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Dans le civil, Lara Croft se fait appeler Jane. Jane Smith. Mais on a tous reconnu qu'il s'agissait de Lara Croft. A cause... de... vous savez... sa grosse... natte. Et Action Man le plus grand de tous les héros, comme il ne veut pas être en reste côté pseudonyme, il a choisi de se faire appeler John. John Smith. Car en fait, il est marié avec Lara Croft dans la vraie vie. Malheureusement pour le parfait équilibre de cette union si parfaite, leurs employeurs respectifs ont décidés de manière simultanée et respective d'éliminer tout concurrence. De manière respective.
Lara Croft et Action Man le plus grand de tous les héros vont donc se retrouver en première ligne et face à face. Elle pour exploser Hasbro et lui pour atomiser Eidos Interactive. Soit pour réduire à néant le gagne pain l'un de l'autre et vice et versa. Et pour ceux qui ont déjà quelques difficultés à suivre, cela risque de ne pas s'arranger puisque le meilleur est à venir.
Et le voici.
Ils ne savent rien, ni l'un, ni l'autre, de la réelle identité de l'un et de l'autre. Autrement dit, cette truffe de Lara Croft est à des lieues d'imaginer qu'elle partage le même toit que Action Man le plus grand de tous les héros et ce dernier, ce ballot, n'a même pas reconnut que sous les traits de Madame Smith se cache en fait Lara Croft. Vraiment, c'est à désespérer de nos héros. Pourtant lui, avec sa coupe militaire, ses tablettes de Galak en guise d'abdos et ce bras gauche en plastique tout raide, contrairement à l'agent
Big Jim, qui lui bénéficiait d'une articulation cubitale très au point. Et elle, quand même... avec ses... sa... grosse natte toute tendue.
Mais passons sur les grosses ficèles d'un scénario pas finaud mettant aux prise la pègre des multinationales du jouet. Concentrons nous plutôt sur cette fumeuse intrigue qu'on a eut tant de mal à mettre à jour de manière compréhensible et qui repose sur une mystification grossière. C'est aussi ça Hollywood. Plus c'est énorme...
Les jeux sont fait et rien ne va plus dans le couple. Après avoir découvert l'identité secrète (tu parles...) l'un de l'autre, c'est la grosse descente pour les époux Smith. "Mais comment, tu m'avais pas dis que ton père c'est Jon Voigt" ou "Tu peux parler, t'as bien du t'amuser avec Thelma et Louise...". Et ce n'est que reproches à n'en plus finir.
Allant jusqu'à comparer la taille de leurs queues pour savoir qui portera la culotte. c'est que la nature à pourvue Lara Croft d'une grosse paires de coroñes en plus d'une grosse... d'une unique grosse natte. Et quand Action Man le plus grand de tous les héros apprend qu'elle chasse le T-Rex au fusil à pompe et que Hollywood lui fait des ponts d'or pour adapter ses aventures sur grand écran, son sang ne fait qu'un tour le mettant dans une rage folle. On a beau être de nature démocrate libérale et plutôt progressiste en terme de droits de la femme, quand c'est ta propre meuf qui beurre les épinards alors que tu jouis du titre envié de plus grand de tous les héros, c'est les boules. Donc une grosse scène de ménage s'ensuit. A base de croc en jambes et coups de coudes dans la bouche.
John Smith est le nominateur commun le plus répandu de tous les pseudos espions en mission qui s'enregistrent dans un motel avec vue sur leur cible.
Ou qui réservent une table incognito pour parachever une filature en milieu hôtelier. Il y a des patronymes comme ça. John Doe étant celui du psychopathe lambda par exemple. Tout cela est archi connu dans le milieu sous-marin. Comment alors Mr & Mrs Smith ont-ils donc pu partager cinq (ou six) années de vie commune sans avoir jamais rien soupçonné des activités de taupes l'un de l'autre. Sont-ils à ce point doués pour la duplicité? Ou tellement mauvais qu'ils méritaient de former un couple de tueurs au rabais?
Une chose est sûre, dans les grosse productions ludiques de l'été, on en est pas à quelques à peu près près. Le scénariste de Mr & Mrs Smith n'a sûrement pas souffert de vilaines migraines tant le scénarii dont il a accouché est mince et ficelé à la va vite. Il repose entièrement sur la qualité de jeu des interprètes. Angelina Jolie et Brad Pitt font leur possible, voire plus car affinités, pour incarner le sémillant couple Smith mais leur plastique respective ne fait même pas illusion. En tous cas, pour le spectateur. Voir la pathétique scène de danse que même un Arnold Schwarzenegger exécuterait avec autrement plus d'éclat.
Et pourtant, le thème est éculé et les exemples de réussites sont légions :
Michael Douglas et Kathleen Turner dans La Guerre Des Roses, Uma Thurman et David Caradine dans Kill Bill vol.2, Arnold Schwarzenegger, encore lui, et Jamie Lee Curtis dans True Lies, Roland Blanche et Hélène Vincent dans Bernie...
Reste une réalisation punchy de Doug Liman qui assure son cachet dans les règles de l'art : Toujours plus. Toujours plus loin, toujours plus gros, king size, Extra Large, XXL. Et ça donne un mauvais remake surproduit de Un Gars Une Fille qui part gravement en sucette. Car shooté aux effets pyrotechniques pour palier une écriture bâclée.
Aswip'
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