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US - 2006 (Silent Hill )
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Genre : Démo non jouable Réalisateur : Christophe Gans Scénario : Roger Avary, Nicolas Boukhrief, Christophe Gans Directeur de la photo : Dan Laustsen Casting : Rhada Mitchell, Sean Bean, Laurie Holden, Jodelle Ferland Musique : Jeff Danna
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Scénario
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Acteurs
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Effets spéciaux
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Voici une adaptation qui ne manquerait pas d’interpeller le mordu de jeu-vidéo et d’horror mouvi. En effet, 1999 sortait un jeu à l’allure cinématographique nommé Silent Hill. Pour la première fois, on avait l’impression assister à un scénario et l’ambiance d’un film. Beaucoup y ont laissé des heures de visionnage et d’intrusion dans l’horreur sordide de cette petite bourgade. Quelle bonne idée que ce jeu s’inspirant du cinéma. Et c’est là, que Christophe Gans intervient :
-« Hey les gars puisque le jeu est fait comme un film, on a qu’a en faire un film ! » (Merci Christophe)
L’idée d’un film adapté du jeu vidéo me séduisait, par contre le fait que Christophe Gans l’ai eue était déjà le bémol dans l’affaire. (J’ai subitement eu un flashback ou un homme avait un bras caché mutant et une épée en os à faire pâlir Skeletor de jalousie.) Mais chassons le mauvais esprit et restons positifs que diable !
Silent Hill, le film, reprends à quelques exceptions prêt le même univers et scénario que le jeu. Une mère (dans le jeu, il s’agit du père) et sa fille se rendent à Silent Hill, ville abandonnée d’un coin paumé dans des montagnes des Etats-Unis. Sa fillette étant prise depuis quelques temps de crise de somnambulisme où elle fait mention de cet endroit. Seulement cette ancienne ville minière est apparemment une ville fantôme où de tristes événements ont eu lieu. Les dires se confirment lorsqu’à quelques miles de la ville, la voiture fait un tète à queue et percute le rebord de la route. La mère s’évanouit. A son réveil, elle trouve le siège de sa fille vide et la portière ouverte. Commence alors sa quête pour retrouver sa fille…
On suit alors le parcours torturé de la mère dans la ville de Silent Hill, découvrant au fur et à mesure les indices qui permettront de retrouver la trace de sa fille et par la même occasion l’origine du mal qui hante l’endroit jusqu’au moindre gravier.
Pour ceux qui espèrent que Silent Hill les entraîne dans l’antre des ténèbres, attendez-vous à rester sur le pas dans la salle d’attente en effeuillant un joli catalogue d’image. Gans a bel et bien acquis le visuel du jeu mais en oubliant l’aspect de faire vivre l’histoire. Outre une énorme production visuelle, il aurait été de bon augure que cette bouillie nous prenne aux tripes pour nous glacer d’effroi.Mais cela se confirme, il semblerait que Gans ne soit pas un sensible de l’émotion mais plutôt un amoureux de la technique de l’image. Certes, au petit jeu de la surenchère visuelle inutile frisant le ridicule, il n’arrive pas à la cheville de la production russe Night Watch mais il ne se sort pas plus de l’ornière purement formelle dans laquelle il s’est vautré de tout son long. Alors le résultat est que l’on ne retient rien de Silent Hill. On le regarde puis on se dit : « ouais, c’est bien fait » et on rentre chez soi sans vraiment se poser de question. Les créatures qui défilent n’ont pas d’impact autre que visuel. Elles apparaissent tour à tour comme à un défilé de mode branché puis repartent derrière le rideau. Même le boucher géant à la tète de toblerone est juste anecdotique…Il est passé par ici, il repassera par là.
Au beau milieu de ces enfers se débattent quelques acteurs pour tenter de ne pas paraître trop décoratifs parmi les mouvements de caméras tordus, maquillages malsains et synthèse dégoulinante. On peut citer les prestations de Rhada Mitchell (Phone Game, Neverland…) pour la maman paumée, Sean bean (le Boromir du SdA) pour le personnage inutile du père, Deborah Unger pour la femme illuminée (Crash…), Laurie Holden (beaucoup de série TV) pour la femme-flic dont on aurait également pu se passer et Jodelle Ferland (séries TV aussi) dans le double rôle de la fillette et son alter ego. On aurait pu apprécier les acteurs si la mise en scène avait été plus orientée « acting » que « décorating ». Car là on a plus l’impression que ce sont les acteurs et à fortiori leur personnage qui viennent servir un arsenal d’effets et de visuels plutôt que l’inverse, c’est-à-dire des personnages renforcés par les interactions avec ce qui les entoure.
