (la liste est longue) et s'enthousiasmant des plus rentables Spiderman, Batman begins, Superman returns et autres Sin City, les parrains d'Hollywood ont de quoi se poser des questions sur les orientations à suivre. Un premier pas semble avoir été franchi en se passant des services de Josh Whedon plus enclin à pondre de la coquille vide pour adolescents de bonnes famille se la jouant rebelle, que des films dignes de ce nom. L'étape suivante et bonne marche à suivre viendra t'elle de ce nouveau scénario mystère que l'on évoque du bout des lèvres dans les hautes sphères du cinéma US, écrit par deux inconnus inspirés et mentionnant une trame d'histoire au coeur de la seconde guerre mondiale ? Va savoir Oscar, mais faut bien bien admettre que l'on est loin des considérations de casting à ras des pâquerettes qui animaient le projet jusqu'à présent... Extrait choisi : "Pour jouer Wonder Woman on prend Sarah Michèle Gellar (Buffy bouffone) ou Katharine McPhee (finaliste d’American Idol, la Nouvelle star version U.S ?"

Allez, venez faire la teuf avec nous !



Enzo

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 13:12


L'obstiné opposé aux vendeurs de temps aux cerveaux disponibles que je suis, se doit de rassurer tout cinéphile qui se respecte : Zodiac n'est pas la version hollywoodienne des aventures du maître du même nom diffusé depuis quelques étés sur TF1. Loin de là. Il s'agit ni plus ni moins de la nouvelle réalisation de l'admirable Fincher, David de son prénom, auteur entres autres (ai-je besoin de le rappeler ?) de l'inégalable Fight club… Tout de suite on se sent mieux.

N'en déplaise aux fans des beaux yeux de Claire Keim et aux amoureuses du jeu téléthéatral de Francis Huster il faudra faire avec l'énigmatique Mark Raffalo, le charismatique Robert Downey Jr, et le très en vogue Jake Gyllenhaal, plongés dans le San Francisco des années 60-70, sous le joug d'un tueur en série aux messages codés… C'est sûr que le pitch de départ ne s'avère pas particulièrement novateur tant le genre serial killer fut usé jusqu'à la corde depuis les succès respectifs du Silence des Agneaux et du Se7en du même Fincher, qui servirent de bases inspiratrices aux studios de productions, balançant en série des réalisation allant d'un degré moindre à de bien plus médiocres type Bone collector, Le masque de l'araignée, The Cell, Dragon rouge, Stigmata, Instinct, et autres Copycat… Néanmoins et sans chercher à déprécier le travail de Philip Noyce (Calme blanc, et Patriot games quand même), Lee Tamahori (L'âme des guerriers respect), Brett Ratner (euh siii déprécions, déprécions, Dragon rouge est son meilleur film…) on peut aisément dire que David Fincher ne joue pas dans la même division malgré la relative et moindre déception de Panic Room sa dernière oeuvre cinématographique… Il suffit pour s'en assurer de jeter un œil intéressé à la bande annonce suivante, soulignant entres autres le travail de mise en scène toujours léché du talentueux réal, fort d'un casting au poil, d'une déco impec et d'une photo parfaite. A noter au passage que toute similitude avec le French Connection de William Friedkin ne serait vraisemblablement pas fortuite…

On a hâte de voir ça en 16:9ème et dolby 5.1


Le site officiel
Bande annonce de ZODIAC


Enzo

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 08:03
USA - 2006 (Just my luck)
Affiche Lucky Girl
Genre : Barbie world
Réalisateur : Donald Petrie
Scénario : I. Marlene King, Amy Harris
Directeur de la photo : Dean Semler
Casting : Lindsay Lohan, Chris Pine, Samaire Armstrong, Bree Turner
Musique : Teddy Castellucci


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Tout sourit à Barbie-Pouffe au charmant popotin garni de nouilles : des copines fidèles à morts, admiratives et so cute, un poste de bloc-notes professionnel dans une pseudo-boîte d'événementiel, un moral d'acier forgé d'un optimisme sans faille, et d'adorables nougats parés à se lover contre le torse du moindre beau gosse croisé en ascenseur. Rien ne résiste à Ashley reine de la moule et par un incroyaaaaaaaable concours de circonstances (à prononcer à haute voix, paumes ouvertes au ciel) la voici catapultée organisatrice en chef d'une giga-teuf people de premier plan pour le compte de Mascarade Productions, une major musicale incontournable. Parallèlement, à quelques rues à peine, faisons connaissance de Jake-la-poisse qui se traîne plus de casseroles qu'il n'y en a dans une cuisine digne de ce nom. Presque geek, catalogué looser ultime (à présent faîtes un "L" avec vos doigts en équerre), il fait front depuis toujours aux nombreux obstacles que la déveine dresse sur son chemin de croix. Pourtant entre deux situations peaux de banane et autres quipropos pénibles, Jake fait preuve d'une ambition désespéré en s'improvisant agent artistique d'une bande de potes, génies méconnus du rock Punky-pop. A bout d'ouvertures mais jamais à court d'idées, pas-de-bol-man se donne une semaine, maquette CD en poche, pour convaincre le big boss de Mascarade Productions…

Est-ce qu’à cet instant précis du résumé tu kiffes l’issue à venir ? Ce serait pas chan-mé qu’Ashley et Jake se croisent lors de la boum jet set ? Et qu’est ce que ça donne deux opposés qui se percutent ? Mieux : imagine qu’au cours d’une pelle langoureuse à langues anonymes, les deux protagonistes s’échangent leur destin véhiculé par les miasmes de leur salive, afin qu’Ashley découvre dès lors ce en quoi consiste un quotidien ponctué de galères sans noms et que Jake s’offre enfin un break, gâté par la providence… Franchement si c’est pas d’la balle un scénar pareil !

