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Lundi 3 octobre 2005

J'attendais d'en savoir plus mais je n'en peux plus. Y'aurait comme un bruit de couloir qui résonnerait comme un battement d'ailes elfiques que David Odell serait en train de préparer par écrit une suite à Dark Crystal, cultissime film à muppets des années 80 ! Intitulé The Power Of Dark Crystal cette suite reprendrait l'intrigue à partir du règne tranquille de Jen et Kira, troublé par la réapparition du cristal maléfique... Et, et, et... et c'est tout. Pas moyen d'en savoir plus, notamment si Frank Oz sera de l'aventure, ou si la direction artistique serait laissée au studio du feu Jim Henson, et notamment de son fils Brian aux commandes de l'atelier. Ca paraîtrait logique, voire impensable de s'en passer, puisque le succès du premier opus reposait essentiellement sur le talent de ces derniers cités, mais n'oublions pas que depuis quelques temps déjà les effets spéciaux se parent de 3D virtuelles plus malléables que l'animatronic. La tentation est grande pour les producteurs de se laisser abuser par le coté obscur du cinéma, et de laisser de coté cette inégalable esthétique de marionnettes, peut être jugée trop infantile ? George Lucas et son amour du pixel a bien troqué son Yoda de marionnette pour un alter ego virtuel, plus vif et plus sautillant. Gloups. Le film se préparerait pour 2007, affaire à suivre.

Enzo

par Enzo publié dans : Potins, news & ragots
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Vendredi 30 septembre 2005

US - 2004 (The Corpse Bride)


Genre : splendide
Réalisateur : Tim Burton
Scénario :
John August
Directeur de la photo : Pete Kozachik
Casting : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Emily watson, Christopher Lee...
Musique : Danny Elfman

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


Comme parfois la vie peut-être étrange et pleine de coïncidences... Seulement quatre jours après avoir molesté cinématiquement le Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton, je trouve en ouvrant un sachet de trompette de la mort un faire-part et une invitation m'annonçant Les Noces Funêbres de ce même Lord Burton. A n'en pas douter, le vil coquin voulait m'attirer dans un traquenard pour me remettre les idées en place, ou bien pire...

Quoiqu'il en soit mon âme d'intrépide aventurier n'a pas résisté à courir vers cette tour de verre où la cérémonie de projection aurait lieu. Guettant du coin de l'œil l'apparition d'un Tim armé d'une matraque ou d'un crucifix pour me punir, j'attendais sagement. Puis, les ténèbres se firent et le film commençait.

Les chiens gueulent, le film passe...

Mr. Burton vous avait-il réjouit avec son premier et génial long métrage d'animation en 1993, A Nightmare before Christmas, un halloween croisé avec Noël sur fond de music-hall ?
Alors, les secondes réjouissances arrivent.
Dans un ballet d'images, de musiques et de couleurs, Les Noces Funèbres sonne le glas des morales au cacao dans mon esprit.
Tim Burton revient donc au pas de charge avec ce qu'il sait faire de mieux : les rêveries ténébreuses. Tout s'en s'inspirant d'un conte russe du 19e siècle et mêlant décors et personnages dans une réalisation en stop-motion virtuose, ce film d'animation est un régal. Non content de nous éblouir les pupilles, l'histoire, qui oscille entre comédie romantique et tragédie gothique, garde une sobriété qui devient une force tant elle est servie par une narration millimétrée. Même si les ressemblances avec L'Etrange Noël de Mr Jack sont trop claires pour être inavouées, on ne peut reprocher qu'elles soient inefficaces et réchauffées tant la qualité et la finesse des plans a été travaillée pour servir le récit et y ajouter cet onirisme burtonien. J'entends par là de la personnalités dans les designs, des plans composés et détaillés,  un "acting" de personnage plus qu'efficace, du mouvement, de l'humour, de la poésie et une musique intrinsèquement liée à la beauté de ce conte.

Ces Noces Funêbres sont donc un moment délicieux d'1h15 (que je n'ai pas vu passer) qui ravira les fans des premières armes de Burton, (notamment ceux du court métrage de 6 min, Vincent, réalisé alors qu'il travaillait chez Disney). Sachez tout de même que les voix sont assurées par  Johnny Depp (abonné), Helena Bonham Carter(pistonnée), Emily Watson (juste) et la voix même des ténèbres,  Christopher Lee. Et, est-il utile de préciser que toutes les musiques (ainsi qu'une voix au passage) sont signées Danny Elfman ? Non, ça je pense qu'on pouvait le deviner...

Je n'en dirai pas plus sur l'histoire de ces noces funèbres car je vais respecter  la tradition : la mariée ne doit pas se dévoiler avant d'arriver à l'autel le 19 octobre. Je me garderai donc de vous en dire plus mais je ne saurai que vous conseiller d'y aller les yeux fermés. Enfin ouvrez-les, et en grand, une fois dans la salle. Ce serait dommage de rater cette mortelle cérémonie.