Au final, Silent Hill, n’est pas un mauvais moment mais pas un bon non plus. Il ravira les fanatiques de plans gratuits, scènes inutiles, mouvements complexes de caméra et décortication de lambeaux de chair mais fera fuir les amateurs d’histoire bien ficelée qui vous entraîne avec elle pour faire de vous ce qu’elle a décidé. Ce qui aurait pu valoir le coup dans ce thème-ci. Mr Gans n’aura peut-être pas assez travaillé son story-board, réfléchis à l’intonation des acteurs mais ce sera contenté de se faire plaisir avec des steadycam, grues et autres engins rocambolesques du cinéma pour ensuite peaufiner ses images en post-production, Ce qui donne effectivement un visuel très accrocheur. Mais il ne fait pas naître son fil auquel le spectateur aurait pu se raccrocher pour être plus dans le film que dehors.
On peut alors se rendre compte que la version cinéma de Silent Hill est beaucoup moins mature et viscérale que son grand frère sorti en jeu vidéo. Fort heureusement pour Gans, le box-office lui donnera peut-être raison et lui offrira une seconde chance pour parfaire son cinéma d’horreur. Le final de celui-ci laissant déjà une porte grande ouverte, non pas à toutes les fenêtres, mais à la possibilité toute tracée d’une suite… Peut-être aura-t’il la juste modestie de se donner la part belle au visuel et laisser les vieux démons de la mise en scène hanter quelqu’un d’autre.
Yerom
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Le pour : Un visuel propre sur un bon rythme qui sauve les meubles Le contre : Trop de plans de caméras inutilement tordus
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USA - 2006 (X-Men : The Last Stand)
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Genre : Javel 3 Réalisateur : Brett Ratner Scénario : Zak Penn, Simon Kinberg Directeur de la photo : Dante Spinotti, Philippe Rousselot Casting : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen, Halle Berry Musique : John Powell
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Scénario
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*****
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Mise en scène
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Photographie
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Acteurs
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Effets spéciaux
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Une fois n'est pas coutume, l'intégriste patenté de la version originale, le psycho-rigide du film ouzbek sans sous-titres, le consommateur compulsif de langues vivantes mais pas en français dans le texte que je suis, se doit de se rendre à l'évidence... X-Men 3 en américain est une sombre merde. Faute en partie à des dialogues plus qu'à chier, que la langue synthétique d'outre-atlantique n'enrichie guère, mais surtout à la voix atrocement mielleuse d'une Halle Berry au top du brushing. Et s'il n'y avait que ces éléments, qu'on pourrait qualifier d'anecdotiques, pour étayer mon désarrois, j'accepterais avec une bienveillance amusée les critiques de "pinailleur de cheveux en quatre" ou autre "branleur de tapette à mouches" que je vois d'ici poindre. Malheureusement, cette triquelle (néologisme pour nommer le 3e volet d'une série de films) ne souffre pas que d'un manque scénaristique évident. ce qui serait déjà une affaire en soit. C'est juste une négation, que dis-je, un saccage en règle des opus précédents.
Brian Singer (X-men, X-men 2) fait donc place à un tâcheron du nom de Brett Ratner pour réaliser ce qui devrait clore la saga des super mecs et moeufs génétiquement modifié(es). Et mal lui en a pris. Car non content d'être un brêle affirmée (Rush Hour 1 & 2, Dragon Rouge j'en passe et des mignons) Ratner a su s'entourer d'une équipe de choc à la production. Pensez-donc : Simon Kinberg, responsable de Mr. & Mrs. Smith et XXX au carré et Zak Penn a qui l'on doit notamment Suspect Zero (qui porte avec aplomb son qualificatif de nullité absolue) et... Elektra, tiens donc... Une bien belle brochette de bras cassés s'il en est. Comment s'étonner alors que la photo soit digne d'un téléfilm, les idées et la réalisation également. Exit les parti-pris qui ont fait le succès de la licence. Pour bien se démarquer et faire table rase de ce pesant héritage, on va pourrir le tout avec une révision à la baisse du rôle de Wolverine au profit d'aucun autres. Pour brasser le maximum de personnages en un minimum de temps. Et pour brasser, ça brasse-coulée. En eaux profondis. Phénix aurait d'ailleurs pu renaître des abîmes pour faire autre chose que la potiche, Cyclop aurait enfin pu devenir barbu et intense, le prof Xavier subir un lifting abrasif s'il avait été ignifugé, Rogue être aux prise avec ses hormones, Collossus profiter du capitalisme effréné de sa terre d'adoption. Mais s'eut été dans un monde meilleur. Peuplé de réalisateurs talentueux, de producteurs avisés, et d'équipes technique et scénaristiques compétentes. Un monde meilleur. Le meilleur des mondes peut-être. Dans le monde de Brett Ratner il n'y a de place que pour la médiocrité savamment organisée.
