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Genre
: Un, deux, trois, nous irons au bois
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Scénario : M. Night Shyamalan
Directeur de la photo : Roger deakins
Casting : Bryce Dallas Howard, Joaquin Phoenix, Adrien
Brody, William Hurt, Sigourney weaver, Brendan Gleeson
Musique : James Newton Howard
Scénario
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*****
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Mise
en scène
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*****
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Photographie
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*****
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Acteurs
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*****
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Effets
spéciaux
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*****
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On était plus qu'impatient de constater par quelles miraculeuses
et acrobatiques contortions M Night Shyamalan
allait bien pouvoir se sortir de l'ornière Signs.
Le jeune réalisateur prodige du 6ème Sens
et de Incassable semblait en effet engoncé dans
un genre qu'il avait lui même contribué à dynamiser,
le film à clef. Et bien en évitant la surenchère
amorcée dans Signs il entame sa remontée.
Point
de Mel Gibson cabotin non plus que que d'effets
spéciaux douteux dans son Village. C'est déjà
un grand pas vers la sortie du trou avec des pics au fond.
Le
Village met donc en présence des habitants (Mormons?)
reclus dans une vallée et d'étranges et fugaces créatures
qui font le siège dans les bosquets alentours. Un fragile accord
tacite semble avoir été passée entre les deux peuples
: tu me marche pas sur les pieds et je laisse la fourrure de tes chiens
domestiques tranquille. C'est dans une ambiance tendue comme un stringde
beach-volleyeuse cubaine que s'ouvrent les portes du Village.
Mais l'autarcie des paisibles villageois se voit bien vite compromise
par l'intrusion d'un des leurs sur les terres de "Ceux Dont On Ne
Dit Pas Le Nom". Ca devrait pas bien se passer. Ils les avaient prévenus
pourtant.
Ce qui intrigue d'emblée, c'est l'intemporalité d'espace
et de temps. Malgré un look très début de 20è
de siecle des protagonnistes, leurs fringues, leur dévotion à
dieu, leur refus de modernité, leur emplois de la langue, leurs
cheveux roux de migrants irlandais, il est difficile de dater temps
et lieux. Ce serait pas une histoire de colons américains mystérieusement
disparus de la surface de la terre dans des condition étranges,
inexplicables et vachement bizarres genre légendes urbaines des
fois ? Avec Shyamalan, faut s'attendre à
tout. Apparement, pas de petits hommes verts kidnapeurs à l'horizon.
Cherchons ailleurs.
Dans la grange peut-être...
Nan...
Y a rien
que quelques poules tuberculeuses dont on a arraché les plumes
rouges. Ca va pas être évident, puisque le poids du secret
semble peser sur les anciens de la tribu. Hors, les anciens sont fourbes.
Ils veulent pas qu'on touche leur boite à héritage avant
leur trépas, ces salops là. Y aurait bien l'idiot du village.
Il a l'air suffisement atteint pour détenir la solution du problème
qui nous occupe. Mais en fait de solution, c'est surtout un problème
qu'il va poser, dans une scène superbemment menée d'ailleurs.
Et si vous croyiez que j'allais vous donner des pistes comme ça,
au détour de la conversation, vous pouvez toujours vous gratter.
Il ne vous reste plus aller dans un cinéma près de chez
vous et tenter de résoudre l'affaire par vous même. Pour
ma part, je vais cesser ce petit j'eu du trouvera-trouvera pas qu'impose
les mises en scène de notre ami M Night,
car cette fois, j'ai trouvé assez rapidement.
Et de fait,
j'ai moins apprécié le dénouement. Cependant, et
à ma décharge, je n'ai pas pris à la tension que
voulait imposer le réalisateur avec ses montés de violons,
ses apparitions furtives et ses sons inquietants émis par la forêt
Blairwitchienne cernant le village et ses habitants. Ce qui m'a
laissé tout le temps de me poser les questions les plus saugrenues.
J'ai par ailleurs fort apprécié le rythme lancinant, voire
lent, de la vie au sein de cette communauté, ces petites histoires
utérines, ces acteurs dociles et touchants et les quelques moments
de sérénité que leur offre les taches
journalières. Après, quand apparaissent les lettres ecarlates
sur les portes en bois, j'adhère moins.
La mise en scène reste pourtant brillante, les comédiens
excellents, à commencer par la prestation en aveugle de Bryce
Dallas Howard, le recours dramaturgique intéressant. Shyamalan
semble avoir opté pour une certaine humilté dans ses choix,
comme le figure son appartion hitchcockienne refléchie sur la fin
du film. Il semble avoir vu ses prétentions à la baisse
et s'affirme comme un très bon réalisateur américain
avec Le Village. Mais son intelligence est surement son
talon d'achille.
Car en définitive,
il fait appel à l'intelligence de son public, qui s'avère
limité à un public américain. Et son propos républicain,
limite sectaire, est en passe de n'être plus de mise aux Etats-Unis.
Inch Allah.
Aswip'
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