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Lundi 22 août 2005

USA - 2004 (Mr. and Mrs. Smith)


Genre : toy story
Réalisateur : Doug Liman
Scénario : Simon Kinberg
Directeur de la photo : Bojan Bazelli
Casting : Brad Pitt, Angelina Jolie, Vince Vaughn, Adam Brody
Musique : John Powell, Julianne Jordan

Scénario
*****
Mise en scène

*****

Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


Dans le civil, Lara Croft se fait appeler Jane. Jane Smith. Mais on a tous reconnu qu'il s'agissait de Lara Croft. A cause... de... vous savez... sa grosse... natte. Et Action Man le plus grand de tous les héros, comme il ne veut pas être en reste côté pseudonyme, il a choisi de se faire appeler John. John Smith. Car en fait, il est marié avec Lara Croft dans la vraie vie. Malheureusement pour le parfait équilibre de cette union si parfaite, leurs employeurs respectifs ont décidés de manière simultanée et respective d'éliminer tout concurrence. De manière respective.
Lara Croft et Action Man le plus grand de tous les héros vont donc se retrouver en première ligne et face à face. Elle pour exploser Hasbro et lui pour atomiser Eidos Interactive. Soit pour réduire à néant le gagne pain l'un de l'autre et vice et versa. Et pour ceux qui ont déjà quelques difficultés à suivre, cela risque de ne pas s'arranger puisque le meilleur est à venir.
Et le voici.
Ils ne savent rien, ni l'un, ni l'autre, de la réelle identité de l'un et de l'autre. Autrement dit, cette truffe de Lara Croft est à des lieues d'imaginer qu'elle partage le même toit que Action Man le plus grand de tous les héros et ce dernier, ce ballot, n'a même pas reconnut que sous les traits de Madame Smith se cache en fait Lara Croft. Vraiment, c'est à désespérer de nos héros. Pourtant lui, avec sa coupe militaire, ses tablettes de Galak en guise d'abdos et ce bras gauche en plastique tout raide, contrairement à l'agent
Big Jim, qui lui bénéficiait d'une articulation cubitale très au point. Et elle, quand même... avec ses... sa... grosse natte toute tendue.


Mais passons sur les grosses ficèles d'un scénario pas finaud mettant aux prise la pègre des multinationales du jouet. Concentrons nous plutôt sur cette fumeuse intrigue qu'on a eut tant de mal à mettre à jour de manière compréhensible et qui repose sur une mystification grossière. C'est aussi ça Hollywood. Plus c'est énorme...
Les jeux sont fait et rien ne va plus dans le couple. Après avoir découvert l'identité secrète (tu parles...) l'un de l'autre, c'est la grosse descente pour les époux Smith. "Mais comment, tu m'avais pas dis que ton père c'est Jon Voigt" ou "Tu peux parler, t'as bien du t'amuser avec Thelma et Louise...". Et ce n'est que reproches à n'en plus finir.
Allant jusqu'à comparer la taille de leurs queues pour savoir qui portera la culotte. c'est que la nature à pourvue Lara Croft d'une grosse paires de coroñes en plus d'une grosse... d'une unique grosse natte. Et quand Action Man le plus grand de tous les héros apprend qu'elle chasse le T-Rex au fusil à pompe et que Hollywood lui fait des ponts d'or pour adapter ses aventures sur grand écran, son sang ne fait qu'un tour le mettant dans une rage folle. On a beau être de nature démocrate libérale et plutôt progressiste en terme de droits de la femme, quand c'est ta propre meuf qui beurre les épinards alors que tu jouis du titre envié de plus grand de tous les héros, c'est les boules. Donc une grosse scène de ménage s'ensuit. A base de croc en jambes et coups de coudes dans la bouche.


