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28 février 2005 1 28 /02 /février /2005 00:00

US - 2004


Genre : Thriller insoporifique
Réalisateur : Brad Anderson
Scénario : Scott Kosar
Directeur de la photo : Xavi Giménez
Casting : Christian Bale, Jennifer Jason Leigh, Aitana Sanchez-Gijon
Musique : Roque Banos

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
***

Partagé entre travail et insomnie... La routine et la joie infime d'un café à la cafétéria de l'aéroport en compagnie de Marie... Trevor reznik survit.
Mais qu'est ce qui peut clocher dans la vie de Trevor, ouvrier machiniste dans une usine de métal ? Pourquoi souffre t-il d'insomnies depuis un an ?
Qui est cet homme si étrange qui le suit et pourrait presque le connaître et le comprendre ? On croit savoir, mais non et puis on s'embrouille...
On perd pieds...
On glisse, Trevor glisse...

The Machinist est le genre de film rare qui passe en salle et qu'on peut rater si on compte sur le battage médiatique pour être tenu informé de ce qui se fait de sympathique. Car en effet, il est plutôt passé inaperçu et pourtant, il y a là des qualités certaines.
Il y a longtemps que je n'avais pas été bluffé par une mise en scène et un acteur, nommons-le Christian Bale pour l'occasion. En effet, sous la direction de Brad Anderson, le bon Christian s'est donné bien du mal pour incarner le rôle de cet insomniaque à tendance paranoïaque névrosé, a savoir que là ou beaucoup prennent du poids pour jouer un personnage, Mr Bale excelle dans l'extrême inverse. Et là on pourrait dire qu'il mouche pas mal de gens niveau mise en condition du personnage tant il est transformé et effrayant. Ceci lui donnant une crédibilité et une profondeur efficacement redoutable.
L'histoire tourne alors autour de cet homme, il est toute l'énigme, hanté, poursuivi, malmené par sa tasse dé café et le sommeil qui le poursuit sans jamais le conforter. La prise de vue de sa vie est excellente, son corps en perdition témoigne en sa défaveur et Anderson laisse parler la caméra dans une image impeccable, soignée, sombre et décadente pour nous décrire Trevor et sa folie naissante.
L'histoire est simple, intemporelle et mystérieuse mais malgré ce qu'on pourrait croire d'acquis dans le scénario, on se laisse guider par la curiosité au fur et à mesure que l'on progresse dans sa vie. Brad Anderson rythme son histoire sans relâche jusqu'à la fin donnant peu de chance au spectateur de découvrir le pourquoi du comment avant l'heure. Ponctuant d'incides exacts et subliminaux, là où l'on croit perdre le fil et deviner l'envers de l'histoire, le récit prends un autre tournant et redevient intéressant avec un montage et une photographie unifiant et donnant le ton juste. Signalons aussi une juste présence de Jennifer Jason Leigh donnant la réplique et l'écho à la détresse certaine du rôle principal.
A la fin du film, on pourrait prêter à Brad Anderson d'avoir eu comme professeurs D. Lynch, A. Hithcock et F. Kafka tellement on reconnait une inspiration et un hommage savant entre ces trois sommités. Avec quelques courts métrages et un premier long auto-produit il y a quelques années, je trouve qu'il est plutôt doué le bougre d'Anderson pour un premier film à budget plus important (essentiellement espagnol soit dit en passant, les productions américaines n'ayant pas voulu produire ce film).

The machinist ravira les amateurs, d'histoires en boucles, d'ellipse, de personnages étranges, de paranormal, de serial killer, de musique industrielle, de paranoïa, de lumière au néon, d'usines crasseuses, de post-it, de jeu du pendu et de Christian Bale. Pour l'anecdote, en plus d'avoir perdu 28 kilos en moins 3 mois, il semblerait que ce dernier n'a pas dormi durant 48h pour jouer certaines scènes.

De quoi vous faire apprécier le bon vieux confort de votre matelas.


Yerom

 

Le pour : Un Christian Bale en grande forme
Le contre :
Certaines scènes peuvent choquer les enfants et les insomniaques

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commentaires

Aswip' 22/05/2005 08:18

Je viens de le matter à l'instant et effectivement il est assez saisaissant. Evidement grace au corps hectomorphe de Christian Bale, tel un christ épuisé, qui tient le film sur ses frêles épaules. Mais surtout le rythme de la mise en scène. En symbiose totale avec l'horloge biologique, indiquant inlassablement 1:30 am, de son machiniste. Du Hitchcock sous neuroleptique.