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Genre : Remake
Réalisateur : Jean-Francois Richet
Scénario : James DeMonaco, John Carpenter
Directeur de la photo : Robert Gantz
Casting : Ethan Hawke, Laurence Fishburne, John Leguizamo, Ja Rule, Gabriel Byrne
Musique : Graeme Revell
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Scénario
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*****
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Mise en scène
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*****
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Photographie
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*****
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Acteurs
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*****
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Effets spéciaux
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*****
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Assaut Sur Le Central 13 n'a de remake que le nom. Jean-Francois Richet s'est sûrement fait plaisir à diriger Laurence Fishburne, Ethan Hawke et autre Gabriel Byrne mais le résultat, quasi systématique avec ce genre d'entreprise, est que l'on écope d'un film de producteurs. Soit un film didactique et forcement inintéressant.
Pas de mystère dans cette version. Aucune explication ne vous sera épargnée sur les tenants et les aboutissants, l'origine et la fin, le pourquoi, le comment. Codifié au possible, cette refonte du mythique Assaut de John Carpenter est une démonstration des bonnes vieilles ficelles du film d'action made in usa comme on en fait à la truelle depuis les années 90. Mise en place des personnages et de leurs psychés troublées ; le flic sous Prozac suite au décès de ses anciens équipiers,
- J'te fiche mon billet qu'il se sens responsable ce pauvre homme...,
son analyste traitant gaulée comme une Barbie,
- Elle même souffrant de troubles névrotiques sans doute...,
des détenus qui n'ont pas eut une enfance dorée et qui sont eux aussi fort atteint,
- Des hispaniques et des renois j'parie...,
et le machiavélique boss du crime sans pitié et nœud du problème
- il doit bien avoir un fond d'humanité ce brave type...
Développement, conclusion, jusqu'au fond justement, rien ne sera laissé dans l'ombre : il neige, on est le réveillon du jour de l'an, pour bien expliciter l'absence d'aide extérieur. Bienvenue dans le monde de Descartes revu et corrigé au Pespi Light.
Usual suspect aurait-il fait tant de mal au thriller d'action made in usa?
Le principe du remake ou de l'adaptation a-t-il pour but avoué de trahir à ce point l'œuvre originelle que produire une refonte vulgaire, innervée de toute ambition, soit devenue loi?
La crise monétaire va-t-elle perdurer?
A quoi bon?
- Mais qui est Kaiser Sauzé? lalala.
Des films d'action petit bras et gros budget y en aura toujours. Ne serait-ce que pour pouvoir financer des projet plus ambitieux.
Ce n'est pas ce qui me pose problème. Mais plutôt cette prétention à s'emparer d'un des meilleurs films du genre pour en faire un objet contre nature et relevant du saccage.
- Il ne s'adresse pas forcement au même public et n'a donc pas les même ambitions. Et puis le scénar était déjà écrit. C'est toujours ça de moins.
Ils l'ont bien réécrit en effet. Bible du remake à la main, pour mieux le vider de tout sens, de toute ambiguïté.
- Puisqu'on te dit qu'il s'adresse aux ados ce remake.
On nivelle effectivement. Histoire que le cœur de cible n'ait pas l'opportunité de penser. Limite qu'il se fasse un peu chier, mais juste ce qu'il faut pour ne laisser place qu'à des interrogations primordiales et impérieuses du genre : "j'aurais pas envie d'un Coca moi?"
Les pontes de Rogue Pictures seraient-ils en cheville avec les marchands de savons?
- Comme tu est naïf...
Bon bah alors, dans Assaut Sur Le Central 13 vous pourrez voir le même Laurence Fishburne que dans Matrix, mystérieux, sentencieux, porteur de messages forts sur la vie et filmé de profil. Un Gabriel Byrne aussi intérieur et ambigu que dans toutes ses prestations, le charisme en moins. Un Brian Dennehy aussi réac que dans Rambo et aussi sous exploité que d'habitude. Mais vous pourrez surtout voir de la pétasse au grand cœur, des scènes de gunfights où ça défouraille sa mère, des rédemptions bien à propos, de la tension psychologique très tendue, des punchlines vraiment senties et une inévitable happy-end qui à le goût d'une happy-end.
- Tu charries, la photo est belle quand même.
Et la mise en scène contractuelle, la bande originale peu originale.
T'en souvient-il? celle de Carpenter était quand même du genre à te poser une ambiance, à faire dresser les poils et l'inquiétude. Celle de Graeme Revell est interchangeable et jetable.
- Le jeu des acteurs à quand même évolué.
Certes, mais on se sentirait vraiment impliqué si les intentions étaient les bonnes. Parce qu'au final on se tape de savoir qui sera le prochain à rendre les armes tant les personnages sont caricaturaux et archi rabâchés.
- Et la photo alors, elle à une autre gueule que dans Assaut.
Les gris coloré de Douglas Knapp sont effectivement moins séduisant que les choix contrastés de Robert Gantz mais n'avaient pas leur pareil pour poser le malaise et la sale ambiance.
- bon, je vois que tu a décidé de faire ta tête de lard et d'être d'une mauvaise fois jusqu'au-boutiste. Il aurait pu être bien pire ce remake.
Possible. Il y a cependant un plan mortel dans la version de Jean François Richet. Un plan très large de l'extérieur du commissariat soudainement assailli par des détonations étouffées et lumineuses. Un très beau plan. De quatre secondes.
Aswip'
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