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USA - 2000 (Rules of engagement)
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Genre : Grosse bavure Réalisateur : William Friedkin Scénario : Stephen Gaghan Directeur de la photo : William A. Fraker, Nicola Pecorini Casting : Tommy Lee Jones, Samuel L. Jackson, Guy Pearce, Ben Kingsley... Musique : Mark Isham
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Scénario
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*****
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Mise en scène
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Photographie
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Acteurs
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Effets spéciaux
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Les colonels Hodges et Childers on en gros sur la patate. Le premier, officier au placard et alcoolique notoire depuis sa blessure du Vietnam se voit défendre en tant qu'avocat le second, accusé d'un bain de sang injustifié devant l'ambassade américaine au Yemen. Les états de services des deux militaires et leur volonté sincère d'être de bon soldats, gardiens émérites des valeurs sacrées de la bannière étoilée, suffiront-ils à justifier un drame très délicat à négocier pour l'administration américaine ? Noyé dans la masse des productions hollywoodiennes que l’on balance en salle comme autant de cadeaux marketings jetés à la foule en tête et queue d’un tour de France, L’enfer du devoir fait partie de ces films estampillés U.S. entertainment que l’on va voir «histoire de», sans d’autres motivations que de contempler la gueule d’un Tommy Lee Jones et/ou d’un Samuel L. Jackson. Hormis cette tête d’affiche qu’on devine aisément piège à con, rien n’incite au déplacement : ni la bande annonce molle, ni les extraits clichés, et encore moins la trame juridico-militaire plus que déjà vue. Seule la frustration de l’abonné à une carte multiplexe, guettant en vain d’hypothétiques chef d’œuvre cinématographiques, motive l’effort final, celui d’enfiler une veste pour se rendre au cinéma du coin pour tuer le temps sur écran large et en dolby surround. Pourtant le plus dur reste à faire, notamment en début de projection lors d’une introduction longue et pénible située en terres viêtcongs dans les années 60, relatant l’enfer de la jungle et de ses conflits marécageux. D’emblée pas un GI ne paraît crédible et le peu de jeu proposé rappelle plus les situations guerrières de Portés disparus que les scènes mythiques d’Apocalypse Now, Platoon, et autres modèles du genre. Les dialogues gentiment à la ramasse et la tactique militaire mise en scène soulignent le peu de motivation générale, tandis qu’à l’écran les troupes ennemies, que l’on peut compter sur les doigts de la main, déciment de pauvres marines amorphes tout juste bons à attendre debout que la poche de sang éclabousse l’uniforme sorti du pressing, le tout filmé sans rythme au sein d’une jungle sans âme issue tout droit d’un show-room Truffaut... Sic. Malheureusement ce n'est pas la suite des événements y compris le passage bien plus réussi de l’accident au Yemen qui permettra de sauver l'ensemble de ce chef d'oeuvre d'ennui. Progressivement et inexorablement le scénario de Stephen Gaghan autour de la bataille juridique peine à susciter de l’intérêt, peu mis en valeur par des situations convenues et une réalisation dispersée. Constamment le cul entre plusieurs chaises William Friedkin se perd entre la simple mise en image et une éventuelle volonté de dénonciation, ratant l’occasion d’une prise de position ferme. On pourrait presque croire que ça le chatouille, notamment lors de l'incroyablement naïve scène de la clinique au Yemen, où Tommy Lee Jones est autant transparent que la mise en scène de son réalisateur. Pourtant il y avait de quoi faire. Entre l’idée d’un massacre de manifestants hostiles à la présence américaine, les responsabilités d’une nation hôte d’une