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22 mars 2005 2 22 /03 /mars /2005 00:00

USA - 2004 (Catwoman)


Genre : Film de chatte
Réalisateur : Pitof
Scénario : John Rogers, Mike Ferris
Directeur de la photo : Thierry Arbogast
Casting : Halle Berry, Benjamin Bratt, Sharon Stone, Lambert Wilson
Musique : Hoobastank, Mis-Teeq, The Hiss...

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Et un super-héros de plus au panthéon des adaptations cinématographiques
hollywoodiennes foireuses, un!
Une fois n'est pas coutume, le super-héros est une super-héroïne.
Une fois n'est pas coutume, le réalisateur américain est un réalisateur français. Pas de quoi sortir le drapeau tricolore cependant tant la faillite de l'exercice est totale, le naufrage complet.
On aurait pu le présupposer, ayant à l'esprit une autre adaptation de sinistre mémoire. Vidocq.

Explorateur, relativement doué dans le domaine des effets visuels, mais certes pas réalisateur, l'application qu'a mis le frenchy Pitof à accumuler les poncifs du genre, allant j'usqu'à innover dans la connerie, mérite qu'on salue son Catwoman. Quelle constance.
On pensait naïvement qu'il faudrait se lever de bonne heure avant d'égaler
en nullité un Dardevil... Hé bien c'est chose faite.
Et c'est Français Môssieur!

Donc, cette grosteque adaptation à l'écran de La Femme-Chat s'adresse à
un public de 4 à 12 ans. Disons j'usqu'à 13-14 si vos enfants ont du retard. Le pari insensé, aux vues du public visé, c'est que ce film est totalement
dénué d'humour. Or il est notoire que les enfants apprécient particulièrement de rire au cinéma. Hé bien non. Pas de rires programmé dans ce film.
Ce n'est pourtant pas faute de prendre l'auditeur pour un taré.
Et le faire en usant d'un premier degré affiché et constant, est carrément suicidaire. Ca doit-être le côté maso-cuir qui à déteint.
En effet, les enfants ont le cynisme en horreur. Il les met mal à l'aise.
Ils sentent immédiatement qu'on se fout de leur gueule.
Et dans le genre, ce film est un summum.

Halle Berry joue la cruche avec tant de conviction, et ce durant les 3/4 du film, que lorsqu'elle endosse son complet en vachette top sex, on a du mal à intégrer ses accès de schizophrénie dominatrice et fouettarde. Elle également d'ailleurs. Quel talent.
En effet, son interprétation de Patience Philips, employée modèle vaguement artiste, mais tellement insipide et bêtasse qu'on a qu'une envie c'est de la tarter, est assez loin de ce à quoi elle nous a habitué.
Son changement de brushing douteux et sa piètre parodie de Michelle Pfeiffer ne rendent le personnage de Catwoman que risible et pathétique.
Son comparse flicaillon gendre idéal est tellement symétrique de gueule, tellement omniprésent qu'il arrive toujours au bon moment avec du pain et des croissants, tellement transparent qu'il n'en finit plus de saouler.
Et en 5 minutes on à une idée assez précise de son rôle dans la trame dramatique. Dramatique, l'interprétation de Lambert Wilson.
Résolument cantonné au statut de méchant (français) de service. Avec un peu de chance, son ultime consécration hollywoodienne sera de jouer un salop (français) dans le dernier opus de la trilogie Star Wars. Ensuite, il retournera aux limbes d'où il vient. Dans des films d'auteurs, en France.
Pathétique, Sharon Stone, qui en dépit de l'ironie du choix de son rôle et du jeu avec son statut d'icône, parvient difficilement à masquer derrière sa crème de jour qu'elle a des impôts à payer ou qu'elle cherche à revenir sous les spotlights à toute force. L'un n'empêchant pas l'autre. Gageons que les zéros sur le chèque furent proportionnels à l'ampleur du navet. Car après un tel fourvoiement, seul un Scorcese ou un Spielberg pourraient la sortir
de l'abîme dans lequel elle vient de s'enfoncer.

Alors évidemment le petit français n'est sûrement pas le seul à blâmer de cet incroyable ratage. On sait que la latitude du metteur en scène dans ce genre de commande est des plus restreinte. Mais s'il avait besoin de s'expatrier pour commettre ce méfait, il serait tout aussi inspiré de rester au Far West. Kassovitz, dans des conditions similaires, ne parvenait pas à convaincre avec son Gothika, mais il avait au moins pour lui d'accoucher d'une mise en scène intéressante et une certaine main mise sur sa direction d'acteur. Ici, La mise en scène n'a aucun relief, pire, aucune intention. Que d'effets gratos malgré le dynamisme de rigueur imposé par un cahier des charges bien lourd. A noter tout de même que la version française sauve quelque peu l'interprétation originelle. Et ce fait d'arme est si peu courant qu'il en deviendrait presque saugrenu. Un ban donc, pour le travail des doubleurs français.
Sorti de là, la narration ne veut rien dire, les dialogues ne parlent pas, la BO est digne d'une compile pour ascenseur, cible, les adolescentes consommatrices de MTV Love et ses sessions nocturnes RNB.
Que dire du pauvre message féministe délivré dans ce sous-produit, si ce n'est qu'il sûrement tiré d'une réclame des années 60 pour SOS Femmes Battues. Ou littéralement du comics.
Les effets un peu spéciaux, sont, comme souvent, le rare intérêt de ce genre d'entreprise. C'est quand même cher payé pour mettre en scène des séquences de la prochaine pub pour L'Oréal.

Il n'y a plus qu'à souhaiter que Catwoman fasse le four qu'il mérite. Histoire que les producteurs américains d'entertainment y songent à deux fois avant de réadapter un super-héros, avant d'en confier la réalisation à un mauvais, avant de prendre le public de ce genre de productions pour des demeurés, avant de faire une suite à cette crotte de chat. Malgré sa présence dans quasiment tous les plans, la belle black en vogue à hollywood n'est pas prête de faire oublier la prestation d'une autre belle blonde, qui en 15 minutes aux côtés d'une chauve-souris, explosait tout sur son passage et marquait définitivement les monde des super-héroïnes de sa patte.

Si ce chat là pouvait ne pas retomber sur les siennes, qu'il s'écrase comme une merde, et surtout, par pitié, qu'il n'ai pas neuf vies.

Et vivement les super-héros façon Pixar.

Aswip'

Le pour : les reins de Halle
Le contre :
tout le reste

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commentaires

sarah 20/02/2007 14:37

en effet, dans le film l'omnipresenece du décolté d'halle berry surtout dans son costume... j'ai preferé la vertion de burton.! 

chapi-chapo 31/08/2005 12:58

-3/20-

aucun commentaire, merci Pitof.

brisbane apartements 29/07/2005 09:33

Heureusement que la plastique d' Halle Berry est la pour oublier le faible scenario du film.