Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter
 

Mardi 6 juin 2006

USA - 2006 (X-Men : The Last Stand)


Genre : Javel 3
Réalisateur : Brett Ratner
Scénario :
Zak Penn, Simon Kinberg
Directeur de la photo :
Dante Spinotti, Philippe Rousselot
Casting : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen, Halle Berry
Musique : John Powell

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Une fois n'est pas coutume, l'intégriste patenté de la version originale, le psycho-rigide du film ouzbek sans sous-titres, le consommateur compulsif de langues vivantes mais pas en français dans le texte que je suis, se doit de se rendre à l'évidence... X-Men 3 en américain est une sombre merde.
Faute en partie à des dialogues plus qu'à chier, que la langue synthétique d'outre-atlantique n'enrichie guère, mais surtout à la voix atrocement mielleuse d'une Halle Berry au top du brushing. Et s'il n'y avait que ces éléments, qu'on pourrait qualifier d'anecdotiques, pour étayer mon désarrois, j'accepterais avec une bienveillance amusée les critiques de "pinailleur de cheveux en quatre" ou autre "branleur de tapette à mouches" que je vois d'ici poindre.
Malheureusement, cette triquelle (néologisme pour nommer le 3e volet d'une série de films) ne souffre pas que d'un manque scénaristique évident.
ce qui serait déjà une affaire en soit. C'est juste une négation, que dis-je, un saccage en règle des opus précédents.

Brian Singer (X-men, X-men 2) fait donc place à un tâcheron du nom de Brett Ratner pour réaliser ce qui devrait clore la saga des super mecs et moeufs génétiquement modifié(es). Et mal lui en a pris.
Car non content d'être un brêle affirmée (Rush Hour 1 & 2, Dragon Rouge j'en passe et des mignons) Ratner a su s'entourer d'une équipe de choc à la production. Pensez-donc :
Simon Kinberg, responsable de Mr. & Mrs. Smith et XXX au carré
et Zak Penn a qui l'on doit notamment Suspect Zero (qui porte avec aplomb son qualificatif de nullité absolue) et... Elektra, tiens donc...
Une bien belle brochette de bras cassés s'il en est. Comment s'étonner alors que la photo soit digne d'un téléfilm, les idées et la réalisation également.
Exit les parti-pris qui ont fait le succès de la licence. Pour bien se démarquer et faire table rase de ce pesant héritage, on va pourrir le tout avec une révision à la baisse du rôle de Wolverine au profit d'aucun autres.
Pour brasser le maximum de personnages en un minimum de temps. Et pour brasser, ça brasse-coulée.
En eaux profondis.
Phénix aurait d'ailleurs pu renaître des abîmes pour faire autre chose que la potiche, Cyclop aurait enfin pu devenir barbu et intense, le prof Xavier subir un lifting abrasif s'il avait été ignifugé, Rogue être aux prise avec ses hormones, Collossus profiter du capitalisme effréné de sa terre d'adoption. Mais s'eut été dans un monde meilleur. Peuplé de réalisateurs talentueux, de producteurs avisés, et d'équipes technique et scénaristiques compétentes. Un monde meilleur. Le meilleur des mondes peut-être.
Dans le monde de Brett Ratner il n'y a de place que pour la médiocrité savamment organisée.

Il lui aura fallu guère moins de 1h45 pour abstraire toute empathie que l'on pouvait avoir avec les mutants X, jusqu'à nous désintéresser totalement de leur devenir, tant il a rendu les personnages vides de la moindre parcelle d'humanité.
- "Pour des mutants c'est pas un peu logique de n'être pas humains?"
Que nenni.
N'oublie pas que ces soit-disant mutants ne sont que des avatars humains rattrapés par la malchance. Ou par leur destin selon.
Ce qui créait l'intérêt dans X-Men & X-Men 2 était précisément la part d'humanité vivace de ces personnages. En particulier des personnages les plus sombres tels Magneto ou Wolverine. Nighcrawler dans une moindre mesure. Dans X-Men l'Affrontement Final, ils ne sont mû que par l'action, même pas la réaction. Ce qui fait de ce film un grossier pléonasme.
Storm tornade, Collossus collosusse, Magneto magnetote, etc...
Les portraits sont brossés à la truelle sous prétexte que l'on connaît déjà les caractères. Ne faisant pas avancer le débat bien au contraire. Le faisant régresser.
Or régresser pour des êtres sensés représenter le prochain stade de l'évolution ça donne que la moitié d'entre eux crèvent dans l'indifférence générale et qu'on se tape magistralement de ne pas avoir avancé d'un iota
tant on est ravi que le calvaire de ce triste spectacle prenne un tour définitif. Malheureusement si le box-office me donne tord, alors la toute fin du générique de cette pitoyable mise à mort pourrait donner lieu au retour en force des hommes en cuir moule-moule à ceintures siglées d'une croix. Qui sait, sous la réalisation d'un Uwe Boll peut-être. Mais ne nous prêtons pas trop à rêver.