Haaaaaa c’est sûr que ça fleure bon le rose bonbon mais qu’est-ce que tu allais t’imaginer ? Avec un pitch, une affiche, un casting et un réalisateur de cette envergure (auteur de Miss détective, respect !) ce serait insensé d’espérer autre chose qu’une guimauve acidulée et molle. Commence d’abord par te demander ce qui t’a amené là puis contente toi de gober ce chef d’œuvre en sucette d’abrutissement. Conçu pour les afficionados des soaps ado de KD2A, Lucky girl se déguste le cerveau déconnecté, le bec farci de fraises Tagada, une coupe de Champomy à portée de main , avec en option le best-of de Lorie en fond sonore supplémentaire. Une fois l’étape de mise à niveau (ras les pâquerettes) indispensable au visionnage, tu verras que tu acceptes volontiers le déroulement imbécile, délivré à 24 images/sec. On sourit même (si, si) à des blagues débiles, et on bloque sans peine sur les (mes)aventures de cette troupe aseptisée de jeunes, au demeurant sympathique.

De cette pâte gélatineuse jaillit sans crier gare, un enthousiasme consternant… Ouaaaiiis en fait on veut trop que ça le fasse cet album de Macfly et qu’ça s’rait top-délire que la copine d’Ashley ai aussi sa part de rêve en écrivant du single à succès. Sans oublier que ça assurerait grave qu’Ashley et Jake s’aiment d’un amour sincère, parce que déjà y’a pas que les grands qui rêvent et qu’ensuite qu’c’est grave stylé cette chance qui se donne à chaque baisers, un coup c’est toi, un coup c’est moi, mais ma véritable chance c’est de t’avoir toi… Ah ! je les entends d’ici les « qu’en dira-t’on » des aigris du bonheur, les mauvaises langues de la pensée unique, les torturés de l’intellect ! C’est trop facile de se moquer, mais l’air de riiien on reçoit un message hyyyyyper sain, fort d’amour et de partage… Vuais, vuais… Ptête même que derrière ses apparats naïfs se dissimule un constat social d’actualité : dans la vie y’a ceux qui ont de la chance et ceux qui n’en ont pas. Vlan. Alors ensemble communions, rassemblons nos différences (joignez vos mains d’un geste ferme mais doux) et communiquons nos moyens de survie, au sein d’un monde pas commode, c’est vrai, mais qui a tant à nous offrir.

Allez, on file au lit maintenant.


Enzo

Le pour : On l’a cherché, on l’a pas volé.
Le contre :
La bonne idée c’est quand même de l’éviter.

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29 septembre 2006 5 29 /09 /septembre /2006 13:58

A qui doit-on l'engouement actuel pour nous amis palmipèdes des régions froides du globe ? Outre le très en rythme Happy Feet dirigé par George Miller (à l'origine de Mad max et de son opposé Babe, rien que ça), voici que se profile outre-atlantique Surf's Up réalisé par le duo Ash Brannon (co-réal de Toy Story 2) & Chris Buck (Tarzan). Ce qui nous fait un petit total de 2 films entièrement réalisés en 3D sur l'univers des manchots, nouvelles mascottes écolo-funs du monde animal. La sympathique invasion ne date pourtant pas d'hier et fût amorcée par quelques excentriques de tout poil soucieux d'afficher leur différence, notamment par Linux acteur incontournable de solutions informatiques open-source qui a fait de l'étrange bestiole son emblème, et plus récemment Yetisports.org qui l'a érigé au rang de martyre ultime, tout juste bon à se prendre des baffes de yéti. Au cinéma les premières troupes armées furent aperçues dans le deuxième volet des aventures de Batman, puis plus tard en tant que commando de choc dans le très sympathique Madagascar, tandis que l'année passée ils vinrent nombreux pour fouler les tapis rouge d'Hollywood, en fête du succès de La marche de l'empereur du frenchy Luc Jacquet. Cette fois ils s'adonnent aux joies de la chanson et des claquettes (Happy Feet) et du surf sur du gros rouleau (Surf's up).

C'est sûr on est loin encore du triste constat de la fonte de leur environnement naturel mais on y vient petit à petit. A l'heure actuelle on sait que la prise de conscience se fait au prix d'une médiatisation de masse et l'air de rien le monde du cinéma s'avère de plus en plus apte à faire passer du message autre que "ferme la, assis toi, et gobe du pop corn". Maîtrisant l'art de la brèche depuis longtemps déjà, les américains, et plus précisément ceux de la partie cachée de l'iceberg, s'apprêtent à mettre en avant leur Mea Culpa écologique via le documentaire An inconvenient truth (une vérité qui dérange) d'Al Gore (le presque président du monde) où il est pleinement question du réchauffement de la planète et des responsabilités américaines à ce propos. Bien sûr il reste bien du chemin avant de parvenir à concrétiser nos belles intentions mais quitte à attendre autant le faire un esquimau au bec et les yeux rivés sur la toile tendue d'un écran de cinéma.

La bande annonce de HAPPY FEET
La bande annonce de SURF'S UP
La bande annonce de AN INCONVENIENT TRUTH

Enzo

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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 14:44



Après un (long?) silence estival, Cinématic reprends du service !

En guise de remise en bouche, un petit potin sur notre poire (pour une fois)...
Il semblerait que Marianne (le mag de Jean-François Kahn) ai ticqué sur Cinématic. En effet, dans l'édition 489 du 2 septembre, nous sommes dans la liste des blogs incontournables de l'article "blog culture"...

Fichtre, rien que ça...

Nous possédons donc désormais le superpouvoir bloggesque de l'incontournabilité, impossible de nous échapper.
Tremble mortel ! Tremble !

Yerom

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