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Vendredi 30 septembre 2005

US - 2004 (The Corpse Bride)


Genre : splendide
Réalisateur : Tim Burton
Scénario :
John August
Directeur de la photo : Pete Kozachik
Casting : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Emily watson, Christopher Lee...
Musique : Danny Elfman

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


Comme parfois la vie peut-être étrange et pleine de coïncidences... Seulement quatre jours après avoir molesté cinématiquement le Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton, je trouve en ouvrant un sachet de trompette de la mort un faire-part et une invitation m'annonçant Les Noces Funêbres de ce même Lord Burton. A n'en pas douter, le vil coquin voulait m'attirer dans un traquenard pour me remettre les idées en place, ou bien pire...

Quoiqu'il en soit mon âme d'intrépide aventurier n'a pas résisté à courir vers cette tour de verre où la cérémonie de projection aurait lieu. Guettant du coin de l'œil l'apparition d'un Tim armé d'une matraque ou d'un crucifix pour me punir, j'attendais sagement. Puis, les ténèbres se firent et le film commençait.

Les chiens gueulent, le film passe...

Mr. Burton vous avait-il réjouit avec son premier et génial long métrage d'animation en 1993, A Nightmare before Christmas, un halloween croisé avec Noël sur fond de music-hall ?
Alors, les secondes réjouissances arrivent.
Dans un ballet d'images, de musiques et de couleurs, Les Noces Funèbres sonne le glas des morales au cacao dans mon esprit.
Tim Burton revient donc au pas de charge avec ce qu'il sait faire de mieux : les rêveries ténébreuses. Tout s'en s'inspirant d'un conte russe du 19e siècle et mêlant décors et personnages dans une réalisation en stop-motion virtuose, ce film d'animation est un régal. Non content de nous éblouir les pupilles, l'histoire, qui oscille entre comédie romantique et tragédie gothique, garde une sobriété qui devient une force tant elle est servie par une narration millimétrée. Même si les ressemblances avec L'Etrange Noël de Mr Jack sont trop claires pour être inavouées, on ne peut reprocher qu'elles soient inefficaces et réchauffées tant la qualité et la finesse des plans a été travaillée pour servir le récit et y ajouter cet onirisme burtonien. J'entends par là de la personnalités dans les designs, des plans composés et détaillés,  un "acting" de personnage plus qu'efficace, du mouvement, de l'humour, de la poésie et une musique intrinsèquement liée à la beauté de ce conte.

Ces Noces Funêbres sont donc un moment délicieux d'1h15 (que je n'ai pas vu passer) qui ravira les fans des premières armes de Burton, (notamment ceux du court métrage de 6 min, Vincent, réalisé alors qu'il travaillait chez Disney). Sachez tout de même que les voix sont assurées par  Johnny Depp (abonné), Helena Bonham Carter(pistonnée), Emily Watson (juste) et la voix même des ténèbres,  Christopher Lee. Et, est-il utile de préciser que toutes les musiques (ainsi qu'une voix au passage) sont signées Danny Elfman ? Non, ça je pense qu'on pouvait le deviner...

Je n'en dirai pas plus sur l'histoire de ces noces funèbres car je vais respecter  la tradition : la mariée ne doit pas se dévoiler avant d'arriver à l'autel le 19 octobre. Je me garderai donc de vous en dire plus mais je ne saurai que vous conseiller d'y aller les yeux fermés. Enfin ouvrez-les, et en grand, une fois dans la salle. Ce serait dommage de rater cette mortelle cérémonie.

Yerom

Le pour :  Les images
Le contre :
L'impression de déja-vu.

Vendredi 23 septembre 2005

US - 2004 (Charlie and the Chocolate Factory)


Genre : Mon chéri
Réalisateur : Tim Burton
Scénario :
John August (d'après l'oeuvre de Roald Dahl)
Directeur de la photo : Philippe Rousselot
Casting : Johnny Depp, Freddie Nightmore, Annasophia Robb, Christopher Lee...
Musique : Danny Elfman

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


- "Sans blague, le dernier film de
Tim Burton est sorti ?"
- "Oui, tu as pas vu les affiches ? Faut sortir un peu de ta cabane dans les bois Huckleberry ! Ca s'appele Charlie et la chocolaterie"
- "aaaaaaah Ok ! C'est ça ? Oh oh oh... Les affiches étaient tellement infâmes que je ne pensais pas qu'on pouvait annoncer la dernière rêverie de
Tim Burton comme ça. Non c'est pas possible, tu me taquines là"
- "Pas du tout. Et puis arrête d'être comme ça, on juge pas un film sur le graphisme de son affiche. Relâches tes sphincters un peu, puis t'es chiant t'aime jamais rien."
- "Comment ça ? J'aime jamais rien. C'est faux en plus. Il existe des films que j'aime."
- "Ah ouais ? Et lesquels ? Fais-moi marrer tiens !"
- "T'es vraiment lourd quant tu t'y mets."
- "Ok ben va voir le
Tim Burton et on reparlera."

