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22 février 2005 2 22 /02 /février /2005 00:00

US - 2000 (The village)


Genre : Suspens villageois
Réalisateur :
M. Night Shyamalan
Scénario : M. Night Shyamalan
Directeur de la photo : Roger deakins
Casting : Bryce Dallas Howard, Joaquin Phoenix, Adrien Brody, William Hurt, Sigourney weaver, Brendan Gleeson
Musique : James Newton Howard

Scénario
***
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
****
Effets spéciaux
*

Le dernier film de M. Night Shyamalan est sorti sur les écrans...
Tiens donc.
Certes, ne soyons pas trop surpris car la bande annonce circule sur les toilesdepuis fort longtemps. Les affiches ornent également les murs de la ville.Nous étions prévenus. Mais qu'en est-il de ce dernier opus en date?
Sera-t-il aussi ennuyeux et décevant que son prédécesseurSignes?
Sera-t-il aussi surprenant que le tout premier 6e sens ?
Je suis donc allé voir le dernier film "du gars qui a fait le sixièmesens...
Pas de doute à la vue de la bande annonce que la recette est la même.Un mystère irrationnel voile une partie de la vérité quele réalisateur se fera une joie de nous servir sur un plateau avant lafin du film. C'est le film "sauce Shyamalan" et comme tout inventeurd'une sauce, il se doit de la maîtriser.
Fort heureusement pour le spectateur, la saveur est là et ne relèvepas le plat à l'excès. Le cuisinier de cette sauce aime se jouerde son spectateur. Il aime faire croire, jouer sur l'apparence, jouer sur lemystère, brouiller les pistes pour les remettre dans l'ordre subitement.Et si le tout peut laisser planer la face inexpliqué du monde, c'est encoremieux.
" Le Village" part d'un principe simple. Des villageois menant unevie simple ont signé un pacte avec les créatures des bois délimitantune frontière à ne pas franchir sous peine de violentes représailles.Cette frontière est matérialisée par l'orée de laforêt. La présence des créatures ne donne pas une vie paisibleaux habitants du village, surtout le jour où la frontière est violée...
Moins compliqué que les précédents par le fond, la formeet les artifices. On pourrait presque penser que M. Night Shyamalan a mis del'eau dans sa sauce, ou au moulin suivant votre point de vue (personnellement,c'est de l'eau dans la sauce qui passe dans le moulin). Le village est un récitrondement mené et maîtrisé qui n'est pas désagréable à suivresi l'on arrive à ne pas entrer dans le jeu du "je veux arriver à trouverle dénouement avant la fin pour pas me faire avoir". Ce qui est toutbonnement inutile car il n'y en a pas. En effet, M. Night Shyamalan calme lejeu du chat et de la souris avec son spectateur, sans pour autant ne pas savoirraconter une bonne histoire pour autant. Car une chose est sure, c'est qu'ilmaîtrise son sujet et sa réalisation. Il aime conter avec de bellesimages, un bon rythme, si lent soit-il, et mêler un soupçon de surprisedans tout cela. Quelques cadrages font bien plaisir à voir tant on remarquequ'ils ont été pensés et composés, qu'il s'agissede la composition ou de la mise en scène accordée à la musique.(j'ai aimé la présence de cette mélodie de violon lorsqu'elletends la main).
Les acteurs se fondent dans le décor et servent l'histoire sans trop fairede l'ombre au récit. Il faut dire que le choix dans le casting pourraitpresque passer pour un risque minimum. Joaquin Phoenix fait toujours aussi bienles larmes aux yeux (mais diantre comment fait-il ?) et Adrien Brody tire son épingled'un rôle où il est assez facile de tomber dans le sur-jeu à mongoût. La surprise revient à Bryce Dallas Howard par sa prestationnuancée et fragile de son personnage. A noter la discrête présencede Sigourney Weaver et de Brendan gleeson en second plan.
Le Village n'est donc pas un navet, ni le dernier film "du gars qui a faitle sixième sens" mais plutôt le dernier film de M. Night Shyamalan.Et, si l'on s'accroche à vouloir être surpris, à avoir envied'une révélation foudroyante qu'on avait pas vu depuis le début,que l'on veut que la fin nous bluffe au maximum, Le Village en décevra certains qui n'exigeront de Shyamalan qu'une redite de ce qu'il a déjà fait.

Yerom

 

Le pour : ---
Le contre :
---

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22 février 2005 2 22 /02 /février /2005 00:00

France - 2000


Genre : Thriller
Réalisateur : Dominik Moll
Scénario : Dominik Moll, Gilles Marchand
Directeur de la photo : Matthieu Poirot-Delpech
Casting : Sergi Lopez, Laurent Lucas, Mathilde Seigner, Sophie Guillemin
Musique : David Sinclair Whitaker

Scénario
***
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
****
Effets spéciaux
*

