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Samedi 10 septembre 2005


Qu'il est doux à mes oreilles le son monophonique et rotatif de la Gatling le soir au fond des couloirs obscurs. Cristallin et vaporeux comme une berceuse. Presque aussi jouissif que celui du double fusil à pompe ayant atteint son objectif ; la tête du Imp qui l'a bien cherché.

Personne m'a prévenu qu'il y avait une adaptation de Doom 3 sur grand écran prête à être démoulée pour le 16 novembre! Mais où donc ai-je passé les 2 dernières années??? Pi faut attendre personne pour te mettre au jus ici.
Pourtant Cinematic compte dans ses rangs d'anciens hard-core gamers qui en toute logique auraient dû relever l'info. Moi j'ai une excuse, je suis un ancien Quaker (version III, classé au QuakeCon 2001, spécialiste du railgun sur QDM17 : le bien nommé The Long Yard).

Donc, après avoir pris connaissance du potin (tout seul comme un grand) je n'ai pu contenir un franc et massif YEAHHHHHHH!! Puis la révélation de la présence de Dwayne Johnson alias The Rock au casting m'arracha un bon gros double YEAHHHHHHH!!
Dans un rôle secondaire certes mais YEAHHHHHHH!! quand même. Ca fleure bon la soirée pizza entre potes.
Ensuite, après m'être engouffré voracement dans les méandres du net afin d'y découvrir le trailer, j'ai malheureusement dû revoir mon Yeahhhhhhh!! à la baisse. Quoiqu'il en soit, il ne semble pas y avoir tromperie sur la marchandise : de la gosse série B qui défouraille.
Mais le nom du réalisateur a fini d'achever mon accès d'enthousiasme faisant chuter irrémédiablement mon taux d'endorphine. Andrzej Bartkowiak.
Coupable d'avoir commit En sursis (Cradle 2 the Grave), Hors limites (Exit Wounds) et Roméo doit mourir (Romeo must die).
Je sais, c'est dur.

Autant dire que les forums de jeux vidéo ne vont pas désemplir pendant un bon moment tant il y aura matière à commentaires. Et sûrement pas toujours élogieux. Enfin, j'aurais eu mon petit pic de fièvre pour la journée.
Je préfère me rappeler l'époque bénie où un des protagonistes de ces lieux, il se reconnaîtra, passait sa vie de joueur de fps en campeur. Toujours à l'affût d'un recoin sombre ou escarpé pour exterminer en bon fourbe les inconscients qui laissaient paraître le moindre pixel de leur avatar dans le viseur de son sniper. Salop!
Et vivement la sortie de Quake IV!
En espérant qu'il ne soit jamais adapté au ciné. Je ne pourrais pas le supporter...

Pour le trailer de Doom ça tache ici.

Aswip'

 
par Aswip' publié dans : Potins, news & ragots
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Mardi 30 août 2005

USA - 2005 (Stealth)


Genre : y steak haché
Réalisateur : Rob Cohen
Scénario : W.D. Richter
Directeur de la photo : Bill Pope
Casting : Josh Lucas, Jessica Biel, Jamie Foxx, Sam Shepard
Musique :

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Quand l'intelligence artificielle vole au secours des marines. Pourtant, le mariage de l'intelligence et de l'armée s'apparente plus à celui de la carpe et du lapin qu'à une éventualité. Cela dit, en l'occurrence l'intelligence n'est qu'artificielle. Pas de quoi s'alarmer donc. Même pas de quoi s'offrir une vraie intelligence ou une intelligence ne serait-ce que normale avec des budgets pourtant colossaux. Non.
Elle sera artificielle l'intelligence. Faudra faire avec et se la partager car il n'y en aura pas pour tout le monde.


