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7 avril 2005 4 07 /04 /avril /2005 00:00

USA - 1999 (Mission to Mars)


Genre : S.O.S terriens en détresse
Réalisateur : Brian de Palma
Scénario : Lowell Cannon, Jim & John Thomas
Directeur de la photo : Stephen H. Burum
Casting : Gary Sinise, Tim Robbins, Don Cheadle, Connie Nielsen.....
Musique : Ennio Morricone

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Dans un futur pas si lointain quatre astronautes triés sur le volet sont envoyés sur Mars. Une fois sur place, alors que tout semble se dérouler pour le mieux, un événement aussi soudain qu'étrange, décime l'équipage. Sur terre le contact est rompu. La NASA décide d'envoyer la deuxième équipe, dont le départ était initialement prévu deux ans après l'amarsissage de la première navette, afin d'essayer de sauver ce qui peut l'être et de comprendre la raison de l'incident. Devant l'urgence il va néanmoins falloir s'armer de patience puisque le trajet dure six mois.

Haaa ça commence plutôt mal. Pas à cause de l'accident, non, mais bel et bien à cause de la scène d'introduction réalisée en un épuisant plan séquence, afin de nous présenter les principaux protagonistes des deux équipes Mars one et Mars two. La galipette technique n'éblouit même pas, bien au contraire, du fait de l'insipidité du contenu qu'elle est censée filmer. La caméra flottante nous traîne d'un couple à l'autre pour une présentation de portraits digne d'un soap-télé, façon Amour, gloire, et feux de l'amour. La maladresse scénaristique est tellement flagrante qu'en salle les fans de l'Impasse ou du mythique Scarface, s'agitent, persuadés de s'être trompé de séance. On opte alors pour un petit coup de mou du talentueux réalisateur, qu'on imagine, on ne sait pourquoi, à l'étroit lors de cette première scène. Or celles suivantes ne seront pas vraiment meilleures, ou si peu. Certes les premières images de Mars sont belles, paraissent crédibles, et bien installé dans notre fauteuil, on suit avec un certain plaisir les premiers pas de l'équipage de Mars one. Certes l'incident suscite la curiosité, installe le suspens nécessaire, on a hâte que Mars two débarque à son tour pour connaître le fin mot de l'histoire, mais le stress demeure absent, et ce malgré les avaries et conflits censés rappeler qu'on est pas là pour rigoler. Pourtant, une scène épouvantable de queue-leu-leu spatiale est à la limite de rompre le peu d'intérêt qu'il nous reste, à coup de fous rires nerveux... Dans un style tout autre, et malgré un laps de temps plus court, je me remémore que dans un certain Aliens à ce niveau de l'histoire, je n'en menais pas large à bord du vaisseau de marines à la rescousse de la colonie... Passons. Une fois sur Mars, à aucun moment l'intrigue mystèrieuse ne prend de l'ampleur et la trame reste à ras des cratères. Brian de Palma semble bel et bien désintéressé, décidé à laisser ses héros tâtonner et se diriger tranquillement vers la fin de l'histoire. Et puis vient le dénouement qui s'avère bien pauvre, peu original et même mal rendu d'une certaine manière, nous proposant une explication iconographique proche de certaines émissions scientifiques, avec schémas infographiques à l'appui. On se croirait à la télé sur la cinquième chaine.

The end, générique, n'oubliez pas de jeter votre boite vide de popcorn à la sortie.

Mouais.

Bon qu'est ce qui n'a pas fonctionné ? Les acteurs ne sont pas mauvais, les paysages ne sont pas laids, l'histoire ne remue rien mais n'est pas catastrophique... En fait j'ai l'impression d'avoir vu un film avec le régulateur narratif enclenché sur automatique, avec même des passages pour le moins déplacés mais expédiés, d'alternances de joies et de peines, sans états d'âme. L'équipe de Mars two éprouve une joie sans retenue d'aller sur la planète rouge, sans avoir une pensée inquiète pour la première équipe, peut-être anéantie. Ces astronautes ont-ils du coeur ? Même pas à l'ouvrage. Et d'ouvrage, celui ci laissera peu de traces dans les chroniques cinématographiques martiennes, et même au sein de la filmographie d'un de Palma qu'on a connu plus en forme.

Enzo

Le pour : Connie Nielsen très jolie, Gary Sinise plutôt rare à l'écran
Le contre :
pas grand chose à se mettre sous la dent

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commentaires

Clo 21/03/2006 16:12

Mamma mia mais qu'est ce que ce film est nul. je l'ai vu avec un groupe de potes et au bout de dix minutes de film j'ai pas pu m'empêcher de faire des commentaires débiles tout le temps (en temps normal au ciné faut pas me parler sous peine de se prendre un pain dans la tronche faites passer le message) tant et si bien qu'à la fin toute la salle était bidonnée. Bref un Navet avec un grand N

slobodan ou jojo lafrite. C\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\ 06/05/2005 19:28

Je suis pas allé voir cette merde au cinoche mais je l'avais vu à la télé, sur le câble, l'année dernière. C'est triste et pathétique. La vraie scinece fiction, en fait, c'est de regarder ce film! Juste après la fin digne d'une chute de chez Goosens, j'ai zappé et je suis tombé sur les première secondes de action mutante, et là, je me suis dit que j'étais enfin sauvé!
allez...

Aswip 08/04/2005 01:23

Certes, mais dans Mission To Mars il y a surtout de la réplique qui provoque des rafales arrêts sur images, immédiatement suivis de rewind et play it again Sam :
- "A des millions d'années lumières de la Terre, dans un visage tout blanc, plus rien ne m'étonne..."
ou encore
- "La différente génétique entre les singes et les hommes est de moins de 3%, mais ces 3% ont donnés... Einstein, Mozart..."
- "Jack L'eventreur..."

et là, on en peut plus de se tordre de rire de manière compulsive autant qu'irrepressible.