John Smith est le nominateur commun le plus répandu de tous les pseudos espions en mission qui s'enregistrent dans un motel avec vue sur leur cible.
Ou qui réservent une table incognito pour parachever une filature en milieu hôtelier. Il y a des patronymes comme ça. John Doe étant celui du psychopathe lambda par exemple. Tout cela est archi connu dans le milieu sous-marin. Comment alors Mr & Mrs Smith ont-ils donc pu partager cinq (ou six) années de vie commune sans avoir jamais rien soupçonné des activités de taupes l'un de l'autre. Sont-ils à ce point doués pour la duplicité? Ou tellement mauvais qu'ils méritaient de former un couple de tueurs au rabais?
Une chose est sûre, dans les grosse productions ludiques de l'été, on en est pas à quelques à peu près près. Le scénariste de Mr & Mrs Smith n'a sûrement pas souffert de vilaines migraines tant le scénarii dont il a accouché est mince et ficelé à la va vite. Il repose entièrement sur la qualité de jeu des interprètes. Angelina Jolie et Brad Pitt font leur possible, voire plus car affinités, pour incarner le sémillant couple Smith mais leur plastique respective ne fait même pas illusion. En tous cas, pour le spectateur. Voir la pathétique scène de danse que même un Arnold Schwarzenegger exécuterait avec autrement plus d'éclat.
Et pourtant, le thème est éculé et les exemples de réussites sont légions :
Michael Douglas et Kathleen Turner dans La Guerre Des Roses, Uma Thurman et David Caradine dans Kill Bill vol.2, Arnold Schwarzenegger, encore lui, et Jamie Lee Curtis dans True Lies, Roland Blanche et Hélène Vincent dans Bernie...
Reste une réalisation punchy de Doug Liman qui assure son cachet dans les règles de l'art : Toujours plus. Toujours plus loin, toujours plus gros, king size, Extra Large, XXL. Et ça donne un mauvais remake surproduit de Un Gars Une Fille qui part gravement en sucette. Car shooté aux effets pyrotechniques pour palier une écriture bâclée.


Aswip'

Le pour : la poursuite à contresens sur la freeway
Le contre :
quelques semaines de plus à plancher sur les personnages n'aurait pas été du luxe

Mercredi 3 août 2005

US - 2004 (Land of the Dead)


Genre : Zombis everywhere
Réalisateur : Georges A. Romero
Scénario :
Georges A. Romero
Directeur de la photo : Miroslaw Baszak
Casting : Simon Baker, Asia Argento, Dennis Hopper, John Leguizamo, Robert Joy...
Musique : Reinhold Heil

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Au cinéma, il est de coutume actuelle de faire revenir à la vie les morts afin qu'ils viennent dévorer les vivants. Certes, le grand écran n'est pas à son premier essai de rite vaudou car on avait pu voir dans les années 80 une floppée de pellicules insolées des pas lents de nos chères tètes putréfiées, plus communément nommées "zombi". Un hommage leur fut rendu par un certain roi de la pop dans un célèbre clip vidéo sonnant ainsi le glas du film d'horreur sauce zombi ou, pour les afficionados, "undead". De toute cette profusion, on se souvient seulement du nom de certains réalisateurs. La plupart étant vite retombés dans l'oubli total, le nom de Georges A. Romero est resté comme une référence. Et pour cause, c'est le premier qui a fait trembler bon nombre de vivants dans les salles en 1968 avec le très réussi Nuit des morts-vivants (night of the living dead). Une sombre histoire de vivants reclus dans une maison luttant désespérément contre l'invasion de morts s'étant remis à marcher pour mieux les dévorer.  Charmant... Mais le monde ne savait pas que c'était le premier d'une série qui allait se profiler jusqu'en 2005, année de la sortie du 4eme opus de zombis façon Romero : Le Territoire des Morts (land of the dead). Citons rapidement les deux maillons manquants de la chaine :  Zombi (Dawn of the Dead) en 1978 et Le Jour des Morts vivants (Day of the Dead en 1986).
18 ans après avoir regardé Zombi ('tin déjà !) avec mes potes en cachette de nos parents, j'attendais de voir la suite des aventures des humains contre les morts marchants orchestrées par Romero. Bien sur, c'est plus sympa de pouvoir assister à une avant-première du film présenté par le réalisateur himself, ("Salut Georges, comment ça va?"), hommage au passage au bonhomme pour avoir lancé le genre. Clap clap clap fit la foule.
Romero s'en va, le film commence...
1h30 plus tard, je suis mitigé, pris entre le fait d'aimer et de celui de ne pas aimer. Faut-il que je tranche ?
- Non. (t'as vu aswip', j'ai piqué ton principe)
Alors je vais dire un peu des deux.