ambassade, les implications des Etats-Unis en terre arabe, l’action morale des mouvements islamistes, le peu de reconnaissance d’un état vis à vis de son armée confrontée à de l’ingérable, et la capacité à reconnaître puis condamner une bavure politique, la trame ne pouvait que s’enrichir d’un écho pertinent à la crise arabe actuelle. Sorti précisément entre les deux crises du golfe persique, L'enfer du devoir aurait pu devenir bien plus qu'un film de seconde partie de soirée sur M6 le jeudi. Faut croire que devant les nombreuses possibilités offertes par le fond du sujet Friedkin n’y a flairé qu’un sinistre traquenard l’obligeant à prendre parti. Franchement on ne peut que rester pantois devant l'effort de dupe du réalisateur des emblématiques French Connection et L'exorciste, soucieux de brouiller ce vaste foutoir par une mise en valeur des états d’âmes des protagonistes au même niveau que le reste. Du coup la réalisation s’attarde sur les piètres capacités d’avocat du Colonel Hoges au détriment de l’essentiel, plombant le tout par des faux-rebonds inintéressants... L'histoire se désagrège d'elle même, rongée par le peu d'ambition d'un chef de bord peu enclin à la prise de risque. Sans personne à la barre plus personne n’y croit. Tommy Lee Jones traîne sans conviction son looser d’avatar et Samuel L. Jackson ne fait pas mieux. A leur décharge les scènes de dialogues accusent le coup d’un total manque de profondeur dans l’intrigue et par les perpétuelles esquives pour éviter de parler des sujets qui fâchent. L’enquête au Yemen occupe la bobine inutilement et la déroute semble complète lorsque qu’on s’étonne de la tournure bornée de l’enquête principalement axée autour d’une cassette vidéo que l’on sait détruite, ou le témoignage à la fois absurde et ridicule d’un ancien officier vietnamien, rappelant bien malgré lui l'indigestion d'entrée de film. La conclusion du procès sonne le glas de ce piètre résultat, peu consistant de fond et de forme, et quelques dernières images d’un patriotisme non-assumé achève le spectateur transit, prêt à se mettre au garde à vous pour un dernier salut militaire. Selon le colonel Hodges la durée de vie d'un officier sur le terrain au vietnam n'excédait pas le quart d'heure, il ne nous en faut pas plus pour fuir ce vilain moment de cinéma.
Enzo
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Le pour : L'enfer... Le contre : ... de le voir
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Lorsqu’Aswip m’a dit «zieute un œil sur la BA d’Ultraviolet c’est du bon», j’ai de suite décelé dans son beau filet de voix qu’il fallait s’attendre a du lourd. Bien sûr je pratique le bonhomme depuis quelques années et je me doutais que son admiration soudaine pour le prochain film à l’affiche de Mila Jovovich, augurait avec une ironie certaine une perle de plus dans la filmographie chargée de l’ex-mannequin. Les impressions post-visionnage sont remarquables. Il y a dans ces extraits un je-ne-sais-quoi d’euphorique, de bluffant, d’epoustouflante comme dirait notre grand ami Begnini. Comme si nous étions à l’aube d’une ère nouvelle, et que nous venions de découvrir le chaînon manquant entre Matrix et les pubs l’Oréal. Rien que ça. Le contexte fleure bon la sous-SF, et les moyens mis en œuvre rappelle ceux d’Higlander 2. Sauf que depuis le deuxième chapitre des aventures cinématographiques de Duncan Mc Leod, le potager d’où poussent les navets s’est équipé de serveurs 3D d’occasion, bons à pondre de l’effet visuel pas cher. Les visages sont floutés façon Capitaine Sky et le monde de demain pour accentuer le coté nostalgique d’un futur déjà triste, les coups se donnent dans le vide comblé par son paquet de pixels en décomposition, les portes s’ouvrent en coulissant sur des milliers de soldats qui sont autant de pellicules à éliminer au plus vite (exit les pointe sèche !) et Mila a des répliques à la hauteur de son jeu d’acteur. Respect. Le plus de cette prévisu, c’est qu’on a hâte de voir ça. Entre potes bien sûr et pas forcément au cinéma histoire de ne pas trop gêner les spectateurs voisins qui se sont déplacés avec un état d’esprit différent. Celui de voir Mila dans un bon film ? Ca paraît improbable mais on sait que quelques aficionados du 5ème élément espèrent encore. Autant ne pas gâcher leur plaisir. En tout cas ça coming soon. Patience. La bande annonce
