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Lorsqu’Aswip m’a dit «zieute un œil sur la BA d’Ultraviolet c’est du bon», j’ai de suite décelé dans son beau filet de voix qu’il fallait s’attendre a du lourd. Bien sûr je pratique le bonhomme depuis quelques années et je me doutais que son admiration soudaine pour le prochain film à l’affiche de Mila Jovovich, augurait avec une ironie certaine une perle de plus dans la filmographie chargée de l’ex-mannequin. Les impressions post-visionnage sont remarquables. Il y a dans ces extraits un je-ne-sais-quoi d’euphorique, de bluffant, d’epoustouflante comme dirait notre grand ami Begnini. Comme si nous étions à l’aube d’une ère nouvelle, et que nous venions de découvrir le chaînon manquant entre Matrix et les pubs l’Oréal. Rien que ça. Le contexte fleure bon la sous-SF, et les moyens mis en œuvre rappelle ceux d’Higlander 2. Sauf que depuis le deuxième chapitre des aventures cinématographiques de Duncan Mc Leod, le potager d’où poussent les navets s’est équipé de serveurs 3D d’occasion, bons à pondre de l’effet visuel pas cher. Les visages sont floutés façon Capitaine Sky et le monde de demain pour accentuer le coté nostalgique d’un futur déjà triste, les coups se donnent dans le vide comblé par son paquet de pixels en décomposition, les portes s’ouvrent en coulissant sur des milliers de soldats qui sont autant de pellicules à éliminer au plus vite (exit les pointe sèche !) et Mila a des répliques à la hauteur de son jeu d’acteur. Respect. Le plus de cette prévisu, c’est qu’on a hâte de voir ça. Entre potes bien sûr et pas forcément au cinéma histoire de ne pas trop gêner les spectateurs voisins qui se sont déplacés avec un état d’esprit différent. Celui de voir Mila dans un bon film ? Ca paraît improbable mais on sait que quelques aficionados du 5ème élément espèrent encore. Autant ne pas gâcher leur plaisir. En tout cas ça coming soon. Patience. La bande annonce
Enzo
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