Yerom

Le pour :  Les images
Le contre :
L'impression de déja-vu.

par yerom publié dans : Les films en vrac
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Vendredi 23 septembre 2005

US - 2004 (Charlie and the Chocolate Factory)


Genre : Mon chéri
Réalisateur : Tim Burton
Scénario :
John August (d'après l'oeuvre de Roald Dahl)
Directeur de la photo : Philippe Rousselot
Casting : Johnny Depp, Freddie Nightmore, Annasophia Robb, Christopher Lee...
Musique : Danny Elfman

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


- "Sans blague, le dernier film de
Tim Burton est sorti ?"
- "Oui, tu as pas vu les affiches ? Faut sortir un peu de ta cabane dans les bois Huckleberry ! Ca s'appele Charlie et la chocolaterie"
- "aaaaaaah Ok ! C'est ça ? Oh oh oh... Les affiches étaient tellement infâmes que je ne pensais pas qu'on pouvait annoncer la dernière rêverie de
Tim Burton comme ça. Non c'est pas possible, tu me taquines là"
- "Pas du tout. Et puis arrête d'être comme ça, on juge pas un film sur le graphisme de son affiche. Relâches tes sphincters un peu, puis t'es chiant t'aime jamais rien."
- "Comment ça ? J'aime jamais rien. C'est faux en plus. Il existe des films que j'aime."
- "Ah ouais ? Et lesquels ? Fais-moi marrer tiens !"
- "T'es vraiment lourd quant tu t'y mets."
- "Ok ben va voir le
Tim Burton et on reparlera."

Ok parlons-en tiens...
Tim Burton (est-il utile de le présenter ?) est allé faire un stage chez milka en lisant le conte de Roald Dahl et il en a fait un film, revenant à ce qui lui tenait à coeur, la rêverie et les contes. Charlie et la Chocolaterie étant un pylône en matière du genre au format livre, il semblait profilé pour celui à l'écran, celui d'un conte qui susurrera une histoire merveilleuse aux oreilles et yeux de tous et plus particulièrement aux enfants. Alors aurais-je perdu mon âme de bambin pour ne plus apprécier le conte de ce cher Tim ? Je ne sais que dire...
En fait, je vais vous avouer une chose, j'ai toujours détesté les chocolats à la liqueur quand j'étais petit, particulièrement les "Mon Chéri". Oui, je détestais cette sensation de me faire duper en croquant le chocolat et sentir cet écoeurant liquide couler sur ma langue, ça m'apprendra à aller chiper des chocolat dans la boite. L'écorce recelait donc un arrière-goût nauséabond m'apprenant à me méfier, tous les chocolats ne sont pas un délice...
Charlie et la Chocolaterie aurait pu être un bon moment si je n'avais pas eu la mauvaise surprise de la liqueur.
Burton, égal à lui-même, nous sert une réalisation propre, soignée, pleine de couleurs et en musique (
Danny Elfman fidèle au poste).  Son imaginaire graphique et de mise en scène met l'univers assez en valeurs et on a vite fait de ce laisser charmer par tout ce petit monde. Mais arrive le mauvais goùt dans la bouche...
Ce fameux mauvais goût a pris la forme d'une morale plutôt douteuse dans cette histoire. Volontaire ou non, l'idée véhiculée en arrière-plan est effrayante surtout quand on se dit qu'il s'agit d'un conte. Il est alors résolument ancré dans son époque, capitaliste au possible et basé sur le dépouillement de toute personnalité. Passé outre les guirlandes et le chocolat, je te pose alors, fidèle lecteur ces quelques questions :
- Que penser de cette vision d'usine grise et gigantesque dont les cheminées surplombent d'un air menaçant la petite ville du haut de sa colline ?
- Que penser du crédit apporté à ce chef d'usine nommé Willy Wonka, incarné par
Johnny Depp, qui licencie sur un caprice tous les employés mettant la petite ville dans la pauvreté ?
- Que penser ensuite de ce même Willy Wonka qui va chercher des indigènes rigolos dans la jungle pour les transformer en travailleur clandestins dans son usine (mais bon ils sont rigolo, ils chantent en travaillant) ?
- Que penser de cet oncle qui vient tout penaud se mettre quasi à genoux devant ce chef d'entreprise qui a ruiné sa famille quelques années plus tôt pour pouvoir visiter les locaux de l'endroit où il travaillait la larme à l'oeil?
- Que penser de ces sentences infligées au enfants qui souffrent de la mauvaise éducation de leur parents et que l'on montre du doigt comme étant la honte du genre humain ? (la sortie de l'usine est une honteuse lapidation morale)
- Que penser du châtiment physique infligé à l'enfant le plus intelligent du groupe (il a tout de même réussi à pirater le système informatique de Willy Wonka pour avoir un ticket) ?
- Que penser de ce Charlie qui ne pense jamais, qui ne dit jamais rien, qui reste en place, qui ne fait rien et qui se voit félicité de n'être rien d'autre que quelqu'un d'inactif ?
Alors, que penser de tout ça ?

Après avoir vu Charlie et la Chocolaterie, j'ai été déçu et choqué par les idées étranges qu'on dissimule derrière les rêveries et une cascade de chocolat.
Tim Burton a pourtant réalisé son histoire avec grand brio et maîtrise, des décors somptueux, des couleurs dans tous les sens, des acteurs au bon endroit mais le coeur de l'histoire ne m'en reste pas moins douteux et amer pour autant. On pourrait alors penser à une surenchère visuelle pour combler un manque de réflexion sur le fond. Et ce ne sont pas les facéties des Oompas-loompas qui après m'avoir distraites me feront avaler cette liqueur intérieure.
Désolé Tim, mais ce film se liera à la La Planète des Singes pour former le duo de tes films que j'ai vraiment mal digéré.
Heureusement que tu nous as aussi servi des merveilles tout de même.

Maintenant j'espère que son prochain long métrage d'animation The Corpse Bride qui sort sur les écrans pour la fin de l'année sera plutôt du genre kinder surprise, ça fera office de bon bain de bouche.


Yerom

Le pour :  Le chocolat
Le contre :
La liqueur

par Yerom publié dans : Les films en vrac
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