Enzo
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Un lion, une girafe et des pingouins, s'échappent d'un zoo new-yorkais pour se lancer à la recherche d'un proche... ça vous rappelle quelque chose ? Pourtant ce n'est pas ce qui dérange les productions Disney proposant au jeune public une redite de Madagascar nommé The wild... Un titre à l'image de la guerre des pixels que se livre Dreamworks et son aîné aux oreilles de Mickey. La rancune date de l'époque où Katzenberg quittait les studios de l'oncle Walt pour rejoindre le duo Spielberg-Griffin et former à eux trois le noyau dur des productions Dreamworks. En ces temps troubles où la 3D s'immisçait de plus en plus dans les longs métrages animés, les projets de proposer un film entièrement réalisé sur ordimini étaient légion. Disney signait un contrat de commande à Pixar pour une petite série de chef d'oeuvre (même si personne n'imaginait le succès à venir) et les scénaristes planchaient pour trouver des sujets adaptés aux limites technologiques du support (jadis les rendus de poils et de chair humaine étaient des défis quasi impossible à relever). Pixar proposa une histoire de jouets et l'on mit en place en parallèle une intrigue au royaume des fourmis. C'est précisément le "on" qui demeure flou. Alors que Disney affirmait que ce qui fut à l'origine de 1001 pattes était issu d'une discussion en interne entre Pixar et la direction, Katzenberg qui venait de mettre la clé sous la porte s'en attribuait l'idée originale et lança Fourmiz chez Dreamworks. D'un univers de départ commun mais d'une intrigue différente, les deux films sortirent la même année (Fourmiz en prem's), chacun avec ses qualités respectives avec néanmoins un succès populaire plus grand pour l'oeuvre de Pixar, plus bonbon, plus ciblé chérubins et leurs parents. Depuis Disney s'est appuyé sur le génie du prestataire Pixar pour ses productions 3D majeures (Toy Story 1&2, 1001 pattes, Monstres & Co, Nemo, Les indestructibles), tentant aussi l'aventure via d'autres studios de réalisation à l'origine des moins convaincants Dinosaures et Chicken little, et délaissant peu à peu ses structures classiques de dessins animés (La ferme se rebelle, Frère des ours...). De son coté Dreamworks moins productif en quantité s'est orienté vers des réalisations 3D plus chaotiques, cherchant à se démarquer du ton fleur bleue de ses pairs, notamment avec les potaches aventures de Shrek, visant un coeur de cible plus adulte depuis Fourmiz et ses gags de psychanalistes. Puis la team Katzenberg relança la polémique du copier-coller en sortant Gang de requins, une année après le Nemo de Pixar-Disney, n'hésitant pas à aligner certains personnages-animaux identiques ou presque d'une oeuvre à l'autre. Faut croire que Disney s'en est souvenu pour oser le même procédé, dans l'autre sens cette fois, inspirant la même impression aux spectateurs dépités se contentant de hausser les épaules. On pourrait croire que dans cette histoire seul l'orgueil et la réputation des plagieurs en prennent un coup. Mais dans le dollar tout est bon, et l'on se doute que le film s'accompagnera d'excuses bidons du genre : "ce n'est pas pareil... c'est l'histoire d'un père qui va chercher son fils, et puis dans Madagascar il n'y avait pas de Koala (non juste des lémuriens) ni d'alligator d'égout". A ce petit jeu des 7 erreurs, la plus grosse, celle qu'on en face des yeux et que l'on ne voit jamais, est bien celle de la copie, sans vergogne mais avec hypocrisie s'il vous plait. La bande annonce de The wild
Enzo
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