L'histoire de X-Men l'Affrontement Final étant aussi mince que son synopsis, je ne prendrais pas ici le soin de m'étendre sur ce ténu filet d'ombre de papier cul. Voir la Brotherhood réduite à une bande de technivaliers post-hype-alter-mondialistes aux rabais aura fini d'achever toutes mes velléités. Juggernaut en faire-valoir de punch-lines aussi minces que son cerveau reptilien ne m'aura que brièvement amusé. Une belle scène avec Phénix est à mettre au crédit de ce patchouli indigeste mais ce sera bien tout. Le reste est souffrances inutiles et perte de temps manifeste.
Et Peter Jackson n'est pas près d'être détrôné en terme de trilogie.
X-Men 3, où l'Art consumé de dépenser des millions de dollars pour faire du cinéma grand angle qui passerait si bien en 4/3. Un dimanche soir en deuxième partie de soirée sur TF1.
Et en français.
Tout le monde y aura finalement perdu avec ce projet. A part peut-être le spectateur qui a échappé à une vision de Superman par Brett Ratner, originellement pressenti pour réaliser le remake de l'homme d'acier.
Projet finalement échu à un certain Brian Singer.


Aswip'

Le pour : que dire...
Le contre :
que dire...

Lundi 22 mai 2006

Le 11 septembre 2001, les yeux rivés sur nos écrans cathodiques, nous avalions jusqu'à l'asphyxie les images apocalyptique de l'attaque terroriste la plus symbolique et la plus médiatique de l'histoire humaine. Avides de scénarios catastrophes et d'images chocs, nos journalistes télévisuels se complaisaient à comparer l'actualité dramatique à de grosses productions hollywoodiennes et martelaient leurs présentations par de maladroites et pathétiques tournures rédactionnelles du type "Hélas ce que vous allez voir n'est pas de la fiction"... L'idée idiote, voire de base, de cette mise en rapport entre le genre catastrophique des blockbusters américains et une réalité sordide, avait néanmoins le mérite de soulever une question pour le moins inattendue : "Est-ce que Hollywood aurait l'audace d'en faire un film ?"... Très vite outre-atlantique les comics s'emparèrent du douloureux sujet lors de discutables adaptions dessinées avec Captain America en figure de proue, alimentant de fait nos lourds à priori vis à vis des States, et achevant de nous convaincre que l'on aurait droit un jour ou l'autre à une version cinématographique des deux tours s'affaissant, dans un esprit de refonte revanchard à la Pearl Harbor de Michael Bay.

Comme pour encourager le cinéma d'Hollywood à ne pas basculer du coté obscur de l'amalgame entre fiction et réalité, les instances cinématographiques du monde entier récompensèrent à outrance le Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, de 23 prix dont la palme d'or 2004 du festival de Cannes. La manoeuvre dénuée de critère artistique (à ce jour c'est tout de même le documentaire le moins réussi de Moore) permit d'affirmer l'opinion d'une certaine élite intellectuelle opposée à la politique de Bush, grossièrement basée sur une vilaine interprétation des événements du 11 septembre.

