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6 juin 2005 1 06 /06 /juin /2005 00:00

"Y'a pas que les grands qui rêvent" scandait notre Melody nationale, y'a, oulaaa, une bonne douzaine d'année. Y'a pas que les grands non plus, qui ont le stricte privilège de voir leur livre de chevet adapté au cinéma. Na !

Tandis que Ron Howard décrypte le Da Vinci Code, Tim Burton fignole son Charlie et la chocolaterie, de l'anglo-gaëllique-norvégien Roald Dahl, la référence littéraire de plusieurs générations de mômes. A l'heure où nos chers petites blondes ne jurent plus que par l'apprenti sorcier Harry Potter, le plus âgé d'entre eux (Tim Burton va souffler sa quarante septième bougie le 25 août) s'apprête à remettre au goût du jour les aventures délirantes de Charlie, l'un de ses héros d'enfance. Un coup d'œil à la bande annonce suffit à se rendre compte que Burton semble avoir retrouvé sa forme créatrice d'antan, celle qui a fait naître jadis Beetlejuice, Edward aux mains d'argent, Jack l'épouvantail, et d'épouvantables martiens d'un mètre 20 allergiques à la musique, celle aussi responsable des maux d'estomacs d'un bon nombre de mères de famille, perplexes devant l'imagination débridée et un peu abîmé du conteur-réalisateur.

Une fois n'est pas coutume, Jonnhy Deep joue la tête d'affiche et mène à la baguette avec un plaisir non dissimulé, tout un éventail grotesque de personnages aussi déjantés que charismatiques.

Rendez vous d'abord ici pour une dégustation gratuite, puis plus tard, vraisemblablement mi-juillet 2005, pour la gourmandise intégrale.

Enzo

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commentaires

chris 01/09/2005 15:12

Pour la deuxième fois consécutive, Burton effectue un véritable travail d’introspection à travers ses réalisations. Un virage à 360° après la grande déception de « La planète des singes », totalement impersonnel, et une première mise au point avec « Big Fish », qui affirmait le choix de Tim Burton pour un cinéma non réaliste, ancré dans un univers magique et poétique.



Avec « Charlie et la chocolaterie », la suite en quelque sorte de « Big Fish », Tim Burton hurle sa volonté de jouir du plaisir simple, de la satisfaction qui semble ne servir à rien et qui constitue l’essence même de ce qu’est Tim Burton. Le chocolat constitue le symbole de ce plaisir simple.



Tim Burton cherche, réfléchit, regarde son passé, celui de son enfance et de la découverte de ses premiers plaisirs. Plaisir sucré, avec le chocolat et les bonbons, bien sûr, mais également plaisir visuel, avec la découverte d’un cinéma qui l’a émerveillé. Tim Burton suivait la même démarche de partage de ses goûts cinématographiques dans « Ed Wood » ou dans « Mars attacks ». Mais ici, il rajoute une couche. Ses références ? Charlie Chaplin, avec cette maison de travers qui fait immédiatement référence à « La ruée vers l’or ». Les usines et leur travail à la chaîne, images bien connues des « Temps modernes ». Kubrick, et la séquence des singes et du monolithe de « 2001, l’odyssée de l’espace ». Des références lourdes, sorties directement du septième art de légende, et très importantes pour la formation artistique de Tim Burton.



« Charlie et la chocolaterie », une œuvre d’introspection et de recherche de mémoire sur ce qui paraît essentiel au metteur en scène. L’essentiel, comme le monolithe de Kubrick, symbolisant toute la mémoire de l’univers. Et Tim Burton, de remplacer le monolithe par une barre de chocolat ! Quelle audace ! Une barre de chocolat, comme mémoire de l’univers ; et de comprendre alors qui est vraiment Tim Burton. L’artiste honnête avec lui-même, très peu influençable mais à l’écoute, en recherche permanente, en introspection et en perpétuel mouvement.


Tim Burton et sa nostalgie du passé, avec les déceptions qui en découlent. Les enfants d’aujourd’hui, lassés de tout, émerveillés de rien, dans l’oubli total du plaisir simple. A écouter Tim Burton, il faut croire que seule la pauvreté permettrait l’émerveillement, comme unique remède à l’ennui. La télévision insipide a remplacé le cinéma créatif, crime de lèse-majesté ! « Charlie et la chocolaterie » ou la chute de l’empire univers.



Tim Burton et lien familial. La famille réelle d’abord, dans une introspection Freudienne du lien avec le père. Un père frustrateur, puis la rupture avec le lien familial, puis plus rien. « Charlie et la chocolaterie » ou la recherche d’une nouvelle famille. A cet égard, ce film peut être rapproché d’un autre monument du septième art, « Citizen kane » d’Orson Wellles.



La famille fictive ensuite, celle du cinéma bien sûr, avec Chaplin, Kubrick, Welles… Et puis Christopher Lee, qui joue le père de Johnny Depp dans le film, de la même façon que Vincent Price jouait le père dans « Edward aux mains d’argent ». Par ces choix pour les rôles du père, très explicites, Tim Burton fait immédiatement référence au cinéma bis fantastique qu’il a adoré et qui a fait office de seconde famille pour lui.



Selon moi, un film très important dans l’œuvre de Tim Burton, où il réussit à travers l’œuvre d’un autre, Roald Dahl et sa littérature en enfantine, à parler de lui-même. Malgré les défauts habituels de Tim Burton, parfois trop manichéen, répétitif ou explicatif, « Charlie et la chocolaterie » se profile comme une de ses œuvres les plus personnelles. Une œuvre très honnête mais difficile d’accès, tant les références et les symboles sont abondants.

zapy 21/07/2005 12:51

Un bon Tim Burton comme on les aime, un brin de cynisme de la part de Willy Wonka, beaucoup de surréalisme dans les images et dans l'histoire, une part de rêve, un petit carré de chocolat et deux heures de bon ciné !

Leo 20/07/2005 11:50

Johnny Depp est vraiment nul en Willy Wonka, je n'aime pas du tout.. GENE WILDER voilà le vrai willy wonka!!!

yerom 18/07/2005 15:15

Bon j'ai toujours pas vu ce Tim Burton...
Par contre, plus je vois les affiches et la campagne pub, plus je me dis que c'est moche et mal fait. Mais bon, tout le monde sait qu'une affiche ne fait pas un film...

émilie 17/07/2005 11:31

Personnellement, j'ai adoré tout ce qu'il y a "derrière". La relation parents-enfants, etc... j'en ai fait un petit article sur mon blog.
bises
émilie.