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Lundi 3 octobre 2005

J'attendais d'en savoir plus mais je n'en peux plus. Y'aurait comme un bruit de couloir qui résonnerait comme un battement d'ailes elfiques que David Odell serait en train de préparer par écrit une suite à Dark Crystal, cultissime film à muppets des années 80 ! Intitulé The Power Of Dark Crystal cette suite reprendrait l'intrigue à partir du règne tranquille de Jen et Kira, troublé par la réapparition du cristal maléfique... Et, et, et... et c'est tout. Pas moyen d'en savoir plus, notamment si Frank Oz sera de l'aventure, ou si la direction artistique serait laissée au studio du feu Jim Henson, et notamment de son fils Brian aux commandes de l'atelier. Ca paraîtrait logique, voire impensable de s'en passer, puisque le succès du premier opus reposait essentiellement sur le talent de ces derniers cités, mais n'oublions pas que depuis quelques temps déjà les effets spéciaux se parent de 3D virtuelles plus malléables que l'animatronic. La tentation est grande pour les producteurs de se laisser abuser par le coté obscur du cinéma, et de laisser de coté cette inégalable esthétique de marionnettes, peut être jugée trop infantile ? George Lucas et son amour du pixel a bien troqué son Yoda de marionnette pour un alter ego virtuel, plus vif et plus sautillant. Gloups. Le film se préparerait pour 2007, affaire à suivre.

Enzo

Samedi 10 septembre 2005


Qu'il est doux à mes oreilles le son monophonique et rotatif de la Gatling le soir au fond des couloirs obscurs. Cristallin et vaporeux comme une berceuse. Presque aussi jouissif que celui du double fusil à pompe ayant atteint son objectif ; la tête du Imp qui l'a bien cherché.

Personne m'a prévenu qu'il y avait une adaptation de Doom 3 sur grand écran prête à être démoulée pour le 16 novembre! Mais où donc ai-je passé les 2 dernières années??? Pi faut attendre personne pour te mettre au jus ici.
Pourtant Cinematic compte dans ses rangs d'anciens hard-core gamers qui en toute logique auraient dû relever l'info. Moi j'ai une excuse, je suis un ancien Quaker (version III, classé au QuakeCon 2001, spécialiste du railgun sur QDM17 : le bien nommé The Long Yard).

Donc, après avoir pris connaissance du potin (tout seul comme un grand) je n'ai pu contenir un franc et massif YEAHHHHHHH!! Puis la révélation de la présence de Dwayne Johnson alias The Rock au casting m'arracha un bon gros double YEAHHHHHHH!!
Dans un rôle secondaire certes mais YEAHHHHHHH!! quand même. Ca fleure bon la soirée pizza entre potes.
Ensuite, après m'être engouffré voracement dans les méandres du net afin d'y découvrir le trailer, j'ai malheureusement dû revoir mon Yeahhhhhhh!! à la baisse. Quoiqu'il en soit, il ne semble pas y avoir tromperie sur la marchandise : de la gosse série B qui défouraille.
Mais le nom du réalisateur a fini d'achever mon accès d'enthousiasme faisant chuter irrémédiablement mon taux d'endorphine. Andrzej Bartkowiak.
Coupable d'avoir commit En sursis (Cradle 2 the Grave), Hors limites (Exit Wounds) et Roméo doit mourir (Romeo must die).
Je sais, c'est dur.

Autant dire que les forums de jeux vidéo ne vont pas désemplir pendant un bon moment tant il y aura matière à commentaires. Et sûrement pas toujours élogieux. Enfin, j'aurais eu mon petit pic de fièvre pour la journée.
Je préfère me rappeler l'époque bénie où un des protagonistes de ces lieux, il se reconnaîtra, passait sa vie de joueur de fps en campeur. Toujours à l'affût d'un recoin sombre ou escarpé pour exterminer en bon fourbe les inconscients qui laissaient paraître le moindre pixel de leur avatar dans le viseur de son sniper. Salop!
Et vivement la sortie de Quake IV!
En espérant qu'il ne soit jamais adapté au ciné. Je ne pourrais pas le supporter...