Le Territoire des Morts
est un divertissement de zombi sur fond social. On est bien loin du film dit "d'horreur" qui vous prendra les tripes d'angoisse. Bon ok, c'est vrai que l'on voit pas mal de tripailles, de tètes et de giclées d'hémoglobine sur l'écran mais ceci ne sera que gratuit, rien de bien méchant. On peut suivre les aventures tranquillement assis dans son siège en sirotant son soda (interdit aux - de 12ans quand même, faut pas pousser). Le film passe d'ailleurs assez bien puisque la fin arrive rapidement sans qu'on ai eu besoin de regarder sa montre, ceci grâce à un rythme plutôt bien tenu sur un scénario plutôt facile et ultra-classique frisant le déjà vu du genre (Romero fait du Romero après tout).
Le film conte une époque future, après l'invasion de la terre par les mort-vivants. 50 ans se sont écoulés et un poignée d'humains vivent reclus dans une place forte à la taille d'une ville, cette dernière étant cernée par les zombis. Histoire d'une situation de siège et de survie de l'espèce...
Le schéma est classique mais fait partie du genre dont Romero est le créateur, vision transposée de la société.  Là, il vise l'Amérique et son gouvernement actuel de son objectif de caméra.
Le Territoire des Morts, film engagé ? Oui, on peut le dire en souriant. Même si cela peut paraître grotesque, Romero parle de la société américaine, du pouvoir, des gens riches, des gens pauvres et de la lutte des différentes classes sociales. Non sans une certaine lourdeur et maladresse, je vous l'accorde mais il le fait.
Et les zombis dans tout ça ? Euh, ils viennent éradiquer la lutte des classes et mettre tout le monde d'accord, une jambe de riche a le même goût qu'une jambe de pauvre alors pas de fines bouches. Ils mettent aussi un peu d'ordre dans l'établissement supérieur de certains vivants et deviennent le fantasme d'une rébellion contre le pouvoir. Tout cela en croquant du militaire sur leur passage, on est pas zombis pour rien. Bien sur, il n'y a pas d'histoire sans héros et l'on suit les aventures d'un petit groupe d'échappés prêt à se battre contre l'oppresseur, qu'il soit vivant ou mort, afin obtenir une certaine liberté, non pas de penser, mais de pouvoir vivre paisiblement. Ce qui est en somme assez naturel...
Coté casting, les vivants s'en sortent bien. On y croise notamment
Simon Baker (Judas Kiss, Le cercle 2...) en héros aux lêvres toujours "glossées" et aux tenues impeccables, John Leguizamo (Romeo + Juliet, Summer of Sam, L'impasse...) en mercenaire arrogant, Asia Argento (Triple X, Last Days, Le Livre de Jeremie...) en fille de la rue battante (et d'un célêbre réalisateur d'horreur italien), Dennis Hopper (Easy Rider, True Romance, Blue Velvet...) en homme riche et sans scrupules. Tout ce petit monde s'amuse sans prétention, ça joue dans le ton du film. A signaler quelques seconds rôles assez comique tournant en ridicule quelques militaires au milieu de ce foutoir.
Coté morts, le casting est inconnu, même si la caméra suit le parcours d'un zombi s'appropriant le rôle du leader et un rôle au scénario. Ce qui est plutôt rare car les zombis n'aiment pas trop le star-system en général. Petit clins d'oeil pour le retour de
Tom Savini (maquilleur et effets spéciaux d'une longue liste de film) qui a remis la même tenue de motard qu'il portait dans Zombi, où il prenait d'assaut le centre commercial avec ses potes bikers et finissait par la même occasion éventré.
Autre clin d'oeil de sympathie de Romero à
Simon Pegg et Edgar Wright, actuellement à l'affiche dans la comédie parodique Shaun of the Dead, qui apparaissent grimés en zombi chez un photographe.

