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Vendredi 25 mars 2005

USA - 2003 (Hellboy)


Genre : Bête à cornes
Réalisateur : Guillermo Del Toro
Scénario : Guillermo Del Toro, Peter Briggs
Directeur de la photo : Guillermo Navarro
Casting : Ron Perlman, John Hurt, Selma Blair
Musique : Marco Beltrami

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Sûrement le film le plus réussi de Guillermo Del Toro à ce jour. Et pourtant ce n'est pas encore ça. Ce réal semble vouloir se spécialiser dans le super anti-héros et avec un peu de persévérance il finira par pondre une adaptation digne de ce nom.

Pour ce qui est de celle-ci, ça ressemble à Hellboy, ça à le goût de Hellboy, mais les puristes et autres fans du personnages risquent de na pas y trouver leur compte. Le perso n'est pas tout à fait incarné et ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Maquillage et costume réussit, bon choix de l'interprète, Ron Perlman, esprit du démon relativement respecté.
C'est le relativement qui coince.
Le côté cynique du personnage est présent, punchlines délivrées toutes les 5mn comme un métronome, mais sa noirceur intrinsèque ne fonctionne guère. Or il ne suffit pas de lui donner des expressions d'affliction et de filmer le tout dans la pénombre pour rendre son mal-être consistant. Mauvaise direction d'acteur et mauvais choix scénaristiques.

Opposer un personnage si fort, un gros démon tout rouge de 2 mètres avec une main en pierre surdimensionnée et à l'esprit acéré comme les lames de Blade, à un jeune freluquet sans face, insipide, au cœur pur qui aura pour tâche de le faire mûrir en tentant de lui souffler sa copine...
- respire un coup, ça va aller... ça, si c'est pas une idée de toute naze...
Et du coup, le merdeux prend une place trop importante pour ce qu'il aura à apporter au film. Pas grand chose.
Disons que ce film ne s'adresse pas qu'aux connaisseurs de l'œuvre originale, pourtant très prisée outre-atlantique, et qu'il n'y a rien de tel qu'un jeune wasp neuneu pour créer l'empathie. D'autant plus dommageable que le démon se demerde pas mal seul.
Certes, il y a un John Hurt correct en vieux professeur de vie un peu fatigué et rongé. Il y a surtout sa magnifique voix de vieil acteur Shakespearien.

Hellboy s'annonce certainement comme le premier opus d'une lignée. Il n'en à pas fini de sauver la planète. Mais gageons que dans les sequels, ce qui fait sa vraie nature, sa noirceur, soit reléguée au second plan au profit de scènes d'actions dont sont clients les teens ciblés.
Comme pour Hulk donc, dommage. Même si Hellboy reste un moindre dommage que la crotte posée par Ang Lee.
- Ce dernier avait au moins tenté l'introspection et la contemplation...
C'est ça, fout toi de ma gueule.

Ca n'est donc pas encore cette fois que Hollywood offrira une version de super-héros qui ne soit pas à destination d'un public attardé et boutonneux. Il y aurait bien Spiderman qui lui, au moins, a le mérite d'être affiché ouvertement comme à destination d'un tel public. Mais sans cynisme et avec ce qu'il faut d'intelligence. D'où peut-être son succès.
Côté spectacle, c'est très correct. Tans pis pour moi si ce qui m'intéresse le plus dans ce genre de film, ce sont justement les à-côtés. C'est d'autant plus dommage, que sur le papier, Hellboy avait vraiment vocation à devenir un (anti) héros intéressant une fois porté à l'écran.
Il aurait pour ce faire fallu que Mignola (le dessinateur officiel) se colle de près à la réalisation et applique ce qu'il fait de main de maître avec sa plume et de l'encre.
Noire l'encre.

Roberto Rodriguez devrait relever le gant en adaptant Sin City de Frank Miller, avec la collaboration de ce dernier. Tout n'est peut-être pas mort pour qui voudrait un jour voir une adaptation de comics réussie et bien dark.


Aswip'

Le pour : les fx
Le contre :
le scénario

 
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