Ok parlons-en tiens...
Tim Burton (est-il utile de le présenter ?) est allé faire un stage chez milka en lisant le conte de Roald Dahl et il en a fait un film, revenant à ce qui lui tenait à coeur, la rêverie et les contes. Charlie et la Chocolaterie étant un pylône en matière du genre au format livre, il semblait profilé pour celui à l'écran, celui d'un conte qui susurrera une histoire merveilleuse aux oreilles et yeux de tous et plus particulièrement aux enfants. Alors aurais-je perdu mon âme de bambin pour ne plus apprécier le conte de ce cher Tim ? Je ne sais que dire...
En fait, je vais vous avouer une chose, j'ai toujours détesté les chocolats à la liqueur quand j'étais petit, particulièrement les "Mon Chéri". Oui, je détestais cette sensation de me faire duper en croquant le chocolat et sentir cet écoeurant liquide couler sur ma langue, ça m'apprendra à aller chiper des chocolat dans la boite. L'écorce recelait donc un arrière-goût nauséabond m'apprenant à me méfier, tous les chocolats ne sont pas un délice...
Charlie et la Chocolaterie aurait pu être un bon moment si je n'avais pas eu la mauvaise surprise de la liqueur.
Burton, égal à lui-même, nous sert une réalisation propre, soignée, pleine de couleurs et en musique (
Danny Elfman fidèle au poste).  Son imaginaire graphique et de mise en scène met l'univers assez en valeurs et on a vite fait de ce laisser charmer par tout ce petit monde. Mais arrive le mauvais goùt dans la bouche...
Ce fameux mauvais goût a pris la forme d'une morale plutôt douteuse dans cette histoire. Volontaire ou non, l'idée véhiculée en arrière-plan est effrayante surtout quand on se dit qu'il s'agit d'un conte. Il est alors résolument ancré dans son époque, capitaliste au possible et basé sur le dépouillement de toute personnalité. Passé outre les guirlandes et le chocolat, je te pose alors, fidèle lecteur ces quelques questions :
- Que penser de cette vision d'usine grise et gigantesque dont les cheminées surplombent d'un air menaçant la petite ville du haut de sa colline ?
- Que penser du crédit apporté à ce chef d'usine nommé Willy Wonka, incarné par
Johnny Depp, qui licencie sur un caprice tous les employés mettant la petite ville dans la pauvreté ?
- Que penser ensuite de ce même Willy Wonka qui va chercher des indigènes rigolos dans la jungle pour les transformer en travailleur clandestins dans son usine (mais bon ils sont rigolo, ils chantent en travaillant) ?
- Que penser de cet oncle qui vient tout penaud se mettre quasi à genoux devant ce chef d'entreprise qui a ruiné sa famille quelques années plus tôt pour pouvoir visiter les locaux de l'endroit où il travaillait la larme à l'oeil?
- Que penser de ces sentences infligées au enfants qui souffrent de la mauvaise éducation de leur parents et que l'on montre du doigt comme étant la honte du genre humain ? (la sortie de l'usine est une honteuse lapidation morale)
- Que penser du châtiment physique infligé à l'enfant le plus intelligent du groupe (il a tout de même réussi à pirater le système informatique de Willy Wonka pour avoir un ticket) ?
- Que penser de ce Charlie qui ne pense jamais, qui ne dit jamais rien, qui reste en place, qui ne fait rien et qui se voit félicité de n'être rien d'autre que quelqu'un d'inactif ?
Alors, que penser de tout ça ?

Après avoir vu Charlie et la Chocolaterie, j'ai été déçu et choqué par les idées étranges qu'on dissimule derrière les rêveries et une cascade de chocolat.
Tim Burton a pourtant réalisé son histoire avec grand brio et maîtrise, des décors somptueux, des couleurs dans tous les sens, des acteurs au bon endroit mais le coeur de l'histoire ne m'en reste pas moins douteux et amer pour autant. On pourrait alors penser à une surenchère visuelle pour combler un manque de réflexion sur le fond. Et ce ne sont pas les facéties des Oompas-loompas qui après m'avoir distraites me feront avaler cette liqueur intérieure.
Désolé Tim, mais ce film se liera à la La Planète des Singes pour former le duo de tes films que j'ai vraiment mal digéré.
Heureusement que tu nous as aussi servi des merveilles tout de même.

Maintenant j'espère que son prochain long métrage d'animation The Corpse Bride qui sort sur les écrans pour la fin de l'année sera plutôt du genre kinder surprise, ça fera office de bon bain de bouche.


Yerom

Le pour :  Le chocolat
Le contre :
La liqueur

Mardi 30 août 2005

USA - 2005 (Stealth)


Genre : y steak haché
Réalisateur : Rob Cohen
Scénario : W.D. Richter
Directeur de la photo : Bill Pope
Casting : Josh Lucas, Jessica Biel, Jamie Foxx, Sam Shepard
Musique :

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Quand l'intelligence artificielle vole au secours des marines. Pourtant, le mariage de l'intelligence et de l'armée s'apparente plus à celui de la carpe et du lapin qu'à une éventualité. Cela dit, en l'occurrence l'intelligence n'est qu'artificielle. Pas de quoi s'alarmer donc. Même pas de quoi s'offrir une vraie intelligence ou une intelligence ne serait-ce que normale avec des budgets pourtant colossaux. Non.
Elle sera artificielle l'intelligence. Faudra faire avec et se la partager car il n'y en aura pas pour tout le monde.


