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Samedi 13 mai 2006

480 avant J.C. L'armée persanne si puissante que la terre tremble sous ses pas, est à deux doigts d'écraser la Grèce île de raison et de liberté dans une mer d'obscurantisme et de tyrannie. Entre la Grèce et cette vague destructrice subsiste un détachement d'à peine 300 guerriers... mais ces guerriers sont bien plus que de simples hommes... Ce sont des Spartiates... A leur tête, le roi Léonidas s'apprête à donner aux peuples du monde, une leçon de bravoure à écrire à l'encre rouge dans les manuels d'histoire...

Les maîtres du comic US sont à l'honneur ces dernières années à Hollywood et Zack Snyder à l'origine du remake de l'Armée des morts de Romero, semble bien décidé à se spécialiser dans la reconversion BD-Ciné. Avant de s'attaquer à Watchmen poids lourd d'Alan Moore (L'auteur de V pour Vendetta, et de La Ligue des gentlemen extraordinaires), Zack va tenter de relever le pari de la mise en bobine du 300 de Frank Miller (l'auteur entres autres de Sin City). Autant dire que le bougre a du pain sur la planche tant l'adaptation s'annonce difficile vu les critères actuels d'Hollywood. D'un graphisme et d'un board brut de décoffrage assez caractéristique de son auteur, 300 la BD mise plus sur le rythme d'une marche lente et inexorable vers la mort, que sur les effets épiques de combats de milliers d'hommes filmés du haut d'un hélicoptère... Comment Snyder va t'il gérer la relative sobriété de son histoire à milles lieux des intrigues tordues de Troie ? Suffira t'il de réunir une brochette d'acteurs de second voire de troisième plan en tête d'affiche pour réitérer l'exploit de casting de la trilogie de Peter Jackson et de son seigneur des Anneaux (souvenez vous qu'avant personne ne connaissait Viggo Mortensen ni Orlando Bloom) ?

Voici un premier lien pour vous faire une idée. Il s'agit de coulisses de tournage sur fond bleu. Rien de bien fabuleux pour l'instant pour les adeptes d'image fortes (à ceux-ci je conseille d'attendre patiemment la première bande annonce) mais ces quelques images suffisent à rassurer un tant soi peu les fans de comics quant à la fidélité de l'adaptation.

Le site web officiel...
Les coulisses filmées de 3OO

Enzo

Mercredi 15 mars 2006

Lorsqu’Aswip m’a dit «zieute un œil sur la BA d’Ultraviolet c’est du bon», j’ai de suite décelé dans son beau filet de voix qu’il fallait s’attendre a du lourd. Bien sûr je pratique le bonhomme depuis quelques années et je me doutais que son admiration soudaine pour le prochain film à l’affiche de Mila Jovovich, augurait avec une ironie certaine une perle de plus dans la filmographie chargée de l’ex-mannequin.

Les impressions post-visionnage sont remarquables. Il y a dans ces extraits un je-ne-sais-quoi d’euphorique, de bluffant, d’epoustouflante comme dirait notre grand ami Begnini. Comme si nous étions à l’aube d’une ère nouvelle, et que nous venions de découvrir le chaînon manquant entre Matrix et les pubs l’Oréal. Rien que ça. Le contexte fleure bon la sous-SF, et les moyens mis en œuvre rappelle ceux d’Higlander 2. Sauf que depuis le deuxième chapitre des aventures cinématographiques de Duncan Mc Leod, le potager d’où poussent les navets s’est équipé de serveurs 3D d’occasion, bons à pondre de l’effet visuel pas cher. Les visages sont floutés façon Capitaine Sky et le monde de demain pour accentuer le coté nostalgique d’un futur déjà triste, les coups se donnent dans le vide comblé par son paquet de pixels en décomposition, les portes s’ouvrent en coulissant sur des milliers de soldats qui sont autant de pellicules à éliminer au plus vite (exit les pointe sèche !) et Mila a des répliques à la hauteur de son jeu d’acteur. Respect.