Arrivant après le "undead revival" des dernières années (28 jours plus tard (même si c'est juste inspiré),
L'Armée des Morts...), on aurait pu imaginer Romero remettre de l'ordre sur ce qu'est un film de zombi.
Mais non.
Malgré quelques volonté de faire avancer quelques idées, notamment dans l'évolution des mort-vivants, le film ne se dénote pas plus que ça et ne revient pas non plus sur les bases. Heureusement, Romero n'a pas eu a mauvaise idée de copier
Jack Snyder en faisant courir ses zombis pour faire moderne et donner du dynamisme comme dans le bancal remake L'Armée des Morts. Mais il n'a pas non plus redonné le même sentiment d'horreur que les gens qui l'ont copié ou rendu hommage ou n'a pas été assez loin pour donner un ton série B. Alors le film, bien réalisé, se faufile, se laisse regarder mais n'est pas assez affirmé dans un style ou un autre. Comme si Romero avait voulu toucher un plus large public désormais plus habitué à se faire molester au ciné devant des scènes de banquet et de ripailles homosapiens d'outre-tombe.

On assiste alors à la chute d'une espèce désespérée face à des créatures décharnées hurlant dans la nuit. Et au passage, on comprends bien que la menace ne vient pas directement et uniquement des morts et même que certains vivants verraient en eux un certains salut contre leur congénères...



Yerom

Le pour :  Divertissant
Le contre :
Peut-être un peu trop divertissant justement.

Mardi 2 août 2005

Hong Kong - 2004 (San ging chaat goo si)


Genre : Pur Jackie
Réalisateur : Benny Chan
Scénario : Alan Yuen
Directeur de la photo : Anthony Pun
Casting : Jackie Chan, Nicholas Tse, Charlie Yeung, Charlene Choi, Daniel Wu...
Musique : Tommy Wai

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

L’inspecteur Wing est un flic respectueux et respecté dont l’équipe de choc entièrement composée de jeunes oisillons prometteurs tient la dragée haute aux forces d’intervention spéciales. Pourtant lors de la traque du spectaculaire et déroutant gang des 5, l’impeccable inspecteur assiste impuissant au massacre de ses équipiers… Désespéré il se morfond une année pleine, noyant sa peine dans du Clan Campbell et hantant les bars jusqu’à fermeture. Un jeune officier tente alors de le convaincre d’abréger cette retraite anticipée et de se remettre aux trousses des canailles impunies…

Il faut nous croire lorsque l’on vous dit qu’un vrai Jackie Chan ne se voit uniquement que lorsqu’il est estampillé du label Made in Hong Kong. N’allez donc pas nous faire l’offense de restreindre la cinématographie du maître acrobate à de piètres participations hollywoodiennes Rush Hourdiennes et je ne sais quels autres divertissements clownesques tout juste bons qu’à ne s’approprier qu’une pâle version de démonstration des talents du petit dragon-chat. Ca nous vexerait.

Jackie n’est jamais plus à l’aise que sur ses terres, exploitant au maximum ses talents de cascadeur, de chorégraphe, de réalisateur, et … d’acteur (j’en vois qui rigolent au fond). Même lorsqu’il n’est pas le narrateur de ses propres aventures, l’idole du pays a assez de bagou et de bagages pour se permettre d’axer la réalisation d’un film afin d’obtenir le meilleur angle de vue possible sur ses galipettes et entrechats, ceci sans provoquer le moindre tollé d’indignation du réalisateur attitré. C’est assez rare pour le souligner et cette précision suffit à expliquer que le cinéma de Jackie Chan est un cinéma de genre à lui tout seul : Jackie est unique, et seul Jakie est prompt à faire du Jackie. Point. Alors certes quelques joyeux drilles peuvent s’essayer aux pirouettes urbaines, franchir d’un saut de biche une grille barbelée de 3 mètres 10, traverser une lucarne de haut de porte sans toucher la moindre embrasure, ou dévaler de l’échafaudage gigantesque en flip-flap arrière, mais parmi la pléiade d’imitateurs, et outre l’audace acrobatique, combien ont le talent dramatique de Jackie ?

Aucun.