Déjà, pour ce qui est du sens commun, autre forme d'intelligence, c'est réglé. Le scénariste en est totalement dépourvu. Concédons lui l'art consommé et hautement maîtrisé d'enfiler les clichés comme autant de perles. Dire que ce type, W.D. Richter, a signé entre autre chose le scénario des Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin et réalisé Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension. Je suis malade de voir à quoi il est désormais réduit pour manger.
Et hasard des calendriers de distribution ou manque de bol total, mais sortir Furtif quelques mois après Team America, Police Of The Wolrd relève
du naufrage annoncé. L'intrigue de Furtif étant la même que celle des facétieux créateurs de South Park. Le douzième degré en moins :
Une équipe très soudée et velléitaire n'a de cesse que de faire manger leurs bulletins de naissances à tout ce que la planète compte de barbus
ou autres nord-coréens. Leur chef, pauvre Sam Shepard, est de la vieille école mais toujours à la pointe de la veille technologique lorsqu'il s'agit de dégoter l'arme ultime anti-terroristes. Ici, ce ne sera pas un comédien de Broadway au sommet de son art mais un PC sous Linux dernière génération de noyau cadencé à plusieurs téta-octets. Le tout savamment agencé dans un avion furtif tuné au néon bleu du meilleur goût.
Evidemment, les théoriciens du bug de l'an 2000 n'avaient pas envisagés leurs savants calculs sur le bon mode. S'ils s'étaient basés, en toute logique binaire, sur le calendrier péruvien, ils auraient eut tôt fait de découvrir que l'Armageddon numérique était prévu pour 2043, période qui nous occupe.
Et donc, Edi, c'est le joyeux sobriquet de notre furtif avion de chasse, pète un fusible. Il s'éveille à une forme de conscience que ses tuteurs
militaires nomment "intelligence". Alors qu'à la vérité, il va les foutre méchamment dedans par ses accès d'indépendance.
Pour faire court, il va atomiser le tout venant à sa guise.


On part donc sur des bases assez sévères avec cet ambitieux mélange de Top Gun, Firefox et 2001 l'Odyssée de l'Espace pour l'ordi psychotique.
Ajoutez à cela,
ATTENTION SPOILER, surligner si vous voulez lire
l'histoire d'amour qui ne dit pas son nom entre Josh Lucas et Jessica Biel, le décès prématuré du black de service, pauvre Jamie Foxx,
le sauvetage du boulet du groupe, évidemment la fille, en territoire communiste, le revirement d'attitude de l'avion renégat, lui aussi atteint de patriotismite aigu, et le boss qui, acculé, se tire une balle pour être bien en phase avec sa déontologie martiale, décidément pauvre Sam Shepard,
FIN DU SPOILER

et Rob Cohen (xXx, Fast & furious) qui finit de vous achever à la réalisation... ça commence à faire du bien trop gros spectacle pour le peu de neurones du spectateur lambda. Soit le springbreaker plein de bière (pléonasme) ou le troufion d'active démoralisé en Irak (pas mieux). Car Furtif est définitivement un film républicain, pour républicain. On nage (on vole devrais-je dire) en pleine propagande martiale outrancière et relativement assumée. Même si Rob Cohen prétend plutôt jouer la mise en garde contre les dangers de la technologie en interview. Vaste blague.
On est donc dans la réalisation poids lourd avec force filtres et grands angles. Pour donner du dynamisme tu comprends. Côté FX, t'as vu, j'me fais pus iech sur le style il est trop cheum ce film mé c d'la balle, pardon, côté effets spéciaux donc, il y a du travail. C'est indéniable. De la Post-production. La bande originale en revanche...
Pfffffff...
Je vais arrêter ce genre de film un petit moment. Faut que je fasse une pause dans ma relation avec les raves. Sur le coup, j'étais emballé, pris dans l'euphorie des ballets aériens que j'étais, à la limite du manque d'oxygène et débordant de cynisme à l'idée de coucher ce sommet de nullité sur page html mais là, quelques jours après, à froid et bien redescendu, c'est assez pénible en fait.
Et puis ces avions furtifs qui n'ont de furtif que le nom et que l'on ne cesse de voir... tout le temps... en piqué... en looping...
Vivement que les démocrates regagnent la Maison Blanche histoire que le film d'action hollywoodien se rassérène un peu. Ou au moins que le rythme de ce genre de produit se fasse plus irrégulier.

Je suis usé.

Furtif ou encore un gros film YEAAAAHHHHHH!! de l'été qui s'achève et qui nous met sur les rotules.
- l'été ou le film?
Les deux mon n'veux.