Pour le trailer de Doom ça tache ici.

Aswip'

 
Vendredi 26 août 2005

A Cinematic on aime tout ce qui porte des collants, surtout quand il s'agit de grands gaillards virils et indestructibles. Mais lorsque le lycra se teinte d'un bleu électrique, ce sont des tsunamis de frisson qui parcourent notre échine.

Cette réaction ne date pas d'hier. Depuis longtemps déjà, largement avant la déferlante d'adaptations superhéroïques sur les toiles tendues du cinéma, notre imagination post-adolescente torture nos cerveaux trop maigres à essayer de visualiser avant l'heure ce que vont donner les aventures de nos héros de comics préférés. "Quels costumes vont avoir les X-men ?", "Comment vont'ils faire Spiderman ?", "Quelle gueule va avoir Hulk ?"...

Faut dire que le Superman de Richard Donner sorti en 1978 avait calmé les ardeurs des plus fans, et ce malgré les qualités intrasèques de ce premier opus, servi pas un Christopher Reeve (R.I.P.) plus qu'honorable. Les effets étant ce qu'ils étaient en ce début des années 80, certains furent déçus du rendu d'action un peu à la ramasse en comparaison des aventures sur support papier. Bien sûr Superman volait... mais suspendu à une grue ou devant un judicieux écran bleu. Certes il était fort... mais ses claques brisaient du carton pâte. Et que penser de la kryptonite en plastique véritable dont le vert fluorescent dissimulait à peine une ampoule 75 watts grimée.

Longtemps ces effets bricolés servirent de références au cinéma fantastique de bande dessinée, et la simple évocation d'un Batman ou d'un Spiderman sur grand écran faisait se gausser les plus railleurs d'entre nous. Même James Cameron longtemps préssentit à la réalisation des aventures de Spiderman déclara lors d'une interview qu'il préférait attendre de gros progrès en modelisation 3D d'avatars humains, plutôt que de se contenter du jeu limité d'humains ordinaires censés accomplir de l'extra-fabuleux. Ce souhait George Lucas ne l'eût avoué qu'à demi-mot.

Puis vint Batman de Tim Burton qui exploita au mieux la bonne vieille mécanique des trucages oldschool, eut l'outrecuidance d'interpréter à sa manière le costume et les gadgets de la chauve-souris humaine, mais qui se concentra surtout sur le caractère résolument dérangé du personnage. L'entourloupe fonctionna à merveille, débloquant des budgets hollywoodiens à tout va et permettant aux spectateurs à nouveaux ivres d'espoir d'imaginer des jours meilleurs.

Depuis bien de l'eau à coulé sous les ponts, et les adaptations de comics sont légion. Batman a perdu un peu de sa superbe, Daredevil et Hulk y ont laissé des plumes, mais Spiderman et les X-men ont surpris. Comme l'avait espéré oncle Cameron les effets spéciaux de cinéma se sont améliorés au point de doubler les vedettes lors des scènes musclées par des cascadeurs virtuels en 3D, permettant aux plus audacieux d'imaginer l'impensable et de mettre en scène l'impossible.

Cette année après un retour plutôt timide de notre Bat-idole, c'est Superman qui remet le couvert, servi par un Bryan Singer idolatré par le monde comics depuis ses deux réalisations X-meniesques. La refonte cinématographique de Superman non plus ne date pas d'hier, et cela fait bien dix longues années que les tiroirs d'hollywood s'ouvrent et se referment sur le dossier délicat. Il fut question notamment que Burton le réalise et que Nicolas Cage endosse la cape rouge... Mais cette fois c'est la bonne ! Pour preuve : ce très interressant carnet de route du réalisateur filmé étape par étape et mis à la disposition des internautes qui n'osent à peine y croire.

C'est en version originale, sans sous-titres et ça se passe ici.

Enzo

 
 
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