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Vendredi 22 septembre 2006

Les vacances ont été longues pour Cinematic et histoire d'illustrer notre retour "on line" voici quelques courtes brèves concernant un autre revenant : James Cameron après une longue plongée abyssale, notamment au sein des entrailles du Titanic, devrait s'en revenir à ses premières amours science-fictionnesques. Outre une absence remarquée en tant que chef d'orchestre de films à gros succès, le temps où Cameron était considéré comme le réalisateur incontournable du genre SF parait bien loin. Tant d'ailleurs que la génération adolescente actuelle a dû oublier qu'il est le père du Terminator exterminateur de Sarah-Connor, le colonel en grade des GIs du deuxième volet de la saga Alien, et le prophète rêveur des extraterrestres des profondeurs de Abyss. C'est d'ailleurs lors du tournage de ce petit bijou (souviens toi du passage où Ed Harris communique à quelques milles sous mer via l'ancêtre du texto...) que James découvrit les joies du tournages aquatiques et se prit d'intérêt pour le difficile exercice. Il dut patienter néanmoins le temps de Terminator 2 et de True Lies, deux films utiles à débloquer des fonds, afin d'avoir l'aval d'Hollywood pour le projet gargantuesque de Titanic dont le succès interplanétaire lui permit d'enchaîner sur du documentaire en série sur la fascination marine, en tant que réal ou seul producteur.

Le retour au pop-movie devrait faire son petit effet puisque Big Cameron s'apprête à mettre en route Avatar, une romance sur fond de guerre cosmique, puis Battle Angel, l'adaptation attendue du célèbre manga de Yukito Kishiro, déjà à l'origine de la série Dark Angel produite par... Cameron Himself. La longue parenthèse en eaux profondes semble ainsi finie si l'on exclut bien sûr un troisième film en préparation The dive, sur l'aventure malheureuse d'Audrey Mestre qui échoua tragiquement lors de sa tentative de record d'apnée, à 170 mètres de profondeur...

Enzo

Lundi 3 juillet 2006


Alors que Xmen troisième du nom semble avoir définitivement ruiné l'univers mutant des productions Marvel, que Superman s'offre un revival by Magic Singer (plus que quelques jours avant le lever de rideaux), voici qu'émerge sur la toile le premier teaser de l'opus 3 des aventures torturées de Spidey. La bonne nouvelle qui ne date pas d'hier demeure la garde sous contrôle de Sam Raimi sur les exploits cinématrographiques du plus bondissants des superadeptes du collant moulant. L'autre bonne nouvelle c'est que ce premier aperçu, à presque un an d'une sortie en salle, est plutôt enthousiasmant, presque autant que le premier teaser de Superman Returns qui nous avait fait gonfler le torse et mouiller la culotte. Si, si.

Grâce au lien ci-dessous les plus connaisseurs décrypteront une pléiade d'intrigues croisées au sein de cet épisode à venir que la machine marketing annonce noir, bien tassé. Au fil des images on discerne l'histoire du costume symbiote (à l'origine de l'avatar maléfique Carnage), le retour du bouffon vert sous l'identité secrète d'Osborn Junior, et la présence spectaculaire de l'homme sable sur support pixellisé… Coté coeur, l'arrivée de Gwen Stacy viendra certainement jeter un trouble sur les questions existentielles de Parker qui semblent ne pas l'avoir quitté depuis son précédent chapitre très réussi.

Malgré évidemment cette dernière galipette tout de même très librement adapté de l'œuvre originale voire à la limite du tolérable pour tout fan qui se respecte (dans les comics la liaison avec Gwen Stacy existe bien avant celle avec Mary Jane Watson), la suite, certainement prévue depuis longtemps, s'annonce particulièrement cohérente, et dans l'élan initial du portrait faussement naïf du petit homme à grandes responsabilités. Le tout public devrait s'y retrouver et le statut de blockbuster, celui digne de ce nom, de reprendre du galon.

Fan moi ?