Il lui aura fallu guère moins de 1h45 pour abstraire toute empathie que l'on pouvait avoir avec les mutants X, jusqu'à nous désintéresser totalement de leur devenir, tant il a rendu les personnages vides de la moindre parcelle d'humanité. - "Pour des mutants c'est pas un peu logique de n'être pas humains?" Que nenni. N'oublie pas que ces soit-disant mutants ne sont que des avatars humains rattrapés par la malchance. Ou par leur destin selon. Ce qui créait l'intérêt dans X-Men & X-Men 2 était précisément la part d'humanité vivace de ces personnages. En particulier des personnages les plus sombres tels Magneto ou Wolverine. Nighcrawler dans une moindre mesure. Dans X-Men l'Affrontement Final, ils ne sont mû que par l'action, même pas la réaction. Ce qui fait de ce film un grossier pléonasme. Storm tornade, Collossus collosusse, Magneto magnetote, etc... Les portraits sont brossés à la truelle sous prétexte que l'on connaît déjà les caractères. Ne faisant pas avancer le débat bien au contraire. Le faisant régresser. Or régresser pour des êtres sensés représenter le prochain stade de l'évolution ça donne que la moitié d'entre eux crèvent dans l'indifférence générale et qu'on se tape magistralement de ne pas avoir avancé d'un iota tant on est ravi que le calvaire de ce triste spectacle prenne un tour définitif. Malheureusement si le box-office me donne tord, alors la toute fin du générique de cette pitoyable mise à mort pourrait donner lieu au retour en force des hommes en cuir moule-moule à ceintures siglées d'une croix. Qui sait, sous la réalisation d'un Uwe Boll peut-être. Mais ne nous prêtons pas trop à rêver.
L'histoire de X-Men l'Affrontement Final étant aussi mince que son synopsis, je ne prendrais pas ici le soin de m'étendre sur ce ténu filet d'ombre de papier cul. Voir la Brotherhood réduite à une bande de technivaliers post-hype-alter-mondialistes aux rabais aura fini d'achever toutes mes velléités. Juggernaut en faire-valoir de punch-lines aussi minces que son cerveau reptilien ne m'aura que brièvement amusé. Une belle scène avec Phénix est à mettre au crédit de ce patchouli indigeste mais ce sera bien tout. Le reste est souffrances inutiles et perte de temps manifeste. Et Peter Jackson n'est pas près d'être détrôné en terme de trilogie. X-Men 3, où l'Art consumé de dépenser des millions de dollars pour faire du cinéma grand angle qui passerait si bien en 4/3. Un dimanche soir en deuxième partie de soirée sur TF1. Et en français. Tout le monde y aura finalement perdu avec ce projet. A part peut-être le spectateur qui a échappé à une vision de Superman par Brett Ratner, originellement pressenti pour réaliser le remake de l'homme d'acier. Projet finalement échu à un certain Brian Singer.
Aswip'
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Le pour : que dire... Le contre : que dire...
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USA - 2000 (Rules of engagement)
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Genre : Grosse bavure Réalisateur : William Friedkin Scénario : Stephen Gaghan Directeur de la photo : William A. Fraker, Nicola Pecorini Casting : Tommy Lee Jones, Samuel L. Jackson, Guy Pearce, Ben Kingsley... Musique : Mark Isham
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Scénario
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Mise en scène
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Photographie
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Acteurs
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Effets spéciaux
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Les colonels Hodges et Childers on en gros sur la patate. Le premier, officier au placard et alcoolique notoire depuis sa blessure du Vietnam se voit défendre en tant qu'avocat le second, accusé d'un bain de sang injustifié devant l'ambassade américaine au Yemen. Les états de services des deux militaires et leur volonté sincère d'être de bon soldats, gardiens émérites des valeurs sacrées de la bannière étoilée, suffiront-ils à justifier un drame très délicat à négocier pour l'administration américaine ? Noyé dans la masse des productions hollywoodiennes que l’on balance en salle comme autant de cadeaux marketings jetés à la foule en tête et queue d’un tour de France, L’enfer du devoir fait partie de ces films estampillés U.S. entertainment que l’on va voir «histoire de», sans d’autres motivations que de contempler la gueule d’un Tommy Lee Jones et/ou d’un Samuel L. Jackson. Hormis cette tête d’affiche qu’on devine aisément piège à con, rien n’incite au déplacement : ni la bande annonce molle, ni les