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Jeudi 5 janvier 2006

C'est d'actualité, on en parlait justement de vifs mots sur nos derniers commentaires : qu'est-ce qu'un bon remake, et surtout à quoi ça sert ? La réponse la plus courante est souvent la plus basique et s'argumente forcément autour d'intérêts purement financiers. La plupart des projets de refonte cinématographique sont régulièrement issus d'idée de producteurs, qui fonctionnent à 90 % (pour les plus généreux) au retour sur investissement. Techniquement parlant un remake parait plus simple à mettre en place : le film existant servant de modèle, on sait forcément ce qui a fonctionné, ce qui a déplu, ce qu'il y a en trop et ce qu'il manque. La tendance actuelle grisée par les progrès considérables des effets spéciaux veut que les modèles d'origine soient remis à l'écran essentiellement pour des raisons d'imageries plus spectaculaires, mais gare au retour de bâton : un public qui connaît la première version d'un film n'est pas un public acquis, et place souvent son attrait au delà de l'image. Gare donc à ne pas négliger l'essentiel, à ne jamais saboter une histoire et un jeu d'acteur par une profusion de moyens plus tape à l'oeil qu'efficace.

Que va donc amener de neuf le Poseidon de Wolfgang Petersen, remake de L'aventures du Poseidon de Ronald Neame ? A priori pas grand chose... Une plus jolie vague en 3D en lieu et place de celle tournée en miniature en 1972 ? Sûrement. Des décors à l'envers plus aboutit ? Peut-être. Une intrigue plus tendue et mieux menée ? Pas sûr. Les rescapés de la version Neame étaient dirigés par Gene Hackman, pour la cuvée 2006 il faudra se contenter d'un Kurt Russel en sous-régime depuis ses glorieuses années 80. Ca ne veut rien dire évidemment, on a bien vu Travolta faire un come back impressionnant. Mais Petersen n'est pas Tarantino oula non, ni même Cameron dont le Titanic risque de peser lourd lors de l'inévitable comparaison... Le challenger Petersen semble plus d'alleurs avoir été choisi pour sa mise en image d'En pleine tempête et son succès "bankable" de Troie, que pour ses talents de narrateur (j'entend Aswip qui se gausse). A lui pourtant de se sortir de ce traquenard manigancé par des mains pécuniaires et à l'exercice d'essayer d'égaler... Peter Jackson ? Gnieeek, gnieeek. Ca va être dur.


La bande annonce

Enzo

Mardi 3 janvier 2006

Faut croire que Nicolas Cage l'a eu mauvaise de s'être retrouvé évincé du projet Superman cuvée 2000, pour se lancer tête baissée dans l'adaptation grand écran du Ghost Rider de chez Marvel. A moins que ses proches narquois ai volontairement oublié de l'informer qu'au commande de cette énième mise en forme cinématographique d'un comic célèbre se trouve un certain Mark Steven Johnson, à l'origine entre autres de l'inégalable Daredevil... Sic !

Même s'il ne faut jamais filer le collant du super-héros avant de l'avoir essayer, le choix du réal suffit à faire grimacer d'effroi les plus fans des aventures tout feu tout flammes de l'avatar démoniaque de Johnny Blaze. On se met même à espérer, quitte à se bouffer du navet, qu'on va en avoir pour notre grade avec, s'il vous plait des effets spéciaux craignos, du cuir clouté à l'extrême, ho oui, ho oui, des Harleys déchainées, roooar, et du tuning inspiré.

Mais mieux vaut
, ni se voiler la farce (parce qu'on risque fort de ne pas rigoler sur ce coup là), ni se leurrer : on se dirige tout droit vers du mauvais trip. Si, si, puisqu'on vous le dit. Sortie prévue en 2007.

Le site officiel

Enzo

Lundi 12 décembre 2005

C’est pas que ça ne nous fasse pas plaisir de retrouver notre Uma Thurman en forme et en formes, c’est juste qu’on a des doutes sur ses raisons d’aller se mouler dans un justaucorps super lycra très tendance de nos jours. L’actu de l’ex Killeuse de Bill a pour nom Super ex-girlfriend, une comédie d’Ivan Reitman qui sent bon l’humour universitaire, jugez plutôt : Super Uma ponctue son quotidien d’actes héroïque en tout genre jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse de Matt (interprété par Luke Wilson) un jeune homme des plus ordinaire. Celui ci ayant la fâcheuse idée d’interrompre cette belle idylle, subira pour conséquences son lot de super vengeances comme seules les copines de Wonder Woman savent le faire.

(rires)

C’est aussi mince que le peu d’images que l’on trouve à propos de ce film, dont ce beau cliché, ici en tête d’article, portrait en pied de la belle en short-talons-ceinture-uniforme de la marine russe. On vous en parle donc, juste histoire de vous tenir au courant.

Ivan Reitman a fait du chemin depuis son S.O.S fantômes, pop-movie culte des années 80, nous proposant son lot de comédies légères aux synopsis gentiment décalés telles que Jumeaux avec Arnold et Danny, La fête des pères remake made in U.S des Compères de Francis Veber, Six jours 7 nuits, et Evolution. Bref, pas de quoi rassurer les cinéphiles sur les éventuelles qualités de sa dernière réalisation, mais est-ce une raison pour fusiller d’emblée cette noble idée de nous resservir de l’Uma bellisima sur les toiles tendues de nos cinémas ? Ptet ben qu'oui.

J’en entends qui râlent derrière moi.

Sortie prévue en salle en août 2006.

Enzo

 
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