Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

22 février 2005 2 22 /02 /février /2005 00:00

USA - 2000 (The village)


Genre : Un, deux, trois, nous irons au bois
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Scénario : M. Night Shyamalan
Directeur de la photo : Roger deakins
Casting : Bryce Dallas Howard, Joaquin Phoenix, Adrien Brody, William Hurt, Sigourney weaver, Brendan Gleeson
Musique : James Newton Howard

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


On était plus qu'impatient de constater par quelles miraculeuses et acrobatiques contortions M Night Shyamalan allait bien pouvoir se sortir de l'ornière Signs. Le jeune réalisateur prodige du 6ème Sens et de Incassable semblait en effet engoncé dans un genre qu'il avait lui même contribué à dynamiser, le film à clef. Et bien en évitant la surenchère amorcée dans Signs il entame sa remontée.
Point de Mel Gibson cabotin non plus que que d'effets spéciaux douteux dans son Village. C'est déjà un grand pas vers la sortie du trou avec des pics au fond.

Le Village met donc en présence des habitants (Mormons?) reclus dans une vallée et d'étranges et fugaces créatures qui font le siège dans les bosquets alentours. Un fragile accord tacite semble avoir été passée entre les deux peuples : tu me marche pas sur les pieds et je laisse la fourrure de tes chiens domestiques tranquille. C'est dans une ambiance tendue comme un stringde beach-volleyeuse cubaine que s'ouvrent les portes du Village. Mais l'autarcie des paisibles villageois se voit bien vite compromise par l'intrusion d'un des leurs sur les terres de "Ceux Dont On Ne Dit Pas Le Nom". Ca devrait pas bien se passer. Ils les avaient prévenus pourtant.
Ce qui intrigue d'emblée, c'est l'intemporalité d'espace et de temps. Malgré un look très début de 20è de siecle des protagonnistes, leurs fringues, leur dévotion à dieu, leur refus de modernité, leur emplois de la langue, leurs cheveux roux de migrants irlandais, il est difficile de dater temps
et lieux. Ce serait pas une histoire de colons américains mystérieusement disparus de la surface de la terre dans des condition étranges, inexplicables et vachement bizarres genre légendes urbaines des fois ? Avec Shyamalan, faut s'attendre à tout. Apparement, pas de petits hommes verts kidnapeurs à l'horizon.
Cherchons ailleurs.
Dans la grange peut-être...

Nan...

Y a rien que quelques poules tuberculeuses dont on a arraché les plumes
rouges. Ca va pas être évident, puisque le poids du secret semble peser sur les anciens de la tribu. Hors, les anciens sont fourbes. Ils veulent pas qu'on touche leur boite à héritage avant leur trépas, ces salops là. Y aurait bien l'idiot du village. Il a l'air suffisement atteint pour détenir la solution du problème qui nous occupe. Mais en fait de solution, c'est surtout un problème qu'il va poser, dans une scène superbemment menée d'ailleurs. Et si vous croyiez que j'allais vous donner des pistes comme ça, au détour de la conversation, vous pouvez toujours vous gratter. Il ne vous reste plus aller dans un cinéma près de chez vous et tenter de résoudre l'affaire par vous même. Pour ma part, je vais cesser ce petit j'eu du trouvera-trouvera pas qu'impose les mises en scène de notre ami M Night, car cette fois, j'ai trouvé assez rapidement.

Et de fait, j'ai moins apprécié le dénouement. Cependant, et à ma décharge, je n'ai pas pris à la tension que voulait imposer le réalisateur avec ses montés de violons, ses apparitions furtives et ses sons inquietants émis par la forêt Blairwitchienne cernant le village et ses habitants. Ce qui m'a
laissé tout le temps de me poser les questions les plus saugrenues. J'ai par ailleurs fort apprécié le rythme lancinant, voire lent, de la vie au sein de cette communauté, ces petites histoires utérines, ces acteurs dociles et touchants et les quelques moments de sérénité que leur offre les taches
journalières. Après, quand apparaissent les lettres ecarlates sur les portes en bois, j'adhère moins.
La mise en scène reste pourtant brillante, les comédiens excellents, à commencer par la prestation en aveugle de Bryce Dallas Howard, le recours dramaturgique intéressant. Shyamalan semble avoir opté pour une certaine humilté dans ses choix, comme le figure son appartion hitchcockienne refléchie sur la fin du film. Il semble avoir vu ses prétentions à la baisse et s'affirme comme un très bon réalisateur américain avec Le Village. Mais son intelligence est surement son talon d'achille.

Car en définitive, il fait appel à l'intelligence de son public, qui s'avère limité à un public américain. Et son propos républicain, limite sectaire, est en passe de n'être plus de mise aux Etats-Unis.

Inch Allah.


Aswip'

Le pour : la mise en scène
Le contre :
quelques grosses ficèles

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires