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22 mars 2005 2 22 /03 /mars /2005 00:00

USA - 2003 (Van Helsing)


Genre : Patchwork et mat cramé
Réalisateur : Stephen Sommers
Scénario : Stephen Sommers
Directeur de la photo : Allen Daviau
Casting : Hugh Jackman, Kate Beckinsale, Richard Roxburgh
Musique : Alan Silvestri

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Un mien ami disait récemment qu'il avait hésité entre les mentions
"moyenne" et "mauvaise" après visionnage de Van Helsing.
Et bien pas moi, j'ai mis nul à chier direct car je crois ne pas avoir vu pire dans le genre ravage de l'œuvre de Stoker. Cependant je comprends son embarras. En fait, je l'ai trouvé tellement incroyablement nul que j'ai ADORE.
A ce point de grand portenawak on flirte avec le sublime.

Ainsi, le célébrissime chasseur de vampires et streums en tout genre est de retour dans une énième adaptation sur grand écran. Après avoir usé ses espadrilles jusqu'à la corde dans des oeuvres de series B, Hollywood, en la personne de Stephen Sommers lui offre un blockbuster à la mesure de son abnégation. Il pourra enfin s'offrir un paire de bottes décente.

Je ne vais donc pas épiloguer 80 lignes sur un choix d'acteurs douteux
ou d'un plan miraculeusement pas complètement foiré, car outre l'aspect visuel correct, esthétiquement laid, mais correct, mais laid, mais correct quand même, tout le budget étant visible à l'écran, il n'y a pas gras à sauver dans ce consternant flim*:
Un scénar improbable écrit en 10 mn sur un post-it, tout est tellement téléphoné que c'est à ne pas y croire, du déjà vu un peu partout et en mieux, des acteurs carrément approximatifs voire pitoyables, une mise en scène vite faite sur le côté, une bande son INSUPPORTABLE, merci Alan Silvestri, on t'as connu plus inspiré, des dialogues à pleurer de rire.

Mais heureusement, dans Van Helsing, il y a aussi ;
un Wolverine qui lance des planitrons, une héroïne de Underworld qui chasse du vampire (N'IMP-o-r-tequoi), un Quasimodo qui s'est pris pour Mister Hyde, un Comte Dracula priapique et cabotin, un monstre de Frankenstein qui marche à la Wonder, un loup-garou à sa mémère, des succubes panées dans la farine, des bébés chauves-souris tombés dans la même cuve à chewing-gum que Rabbi Jacob, des ancêtres franciscains de l'Inspecteur Gadget, des villageois roumains en grève, un Igor toujours aussi con et bossu et des nuits de pleine lune tous les soirs. J'en passe et des moins pires.
Pour avoir réussi à ériger au rang de concept une telle somme d'inepties,
je lui tire ma casquette.

Si Stephen Sommers tirait, quand à lui, plutôt pas mal son épingle du jeu avec le 1er opus de La Momie, c'est sûrement par son axe 2nd degré. Van Helsing est tellement dénué d'humour que le ton emprunté et concerné
des interprètes de cette oeuvre de série z pour zorblub tourne rapidement l'ensemble en grosse farce à tomate. Un bien bel exercice de style en somme(rs).
Plus sérieusement on sent vraiment la retouche à tous les étages.
Le scénar a forcement été remanié moult fois et les producteurs avisés, de ce qui restera comme le plus gros ratage du genre, ont sûrement mis leur grains de sable dans les rouages. Je ne vois pas d'autre explication.
Ou alors, peut-être...

Si j'osais...

Et si Stephen Sommers était un génie!

Alors là je dis :
Vivement Van Helsing 2, Le Retour de la 7ème Compagnie Au Clair De Lune,
Van Helsing 3, Et Les Goaoulds
Van Helsing 4, Contre L'Homme De Fer.

*Flim : bouse en 24 images secondes à base de jus d'chips (cf: Le Grand Détournement, La Classe Américaine)


Aswip'

Le pour : chef d'oeuvre d'un genre nouveau
Le contre :
alors là, vraiment je ne vois pas...

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