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Genre
: Peplum au pudding
Réalisateur : Wolfgang Petersen
Scénario : David Benioff
Directeur de la photo : Katsumi Yanagijima
Casting : Brad Pitt, Eric Bana, Orlando Bloom, Peter
O'Toole, Brendan Gleeson
Musique : James Horner
Scénario
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*****
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Mise
en scène
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*****
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Photographie
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*****
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Acteurs
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*****
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Effets
spéciaux
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*****
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Sans
surprise.
Sans surprise, car voir un Brad Pitt lutter
dans la campagne de promotion du film avec des arguments faiblards en
essayant de faire passer le concept de vulgarisation était déjà
d'un grand pathétique.
Parce qu'on ne saurait se contenter d'une scène dans un film de
2h30.
On sent par trop que Wolfgang Petersen n'a
commis cette bouse que pour mettre en scène LA séquence
du flim. Je parle bien sur du combat entre Achille
Pitt et Hector Bana. L'argument force
de vente puissance 12 du flim. Et si un vague historien ou spécialiste
de l'Antiquité à jamais été consulté
durant la pré-prod du film, il y a fort à parier qu'il ne
l'ai été que sur le maniement de l'épée. Certes
la séquence est superbe, certes la photo de l'ensemble est très
(trop) travaillée et reconnaissons que côté baston
à grande échelle il y a de la maille à l'écran.
Mais que dire de cette minable version expurgée de l'attaque de
Troie,
si ce n'est que le choix du scénar est assez affligeant, les dialogues
indigents, les acteurs pas bons.
Hélène top-model Kruger
est insipide, jolie et transparente.
Coupes franche dans le personnage d'Hélène. Tans pis pour
sa gueule.
Orlando Paris Bloom
est définitivement un faux acteur sans ses oreilles d'elfe, et
ses tentatives de rendus émotionnel passant par le regard, dignes
du pire acteur de sit-com pour ménagères. Et que dire de
Brad Achille Pitt.
Habituellement brillant, on serait tenté de le croire capable de
tout jouer.
En tous cas, pas dans cette catastrophique adaptation digne d'un résumé
de cours primaire. Il campe plus un surfeur bodybuildé sans spot
et sans short qu'un demi-dieu. Je ne m'étendrais pas sur le reste
du cast aussi peu incarné qu'il est possible de l'être. Insipide
Peter O'Toole en roi Priam.
Quid de la
langue d'Homer?
Aux chiotte avec ses intentions de poète à la con.
Ce flim sera sûrement diffusé dans les collèges américains
comme témoignage anthropologique de la rudesse de la vie dans l'antiquité.
Vous savez, l'époque ou les hommes portaient des jupettes et se
nourrissaient
de racines, de lait de chèvre et où ces blaireaux croyaient
en une multitude de Dieux... les cons...
Hollywood et son apport messianique aux sciences humaines et à
la mythologie dans toute sa splendeur. Les évangélistes
ressemblants fort à des producteurs sortant d'écoles de
commerce renommées. De bons gros incultes qui n'ont rien lu de
leur morne vie. Si ce n'est le Financial Times.
Ne soyons pas élitiste, il ne faut pas marginaliser les illettrés,
entendez l'américain moyen, cible avouée de cette production.
Ils ont droit à la culture eux aussi.
Malheureusement ce cinéma là vulgarise souvent la pensée.
De plus,
l'ensemble lorgne un peu trop sur un compromis véreux entre Gladiator
et Le Retour Du Roi sans en approcher une seconde la
profondeur et la puissance. On tente de surfer sur la vague sans avoir
même appris à nager.
L'allusion au poète dans le O Brother des frères
Coens était autrement mieux sentie, c'est dire. Maintenant, les
adaptations didactiques us devraient s'en tenir à ce qu'elle rendent
avec le plus de justice et de justesse. Du roman de gare ou du fait divers.
Et éviter les auteurs qui les dépassent. Ca suffira amplement
à faire du divertissement.
Genre gros films de l'été. On s'en contentera.
Vite faits, vite vus, vite oubliés.
Ou alors donner pleinement dans le péplum sans tentatives foireuses
de justification. On évitera ainsi les productions bâtardes
se réclamant de tout, donc de rien, si ce n'est de l'incompétence
globale.
La mention
"inspiré de l'œuvre d'Homer"
ne légitime rien et surtout pas le n'importe quoi. Et ce dernier
de se retourner dans sa tombe.
Aswip'
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