Vivement la rentrée qu'on aille bosser tiens.


Aswip'

Le pour : typiquement le genre de film que j'adore détester
Le contre :
on voit même pas les miches de Jessica Biel. Pas YEAAAAHHHHHH!!

par Aswip' publié dans : Les films en vrac
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Vendredi 26 août 2005

A Cinematic on aime tout ce qui porte des collants, surtout quand il s'agit de grands gaillards virils et indestructibles. Mais lorsque le lycra se teinte d'un bleu électrique, ce sont des tsunamis de frisson qui parcourent notre échine.

Cette réaction ne date pas d'hier. Depuis longtemps déjà, largement avant la déferlante d'adaptations superhéroïques sur les toiles tendues du cinéma, notre imagination post-adolescente torture nos cerveaux trop maigres à essayer de visualiser avant l'heure ce que vont donner les aventures de nos héros de comics préférés. "Quels costumes vont avoir les X-men ?", "Comment vont'ils faire Spiderman ?", "Quelle gueule va avoir Hulk ?"...

Faut dire que le Superman de Richard Donner sorti en 1978 avait calmé les ardeurs des plus fans, et ce malgré les qualités intrasèques de ce premier opus, servi pas un Christopher Reeve (R.I.P.) plus qu'honorable. Les effets étant ce qu'ils étaient en ce début des années 80, certains furent déçus du rendu d'action un peu à la ramasse en comparaison des aventures sur support papier. Bien sûr Superman volait... mais suspendu à une grue ou devant un judicieux écran bleu. Certes il était fort... mais ses claques brisaient du carton pâte. Et que penser de la kryptonite en plastique véritable dont le vert fluorescent dissimulait à peine une ampoule 75 watts grimée.

Longtemps ces effets bricolés servirent de références au cinéma fantastique de bande dessinée, et la simple évocation d'un Batman ou d'un Spiderman sur grand écran faisait se gausser les plus railleurs d'entre nous. Même James Cameron longtemps préssentit à la réalisation des aventures de Spiderman déclara lors d'une interview qu'il préférait attendre de gros progrès en modelisation 3D d'avatars humains, plutôt que de se contenter du jeu limité d'humains ordinaires censés accomplir de l'extra-fabuleux. Ce souhait George Lucas ne l'eût avoué qu'à demi-mot.

Puis vint Batman de Tim Burton qui exploita au mieux la bonne vieille mécanique des trucages oldschool, eut l'outrecuidance d'interpréter à sa manière le costume et les gadgets de la chauve-souris humaine, mais qui se concentra surtout sur le caractère résolument dérangé du personnage. L'entourloupe fonctionna à merveille, débloquant des budgets hollywoodiens à tout va et permettant aux spectateurs à nouveaux ivres d'espoir d'imaginer des jours meilleurs.

Depuis bien de l'eau à coulé sous les ponts, et les adaptations de comics sont légion. Batman a perdu un peu de sa superbe, Daredevil et Hulk y ont laissé des plumes, mais Spiderman et les X-men ont surpris. Comme l'avait espéré oncle Cameron les effets spéciaux de cinéma se sont améliorés au point de doubler les vedettes lors des scènes musclées par des cascadeurs virtuels en 3D, permettant aux plus audacieux d'imaginer l'impensable et de mettre en scène l'impossible.

Cette année après un retour plutôt timide de notre Bat-idole, c'est Superman qui remet le couvert, servi par un Bryan Singer idolatré par le monde comics depuis ses deux réalisations X-meniesques. La refonte cinématographique de Superman non plus ne date pas d'hier, et cela fait bien dix longues années que les tiroirs d'hollywood s'ouvrent et se referment sur le dossier délicat. Il fut question notamment que Burton le réalise et que Nicolas Cage endosse la cape rouge... Mais cette fois c'est la bonne ! Pour preuve : ce très interressant carnet de route du réalisateur filmé étape par étape et mis à la disposition des internautes qui n'osent à peine y croire.

C'est en version originale, sans sous-titres et ça se passe ici.

Enzo

 
par Cinematic publié dans : Potins, news & ragots
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