Même en étendant la sélection en dehors du cinéma d’action pas un comédien ne saurait retranscrire ce jeu si typique dont le modèle ouvertement avoué n’est d’autre que Buster Keaton… Personnellement je préfère cette référence gentiment obsolète au modèle de comédie des Yamakasi emprunt du style d’AB productions. Jackie lui n’a que faire de la mort du cinéma muet. Son jeu s’exprime d’une gestuelle digne du mime Marceau, toujours dans l’excès d’intention histoire d’intensifier l’émotion censée susciter et de palier un certain, mais néanmoins sympathique, manque de talent d’acteur. Quand Jakie se caille les miches il claque fort des dents et se donne de violents coups au torse pour se réchauffer, quand Jakie est surpris il écarte bras et jambes en s’arc-voutant grossièrement et écarquillant tout ce qu’il peut, et quand Jackie pleure, il pleure de tout son corps. Son faciès se déforme tel les masques grotesques de la comédia del arte avant de s’inonder de chaudes larmes à grandes vannes ouvertes.

Autant prévenir ceux que ça agace que dans New police story Jackie pleure beaucoup. Tant en fait, qu’en conclusion du traditionnel bêtisier de fin de séance l’acteur visiblement mis à mal par les intentions du réalisateur, avoue même ne plus avoir assez de glandes lacrymales pour continuer la prise… Globalement d’un point de vue de spectateur occidental, on en demandait pas tant. On a beau apprécier la pantomime de Jackie, Benny Chan plombe franchement son film de longs instants de détresse absolue, n’hésitant pas à nous faire de la redite lors de certaines scènes éthyliques ou l’inspecteur Wing taquine du verre de sky. Ca larmoie pas mal donc et, hormis une excellente scène d’évasion et des interventions délicieuses mais retenues des personnages secondaires, ça ne rigole pas des masses, ce qui est peu coutumier d’un Jackie Chan plutôt enclin au divertissement pur. Selon certains fans assidus (y’en a qui le sont plus que nous je vous l’assure) ce film serait le point de départ d’une nouvelle carrière plus orientée vers la tragédie que la comédie, lorgnant du coté des polars d’action façon Time and Tide, Old Boy, ou Memories of murder. Pourquoi pas ? Faut voir… L’air de rien Jackie prend de l’âge et à l’instar d’un Jean-Claude Van Damme il chercherait à réorienter son jeu vers quelque chose de moins en moins physique, même si bien évidemment certaines cascades impossibles restent encore à prévoir.

Pour l’instant pourtant Jackie continue d’impressionner avec ses chorégraphies calées au poil de teckel près et ses pirouettes inattendues d’un bus à un réverbère, le long d’un building, ou au milieu d’un LegoPark. D’ailleurs New police story se rapproche assez des précédentes productions Hong Kongesques du même Jackie Chan tels que First Strike (Police story IV), et Who am I, dont la scène finale sur le toit rappelle vaguement quelque chose… En fait passé l’introduction un tantinet longuette sur la débauche de l’inspecteur Wing, New police story emprunte vite des sentiers narratifs déjà éprouvés, pas forcément éculés, et on ressent vite un plaisir familier à retrouver Jackie fidèle à lui-même. Comme souvent l’histoire tient sur dix lignes et certains passages d’intrigue secondaire n’amène rien de plus. L’histoire de Fung paraît superflue malgré le relatif mystère qui gravite autour, et même le penchant alcoolique de l’inspecteur semble n’être qu’un lointain souvenir une fois l’enquête amorcée… Pourtant… comment dire, l’essentiel est ailleurs, et il convient de ne pas s’arrêter à ce que l’on qualifie vite de détails, afin d’apprécier le beau spectacle qui s’offre à nos yeux ébahis. La réalisation des scènes d’action demeurent des modèles du genre et à ce titre on est comme des gosses devant les exploits d’un Jackie Chan toujours en forme même si les câbles et les retouches numériques pointent doucement mais sûrement le bout de leur nez.


Enzo

Le pour :  Professionnel des galipettes à 51 piges garanties sans viagra.
Le contre :
La dramaturgie naïve... Une question de goût.

 
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