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Japon - 2004 (Casshern) |
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Genre : Techno space opéra ébouriffant, touffu, intriguant, déroutant, étrange, hallucinant, soporifique, sublime, intelligent, guimauve, surprenant, fascinant, chiant, difficile, unique, impressionnant, bizarroïde, ovniesque, mou, couillu, décousu, planant, baroque, d'une beauté graphique rare.
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Casshern nous met en présence d'un monde post-apocalyptique totalitaire et totalement pollué où de savants manipulateurs du génome semblent détenir le destin de l'humanité en leurs éprouvettes. Mais la frontière de l'humanité à une tendance au flou quand le père généticien de notre héros en devenir joue l'apprenti Frankenstein et s'octroie de graves entorses au serment d'Hippocrate afin de sauver son épouse mourante. Il est souvent problématique de jeter la pierre quand la dérive est générée par de louables intentions de base. Et quand en sus le fils du savant fou se fait tuer au front, au front de la guerre, pas au front de la tête évidemment, là, la coupe ne roule pas mousse et qu'à la fin elle explose. Vous l'aurez comprit, les champignons hallucinogènes sont beaucoup plus puissants sur l'île d'Okinawa que dans le Cheshire natal de Lewis Carroll. Cependant, Casshern pourrait s'avérer une oeuvre tout aussi majeure qu'Alice Au Pays Des Merveilles dans la tradition surréaliste. la colonne vertébrale de ce film est donc une fédération de peuples asiatiques victorieuse d'une fédération européenne et régit par la loi martiale. L'ensemble est unifié sous une architecture néo-stalinienne ou post hitlérienne et régie par un Big Brother is watching you prêt à mâter toute rébellion. Outre l'exercice visuel d'une grande maîtrise, l'emploi de la bande originale reste l'élément le plus troublant et finalement le plus intéressant de cette entreprise. sur certaines séquences, elle sert ainsi de liant. Le même thème musical s'étirant de l'une à l'autre jusqu'à devenir antimonique avec l'action de la scène qu'il illustre alors, laissant le spectateur aux prises avec des impressions assez inédites. Casshern, c'est la rencontre improbable de X-Or et Blade Runner. L'ensemble enrobé par une photo à la Ridley Scott des années 80 s'il avait usé du Flame et de la surexposition à l'excès. Et malgré des scènes d'actions tonitruantes montées au scalpel, le rythme d'ensemble est pour le moins contemplatif. |
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Le pour : des partis pris très affirmés |
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|
par Aswip'
publié dans :
Les films en vrac
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