Déjà, pour ce qui est du sens commun, autre forme d'intelligence, c'est réglé. Le scénariste en est totalement dépourvu. Concédons lui l'art consommé et hautement maîtrisé d'enfiler les clichés comme autant de perles. Dire que ce type, W.D. Richter, a signé entre autre chose le scénario des Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin et réalisé Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension. Je suis malade de voir à quoi il est désormais réduit pour manger.
Et hasard des calendriers de distribution ou manque de bol total, mais sortir Furtif quelques mois après Team America, Police Of The Wolrd relève
du naufrage annoncé. L'intrigue de Furtif étant la même que celle des facétieux créateurs de South Park. Le douzième degré en moins :
Une équipe très soudée et velléitaire n'a de cesse que de faire manger leurs bulletins de naissances à tout ce que la planète compte de barbus
ou autres nord-coréens. Leur chef, pauvre Sam Shepard, est de la vieille école mais toujours à la pointe de la veille technologique lorsqu'il s'agit de dégoter l'arme ultime anti-terroristes. Ici, ce ne sera pas un comédien de Broadway au sommet de son art mais un PC sous Linux dernière génération de noyau cadencé à plusieurs téta-octets. Le tout savamment agencé dans un avion furtif tuné au néon bleu du meilleur goût.
Evidemment, les théoriciens du bug de l'an 2000 n'avaient pas envisagés leurs savants calculs sur le bon mode. S'ils s'étaient basés, en toute logique binaire, sur le calendrier péruvien, ils auraient eut tôt fait de découvrir que l'Armageddon numérique était prévu pour 2043, période qui nous occupe.
Et donc, Edi, c'est le joyeux sobriquet de notre furtif avion de chasse, pète un fusible. Il s'éveille à une forme de conscience que ses tuteurs
militaires nomment "intelligence". Alors qu'à la vérité, il va les foutre méchamment dedans par ses accès d'indépendance.
Pour faire court, il va atomiser le tout venant à sa guise.


On part donc sur des bases assez sévères avec cet ambitieux mélange de Top Gun, Firefox et 2001 l'Odyssée de l'Espace pour l'ordi psychotique.
Ajoutez à cela,
ATTENTION SPOILER, surligner si vous voulez lire
l'histoire d'amour qui ne dit pas son nom entre Josh Lucas et Jessica Biel, le décès prématuré du black de service, pauvre Jamie Foxx,
le sauvetage du boulet du groupe, évidemment la fille, en territoire communiste, le revirement d'attitude de l'avion renégat, lui aussi atteint de patriotismite aigu, et le boss qui, acculé, se tire une balle pour être bien en phase avec sa déontologie martiale, décidément pauvre Sam Shepard,
FIN DU SPOILER

et Rob Cohen (xXx, Fast & furious) qui finit de vous achever à la réalisation... ça commence à faire du bien trop gros spectacle pour le peu de neurones du spectateur lambda. Soit le springbreaker plein de bière (pléonasme) ou le troufion d'active démoralisé en Irak (pas mieux). Car Furtif est définitivement un film républicain, pour républicain. On nage (on vole devrais-je dire) en pleine propagande martiale outrancière et relativement assumée. Même si Rob Cohen prétend plutôt jouer la mise en garde contre les dangers de la technologie en interview. Vaste blague.
On est donc dans la réalisation poids lourd avec force filtres et grands angles. Pour donner du dynamisme tu comprends. Côté FX, t'as vu, j'me fais pus iech sur le style il est trop cheum ce film mé c d'la balle, pardon, côté effets spéciaux donc, il y a du travail. C'est indéniable. De la Post-production. La bande originale en revanche...
Pfffffff...
Je vais arrêter ce genre de film un petit moment. Faut que je fasse une pause dans ma relation avec les raves. Sur le coup, j'étais emballé, pris dans l'euphorie des ballets aériens que j'étais, à la limite du manque d'oxygène et débordant de cynisme à l'idée de coucher ce sommet de nullité sur page html mais là, quelques jours après, à froid et bien redescendu, c'est assez pénible en fait.
Et puis ces avions furtifs qui n'ont de furtif que le nom et que l'on ne cesse de voir... tout le temps... en piqué... en looping...
Vivement que les démocrates regagnent la Maison Blanche histoire que le film d'action hollywoodien se rassérène un peu. Ou au moins que le rythme de ce genre de produit se fasse plus irrégulier.

Je suis usé.

Furtif ou encore un gros film YEAAAAHHHHHH!! de l'été qui s'achève et qui nous met sur les rotules.
- l'été ou le film?
Les deux mon n'veux.

Vivement la rentrée qu'on aille bosser tiens.


Aswip'

Le pour : typiquement le genre de film que j'adore détester
Le contre :
on voit même pas les miches de Jessica Biel. Pas YEAAAAHHHHHH!!

 
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