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25 mars 2005 5 25 /03 /mars /2005 00:00

Grande Bretagne - 2004 (Bridget Jones : the edge of reason)


Genre : Gras double
Réalisateur : Beeban Kidron
Scénario : Andrew Davies, Helen Fielding, Richard Curtis, Adam Brooks
Directeur de la photo : Adrian Biddle
Casting : Renée Zellweger, Colin Firth, Hugh Grant
Musique : Michael Price, Toby Chu...

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Bon alors, je tiens à préciser que j'ai vu la version française et que je la déconseille expressément. Ajouté au fait que cette suite est merdique, ça commence à faire lourd.
C'est d'autant plus dommageable que le premier opus était très sympathique.
De la très bonne comédie comme les anglais(es) savent le faire. Au delà de ça la mise en scène était vraiment bonne. Avec un vrai bon travail de montage soutenu par une bande originale d'enfer.

Mais si le but avoué de l'Age De raison était de démystifier la cellibattante la plus sexy et attachante de la perfide Albion, c'est une réussite totale. Était-il nécessaire de faire prendre 12 kg de plus à Renée Zellweger par rapport au 1er dans lequel elle était déjà gironde mais fort charmante?
On sait sa facilité à rentrer dans la peau de ses persos, et que c'était dans le scénario de cette suite, mais était-ce pour autant une bonne idée?
Aux vues du traitement que lui ont infligés habilleuses, maquilleurs et coiffeurs, on serait tenté de penser l'inverse. Contrat rempli cependant, elle est débandante au possible. La tronche luisante, genre j'ai mangé trop de charcuterie à noël et une coupe de veuch digne de Sandrine Bonnaire dans Sans Toit Ni Loi. Elle est dans le rôle. Celui de la fameuse ménagère de moins de 50 ans plus communément appelée "Bobonne".
Et de fait, elle devient aussi inintéressante que les émissions télé dont elle est la proie tant convoitée. Elle n'a donc pas grand chose à dire cette nouvelle égérie des plages de pubs du prime-time. Elle est juste bonne à aller faire le pleins de boissons gazeuses avec son gros caddie dans la cohue des hypers le vendredi soir. Ca tombe plutôt bien, elle n'est pas non plus censée avoir la faculté de penser.
Idem pour le choix de la nouvelle metteuse en scène, Beeban Kidron
Moins inspirée que ceux des productions Marathon : Sous Le Soleil & j'en passe, c'est dire...

S'en est donc bien fini du peps de l'espiègle Bridget Jones première mouture. Elle est ici compulsivement névrotique pour masquer le cruel manque d'inspiration des scénaristes de cette sequelle. Ne souffle donc sur cet Age De Raison qu'un maigre filet de vent charriant une onde basse fréquence, imperceptible, et tout juste apte à provoquer la somnolence.
Une seule bonne idée est à mettre au crédit de cette production, le caractère de "la rivale". Malheureusement, son exploitation sera gérée avec un manque de finesse et de maîtrise patent. Symptomatique de l'ensemble.

Jusqu'ici, cette critique est plutôt phallocrate alors rendons grâce à la comédienne Zellweger d'avoir osé. A l'américaine. Elles ne sont en effet pas nombreuses sur le marché du paraître qui auraient acceptées tel traitement. Car malgré les discours convenus évoquant la capacité de composition des actrices, le manque d'imagination de la plupart des scénaristes quant aux propositions de rôles féminins, l'hypocrisie prend le plus souvent la forme de : "c'est pas mon bon profil", "pas trop moche quand même" ou "je suis pas très bien éclairée là"...
Une petite couche pour le futur homme de sa triste vie, Mr Jones, Collin Firth. Archétypale du quadra anglais guindé, pour rester poli, insipide et gland est encore en deçà de la vérité et relève même de la litote. Il n'a changé en rien et le fait de vivre aux côté de Mme Shrek ne l'a pas transformé en prince charmant. On aurait pu s'en réjouir si son personnage allait au final vers un tant soit peu d'évolution. Il demeurera constamment chiant et le jeu de son interprête en rapport.
Monsieur quadra roi des play-boy un peu défraîchi aka Hugh Grant serait bien le seul à tirer son épingle du jeu si son rôle n'en faisait définitivement le salop de service avec un manque de subtilité et d'humanité total. Ajouté à cela des ressorts scénaristiques d'une banalité transcendantale et vous vous surprenez à regarder une suite calamiteuse dont le but avoué est de surfer sur le succès du Journal de BJ.
Et si c'est ça l'Age De raison, souhaitons de rester des adolescents attardés encore un petit moment.


Aswip'

Le pour : Le Journal
Le contre :
L'Age De Raison

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commentaires

enzo 05/02/2008 22:38

Ca y est, enfin vu. Et dans les mêmes conditions (merci TF1). Rien à redire, rien à ajouter... Dès les premières minutes je me suis dit "ils ont forcé sur le beurre". Il y en a autant dans le maquillage, que dans le scénario... Tout glisse jusqu'à la fin bien huilée à la margarine... Gare aux hauts le coeur.