La bande annonce de Spiderman 3

Enzo

Lundi 22 mai 2006

Le 11 septembre 2001, les yeux rivés sur nos écrans cathodiques, nous avalions jusqu'à l'asphyxie les images apocalyptique de l'attaque terroriste la plus symbolique et la plus médiatique de l'histoire humaine. Avides de scénarios catastrophes et d'images chocs, nos journalistes télévisuels se complaisaient à comparer l'actualité dramatique à de grosses productions hollywoodiennes et martelaient leurs présentations par de maladroites et pathétiques tournures rédactionnelles du type "Hélas ce que vous allez voir n'est pas de la fiction"... L'idée idiote, voire de base, de cette mise en rapport entre le genre catastrophique des blockbusters américains et une réalité sordide, avait néanmoins le mérite de soulever une question pour le moins inattendue : "Est-ce que Hollywood aurait l'audace d'en faire un film ?"... Très vite outre-atlantique les comics s'emparèrent du douloureux sujet lors de discutables adaptions dessinées avec Captain America en figure de proue, alimentant de fait nos lourds à priori vis à vis des States, et achevant de nous convaincre que l'on aurait droit un jour ou l'autre à une version cinématographique des deux tours s'affaissant, dans un esprit de refonte revanchard à la Pearl Harbor de Michael Bay.

Comme pour encourager le cinéma d'Hollywood à ne pas basculer du coté obscur de l'amalgame entre fiction et réalité, les instances cinématographiques du monde entier récompensèrent à outrance le Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, de 23 prix dont la palme d'or 2004 du festival de Cannes. La manoeuvre dénuée de critère artistique (à ce jour c'est tout de même le documentaire le moins réussi de Moore) permit d'affirmer l'opinion d'une certaine élite intellectuelle opposée à la politique de Bush, grossièrement basée sur une vilaine interprétation des événements du 11 septembre.

Malgré tout la tentation de retranscrire sur grand écran la catastrophe humaine semblait plus forte que tout... Après la sortie US de United 93 de Paul Greengrass retraçant le (prétendu) sacrifice de l'équipage du vol 93 supposé destiné à s'écraser sur la maison blanche, voici que se profile l'attendu World Trade Center d'Oliver Stone... Il y a quelques mois, à l'annonce de l'intérêt du maître réalisateur sur l'événement tragique, bon nombre d'observateurs se hérissèrent le poil tant la réputation politico-cinématographique de l'auteur n'est plus à prouver. Pourtant au vu de la bande annonce, tout porte à croire qu'Oliver Stone a mis de coté son opinion personnelle et ses habitudes à ruer dans les brancards, puisque se limitant à décrire l'histoire vraie d'un duo de policiers coincé sous les décombres de Ground Zero.

Doit-on regretter le manque d'ambition de ce docu-fiction ? Peut-être. A l'heure actuelle seul Stone semblait apte à mettre en exergue, avec le talent dont il a le secret, les ficelles alambiquées d'un tel événement, avec ses tenants et ses aboutissants. Peut-on blâmer pour autant l'auteur de ne pas s'être sacrifié sur le sacro-saint autel de la vérité ? Certainement pas. Malgré tout le dédain que nous avons tendance à afficher face à la guerre de Bush, conséquence directe et saugrenue du 11 septembre, il est peut-être utile de comprendre à quel point les plus humbles citoyens des Etats-Unis d'Amérique ont encaissé ce jour là. Le simple fait que l'un des réalisateurs les plus emblématiques de cette nation se soit contenté de cette vision presque intime suffit certainement à illustrer une douleur au-dessus de tout. Une sorte de deuil en grandes pompes sur écran large, pour inciter au recueillement officiel, loin de toute idée politique.

La seule ombre au tableau concerne justement la récupération de l'oeuvre au profit de Bush Junior et de ses manoeuvres militaires... On imagine d'ici le bougre sortant d'une salle de cinéma, du pop-corn plein les dents et une astucieuse perle lacrymale pendue à son regard hébété, proclamant derrière une tribune improvisée un certain "devoir de mémoire", et justifiant ses actions ...patriotiques. Hélas.

La bande annonce de World Trade Center

Enzo

 
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