extraits clichés, et encore moins la trame juridico-militaire plus que déjà vue. Seule la frustration de l’abonné à une carte multiplexe, guettant en vain d’hypothétiques chef d’œuvre cinématographiques, motive l’effort final, celui d’enfiler une veste pour se rendre au cinéma du coin pour tuer le temps sur écran large et en dolby surround. Pourtant le plus dur reste à faire, notamment en début de projection lors d’une introduction longue et pénible située en terres viêtcongs dans les années 60, relatant l’enfer de la jungle et de ses conflits marécageux. D’emblée pas un GI ne paraît crédible et le peu de jeu proposé rappelle plus les situations guerrières de Portés disparus que les scènes mythiques d’Apocalypse Now, Platoon, et autres modèles du genre. Les dialogues gentiment à la ramasse et la tactique militaire mise en scène soulignent le peu de motivation générale, tandis qu’à l’écran les troupes ennemies, que l’on peut compter sur les doigts de la main, déciment de pauvres marines amorphes tout juste bons à attendre debout que la poche de sang éclabousse l’uniforme sorti du pressing, le tout filmé sans rythme au sein d’une jungle sans âme issue tout droit d’un show-room Truffaut... Sic. Malheureusement ce n'est pas la suite des événements y compris le passage bien plus réussi de l’accident au Yemen qui permettra de sauver l'ensemble de ce chef d'oeuvre d'ennui. Progressivement et inexorablement le scénario de Stephen Gaghan autour de la bataille juridique peine à susciter de l’intérêt, peu mis en valeur par des situations convenues et une réalisation dispersée. Constamment le cul entre plusieurs chaises William Friedkin se perd entre la simple mise en image et une éventuelle volonté de dénonciation, ratant l’occasion d’une prise de position ferme. On pourrait presque croire que ça le chatouille, notamment lors de l'incroyablement naïve scène de la clinique au Yemen, où Tommy Lee Jones est autant transparent que la mise en scène de son réalisateur. Pourtant il y avait de quoi faire. Entre l’idée d’un massacre de manifestants hostiles à la présence américaine, les responsabilités d’une nation hôte d’une ambassade, les implications des Etats-Unis en terre arabe, l’action morale des mouvements islamistes, le peu de reconnaissance d’un état vis à vis de son armée confrontée à de l’ingérable, et la capacité à reconnaître puis condamner une bavure politique, la trame ne pouvait que s’enrichir d’un écho pertinent à la crise arabe actuelle. Sorti précisément entre les deux crises du golfe persique, L'enfer du devoir aurait pu devenir bien plus qu'un film de seconde partie de soirée sur M6 le jeudi. Faut croire que devant les nombreuses possibilités offertes par le fond du sujet Friedkin n’y a flairé qu’un sinistre traquenard l’obligeant à prendre parti. Franchement on ne peut que rester pantois devant l'effort de dupe du réalisateur des emblématiques French Connection et L'exorciste, soucieux de brouiller ce vaste foutoir par une mise en valeur des états d’âmes des protagonistes au même niveau que le reste. Du coup la réalisation s’attarde sur les piètres capacités d’avocat du Colonel Hoges au détriment de l’essentiel, plombant le tout par des faux-rebonds inintéressants... L'histoire se désagrège d'elle même, rongée par le peu d'ambition d'un chef de bord peu enclin à la prise de risque. Sans personne à la barre plus personne n’y croit. Tommy Lee Jones traîne sans conviction son looser d’avatar et Samuel L. Jackson ne fait pas mieux. A leur décharge les scènes de dialogues accusent le coup d’un total manque de profondeur dans l’intrigue et par les perpétuelles esquives pour éviter de parler des sujets qui fâchent. L’enquête au Yemen occupe la bobine inutilement et la déroute semble complète lorsque qu’on s’étonne de la tournure bornée de l’enquête principalement axée autour d’une cassette vidéo que l’on sait détruite, ou le témoignage à la fois absurde et ridicule d’un ancien officier vietnamien, rappelant bien malgré lui l'indigestion d'entrée de film. La conclusion du procès sonne le glas de ce piètre résultat, peu consistant de fond et de forme, et quelques dernières images d’un patriotisme non-assumé achève le spectateur transit, prêt à se mettre au garde à vous pour un dernier salut militaire. Selon le colonel Hodges la durée de vie d'un officier sur le terrain au vietnam n'excédait pas le quart d'heure, il ne nous en faut pas plus pour fuir ce vilain moment de cinéma.
Enzo
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Le pour : L'enfer... Le contre : ... de le voir
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