Le plus de cette prévisu, c’est qu’on a hâte de voir ça. Entre potes bien sûr et pas forcément au cinéma histoire de ne pas trop gêner les spectateurs voisins qui se sont déplacés avec un état d’esprit différent. Celui de voir Mila dans un bon film ? Ca paraît improbable mais on sait que quelques aficionados du 5ème élément espèrent encore. Autant ne pas gâcher leur plaisir.

En tout cas ça coming soon. Patience.


La bande annonce

Enzo

Mardi 14 mars 2006

Un lion, une girafe et des pingouins, s'échappent d'un zoo new-yorkais pour se lancer à la recherche d'un proche... ça vous rappelle quelque chose ? Pourtant ce n'est pas ce qui dérange les productions Disney proposant au jeune public une redite de Madagascar nommé The wild... Un titre à l'image de la guerre des pixels que se livre Dreamworks et son aîné aux oreilles de Mickey.

La rancune date de l'époque où Katzenberg quittait les studios de l'oncle Walt pour rejoindre le duo Spielberg-Griffin et former à eux trois le noyau dur des productions Dreamworks. En ces temps troubles où la 3D s'immisçait de plus en plus dans les longs métrages animés, les projets de proposer un film entièrement réalisé sur ordimini étaient légion. Disney signait un contrat de commande à Pixar pour une petite série de chef d'oeuvre (même si personne n'imaginait le succès à venir) et les scénaristes planchaient pour trouver des sujets adaptés aux limites technologiques du support (jadis les rendus de poils et de chair humaine étaient des défis quasi impossible à relever). Pixar proposa une histoire de jouets et l'on mit en place en parallèle une intrigue au royaume des fourmis. C'est précisément le "on" qui demeure flou. Alors que Disney affirmait que ce qui fut à l'origine de 1001 pattes était issu d'une discussion en interne entre Pixar et la direction, Katzenberg qui venait de mettre la clé sous la porte s'en attribuait l'idée originale et lança Fourmiz chez Dreamworks. D'un univers de départ commun mais d'une intrigue différente, les deux films sortirent la même année (Fourmiz en prem's), chacun avec ses qualités respectives avec néanmoins un succès populaire plus grand pour l'oeuvre de Pixar, plus bonbon, plus ciblé chérubins et leurs parents.

Depuis Disney s'est appuyé sur le génie du prestataire Pixar pour ses productions 3D majeures (Toy Story 1&2, 1001 pattes, Monstres & Co, Nemo, Les indestructibles), tentant aussi l'aventure via d'autres studios de réalisation à l'origine des moins convaincants Dinosaures et Chicken little, et délaissant peu à peu ses structures classiques de dessins animés (La ferme se rebelle, Frère des ours...). De son coté Dreamworks moins productif en quantité s'est orienté vers des réalisations 3D plus chaotiques, cherchant à se démarquer du ton fleur bleue de ses pairs, notamment avec les potaches aventures de Shrek, visant un coeur de cible plus adulte depuis Fourmiz et ses gags de psychanalistes.

Puis la team Katzenberg relança la polémique du copier-coller en sortant Gang de requins, une année après le Nemo de Pixar-Disney, n'hésitant pas à aligner certains personnages-animaux identiques ou presque d'une oeuvre à l'autre. Faut croire que Disney s'en est souvenu pour oser le même procédé, dans l'autre sens cette fois, inspirant la même impression aux spectateurs dépités se contentant de hausser les épaules. On pourrait croire que dans cette histoire seul l'orgueil et la réputation des plagieurs en prennent un coup. Mais dans le dollar tout est bon, et l'on se doute que le film s'accompagnera d'excuses bidons du genre : "ce n'est pas pareil... c'est l'histoire d'un père qui va chercher son fils, et puis dans Madagascar il n'y avait pas de Koala (non juste des lémuriens) ni d'alligator d'égout". A ce petit jeu des 7 erreurs, la plus grosse, celle qu'on en face des yeux et que l'on ne voit jamais, est bien celle de la copie, sans vergogne mais avec hypocrisie s'il vous plait.


La bande annonce de The wild

Enzo

 
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