Malgré tout la tentation de retranscrire sur grand écran la catastrophe humaine semblait plus forte que tout... Après la sortie US de United 93 de Paul Greengrass retraçant le (prétendu) sacrifice de l'équipage du vol 93 supposé destiné à s'écraser sur la maison blanche, voici que se profile l'attendu World Trade Center d'Oliver Stone... Il y a quelques mois, à l'annonce de l'intérêt du maître réalisateur sur l'événement tragique, bon nombre d'observateurs se hérissèrent le poil tant la réputation politico-cinématographique de l'auteur n'est plus à prouver. Pourtant au vu de la bande annonce, tout porte à croire qu'Oliver Stone a mis de coté son opinion personnelle et ses habitudes à ruer dans les brancards, puisque se limitant à décrire l'histoire vraie d'un duo de policiers coincé sous les décombres de Ground Zero.

Doit-on regretter le manque d'ambition de ce docu-fiction ? Peut-être. A l'heure actuelle seul Stone semblait apte à mettre en exergue, avec le talent dont il a le secret, les ficelles alambiquées d'un tel événement, avec ses tenants et ses aboutissants. Peut-on blâmer pour autant l'auteur de ne pas s'être sacrifié sur le sacro-saint autel de la vérité ? Certainement pas. Malgré tout le dédain que nous avons tendance à afficher face à la guerre de Bush, conséquence directe et saugrenue du 11 septembre, il est peut-être utile de comprendre à quel point les plus humbles citoyens des Etats-Unis d'Amérique ont encaissé ce jour là. Le simple fait que l'un des réalisateurs les plus emblématiques de cette nation se soit contenté de cette vision presque intime suffit certainement à illustrer une douleur au-dessus de tout. Une sorte de deuil en grandes pompes sur écran large, pour inciter au recueillement officiel, loin de toute idée politique.

La seule ombre au tableau concerne justement la récupération de l'oeuvre au profit de Bush Junior et de ses manoeuvres militaires... On imagine d'ici le bougre sortant d'une salle de cinéma, du pop-corn plein les dents et une astucieuse perle lacrymale pendue à son regard hébété, proclamant derrière une tribune improvisée un certain "devoir de mémoire", et justifiant ses actions ...patriotiques. Hélas.

La bande annonce de World Trade Center

Enzo

Samedi 13 mai 2006

480 avant J.C. L'armée persanne si puissante que la terre tremble sous ses pas, est à deux doigts d'écraser la Grèce île de raison et de liberté dans une mer d'obscurantisme et de tyrannie. Entre la Grèce et cette vague destructrice subsiste un détachement d'à peine 300 guerriers... mais ces guerriers sont bien plus que de simples hommes... Ce sont des Spartiates... A leur tête, le roi Léonidas s'apprête à donner aux peuples du monde, une leçon de bravoure à écrire à l'encre rouge dans les manuels d'histoire...

Les maîtres du comic US sont à l'honneur ces dernières années à Hollywood et Zack Snyder à l'origine du remake de l'Armée des morts de Romero, semble bien décidé à se spécialiser dans la reconversion BD-Ciné. Avant de s'attaquer à Watchmen poids lourd d'Alan Moore (L'auteur de V pour Vendetta, et de La Ligue des gentlemen extraordinaires), Zack va tenter de relever le pari de la mise en bobine du 300 de Frank Miller (l'auteur entres autres de Sin City). Autant dire que le bougre a du pain sur la planche tant l'adaptation s'annonce difficile vu les critères actuels d'Hollywood. D'un graphisme et d'un board brut de décoffrage assez caractéristique de son auteur, 300 la BD mise plus sur le rythme d'une marche lente et inexorable vers la mort, que sur les effets épiques de combats de milliers d'hommes filmés du haut d'un hélicoptère... Comment Snyder va t'il gérer la relative sobriété de son histoire à milles lieux des intrigues tordues de Troie ? Suffira t'il de réunir une brochette d'acteurs de second voire de troisième plan en tête d'affiche pour réitérer l'exploit de casting de la trilogie de Peter Jackson et de son seigneur des Anneaux (souvenez vous qu'avant personne ne connaissait Viggo Mortensen ni Orlando Bloom) ?

Voici un premier lien pour vous faire une idée. Il s'agit de coulisses de tournage sur fond bleu. Rien de bien fabuleux pour l'instant pour les adeptes d'image fortes (à ceux-ci je conseille d'attendre patiemment la première bande annonce) mais ces quelques images suffisent à rassurer un tant soi peu les fans de comics quant à la fidélité de l'adaptation.

Le site web officiel...
Les coulisses filmées de 3OO

Enzo

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus