Un
mien ami disait récemment qu'il avait hésité entre
les mentions
"moyenne" et "mauvaise" après visionnage de
Van Helsing.
Et bien pas moi, j'ai mis nul à chier direct car je crois ne pas
avoir vu pire dans le genre ravage de l'œuvre de Stoker.
Cependant je comprends son embarras. En fait, je l'ai trouvé tellement
incroyablement nul que j'ai ADORE.
A ce point de grand portenawak on flirte avec le sublime.
Ainsi, le
célébrissime chasseur de vampires et streums en tout genre
est de retour dans une énième adaptation sur grand écran.
Après avoir usé ses espadrilles jusqu'à la corde
dans des oeuvres de series B, Hollywood, en la personne de Stephen
Sommers lui offre un blockbuster à la mesure de son abnégation.
Il pourra enfin s'offrir un paire de bottes décente.
Je ne vais donc pas
épiloguer 80 lignes sur un choix d'acteurs douteux
ou d'un plan miraculeusement pas complètement foiré, car
outre l'aspect visuel correct, esthétiquement laid, mais correct,
mais laid, mais correct quand même, tout le budget étant
visible à l'écran, il n'y a pas gras à sauver dans
ce consternant flim*:
Un scénar improbable écrit en 10 mn sur un post-it, tout
est tellement téléphoné que c'est à ne pas
y croire, du déjà vu un peu partout et en mieux, des acteurs
carrément approximatifs voire pitoyables, une mise en scène
vite faite sur le côté, une bande son INSUPPORTABLE, merci
Alan Silvestri, on t'as connu plus inspiré,
des dialogues à pleurer de rire.
Mais heureusement,
dans Van Helsing, il y a aussi ;
un Wolverine qui lance des planitrons, une héroïne de Underworld
qui chasse du vampire (N'IMP-o-r-tequoi), un Quasimodo qui s'est pris
pour Mister Hyde, un Comte Dracula priapique et cabotin, un monstre de
Frankenstein qui marche à la Wonder, un loup-garou à sa
mémère, des succubes panées dans la farine, des bébés
chauves-souris tombés dans la même cuve à chewing-gum
que Rabbi Jacob, des ancêtres franciscains de l'Inspecteur
Gadget, des villageois roumains en grève, un Igor toujours aussi
con et bossu et des nuits de pleine lune tous les soirs. J'en passe et
des moins pires.
Pour avoir réussi à ériger au rang de concept une
telle somme d'inepties,
je lui tire ma casquette.
Si Stephen
Sommers tirait, quand à lui, plutôt pas mal son épingle
du jeu avec le 1er opus de La Momie, c'est sûrement
par son axe 2nd degré. Van Helsing est tellement
dénué d'humour que le ton emprunté et concerné
des interprètes de cette oeuvre de série z pour zorblub
tourne rapidement l'ensemble en grosse farce à tomate. Un bien
bel exercice de style en somme(rs).
Plus
sérieusement on sent vraiment la retouche à tous les étages.
Le scénar a forcement été remanié moult fois
et les producteurs avisés, de ce qui restera comme le plus gros
ratage du genre, ont sûrement mis leur grains de sable dans les
rouages. Je ne vois pas d'autre explication.
Ou alors, peut-être...
Si j'osais...
Et si Stephen
Sommers était un génie!
Alors là je
dis :
Vivement Van Helsing 2, Le Retour de la 7ème Compagnie
Au Clair De Lune,
Van Helsing 3, Et Les Goaoulds
Van Helsing 4, Contre L'Homme De Fer.
*Flim : bouse
en 24 images secondes à base de jus d'chips (cf: Le Grand
Détournement, La Classe Américaine)
Aswip'
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