Film surprise, Harry, un ami qui vous veut du bien réalisé par Dominik Moll est une surprenante sortie en cette rentrée 2000. Le titre aussi enigmatique que l'affiche laisse le badaud perplexe. Mais quel film peut bien dévoiler un titre comme celui-ci ?
Et bien un film cruel, eh eh eh…
Cruel par le fait des réalités qu'il traite. Une réalité toutebête comme chou mais très importante qui est celle des choix dechacuns pour son bien-être. Les personnages sont joués avec autantde naturel qu'il s'agirait de vous, de moi, votre frère, votre cousin éloigné,votre voisin et j'en passe et des meilleures. Laurent Lucas, Mathilde Seigner,Sergi Lopez et Sophie Guillemin sont aux commandes pour nous tenir en haleinedurant le film qui prend à certains moments des allures Hitchcockiennesde par son suspens. L'histoire mets un certain temps à s'installer quandmême mais une fois décollée, elle monte une certaine pressionqui va plus loin que ce que l'on avait espéré dans notre imagination.Harry a la solution la plus naturelle qui soit pour le bien de tous… etil le prouve. Ce cher ami veut du bonheur, croyez-le !
La mise en scène, très resserrée sur les personnages, sertle squelette de l'histoire et il est très sympathique de constater ladifférence de réaction de chacuns face à des problèmeset leur solution. Les décors sont assez bruts, quasi inexistants, commepour insister sur le fait que là n'est pas l'intérêt du filmmais plutôt sur les personnages eux-mêmes. Les extrêmes sontemployées, les avis s'opposent pour le meilleur en passant par le pireavec une dose de froideur couverte par des grincements de dents.
Dans des dialogues bien cernés, les personnages subissent l'intrusionde cet ancien camarade de lycée raffolant d'orgasmes et de jaunes d'oeufsdans leur petite vie. Et c'est bien cette dernière qu'ils ne dirigenten rien, peut-être comme nous tous parfois. Votre famille de 3 charmantesbambines vous fait pêter les plombs, votre femme vous considèreun comme un gland, votre projet de maison à retaper vous embourbe, vousgache la vie et au final vous n'exploitez pas tous votre talent oublié parcequ'il est inutile. Proposant toutes les solutions simplistes du monde pour éclaircirles problèmes, il est certain que l'ami Harry veut du bien. Dèslors, à vous de juger son point de vue sur le bonheur.
Harry, un ami qui vous veut du bien est un film simple, calme, crueletestunepetitebombede cynisme à retardement. Et comme on dit parfois, pas de problèmes,juste des solutions...

Yerom

 

Le pour : Une bonne tension jusqu'au bout
Le contre :
Sophie Guillemin au jeu léger et un peu caricatural

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22 février 2005 2 22 /02 /février /2005 00:00

US - 2000


Genre : Dependance Drame
Réalisateur :  Darren Aronovsky
Scénario :
Hubert Selby Jr. - Darren Aronovsky
Directeur de la photo :
Matthew Libatique
Casting :
Jared Leto, Jennifer Connely, Marlon Wayans, Ellen Burstyn
Musique :
Clint Mansell

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
****

Une pluie fine tombait sur les pavés lorsque j’emmergais du tunnel par lequel je suis sorti de la salle. Il faisait encore jour en ce jeudi, plus pour très longtemps me disais-je. Le soleil avait déja bien entamé sa course au crépuscule. A travers les nuages, j'étais comme souriant d'apercevoir quelques parcelles de bleu clair.
Je me remémorais encore les images de ce requiem, un peu perdu entre les gouttes.
De toutes sortes, de toutes les couleurs, je me suis tout pris, dans la tète d'un seul coup, aussi vite qu'une flèche sifflant dans les airs, oppressante comme un orage lourd et humide en été.
Je ne savais plus trop quoi penser de tout cela sauf un certain mal-être. Quelques chose dans mon ventre bougait et me disait que je n'étais pas indifférent.


Requiem for a dream m'a mis mal à l'aise. Moi qui suis pourtant généralement inébranlable devant certaines images ou ambiance, j'ai été renversé, pris de surprise par ce film.
Peut-être étais-je trop habitué par les films en vogue sur la drogue et sa perversité, trop habitué par le bon esprit des montages speed sur fond techno qui mettent la gouache avec lequel on se complait de rythmer les images. Mais il y avait autre chose derrière tout ça.
Quelques chose de caché depuis le début, derrière l'écran, terré même jusque dans le titre.
L'histoire de ces quelques personnages junkies cherchant de nouvelles expériences, prenant de la drogue comme j'ouvre la porte du frigo le matin pour attraper un yaourt aux fruits, laisse trainer quelques sourires au début. Les images sont séduisantes, la photographie impeccable et témoigne d'une maîtrise de l'image impressionante. Alors on se prend doucement à l'histoire, gentiment même. Cette interaction entre les personnages relate d'une grande complicité, Harry et Ty sont deux amis qui s'éclatent, font la fête, se délectent des plaisirs de la chair. Marianne et Harry forment un couple vivant la tète pleine de belles images, se faisant des "fix" pour voir encore plus loin dans cet album. Dans un montage déjanté voulant représenter un monde où l'on a plus tellement souvent les pieds sur terre, on assiste au déroulement de leur petite vie axée sur la consommation d'héroïne. Puis vient l'envie d'en revendre pour ne plus avoir à revendre la télé de sa propre mère. Cette dernière, accro a une autre drogue, les programmes télé, lui insufflant des messages promettant une vie meilleure où la solution réside dans le fait d'abroger la consommation de sucre et de viande rouge sur fond sonore de secte. Chacun dépendant de sa propre drogue lui servant quotidiennement sa part de rêve coloré au beau milieu d'une société perdue dans ses repères. Les images sont montées méticuleusement, servant la musique à merveille devenant quasi indissociable de cette dernière. Images grand-angle, ralentis, voix déformées sur fond de basse et techno hypnotisante, on flaire un "clip-video addict" dans le montage...
Les images deviennent la musique et vice-versa.
Mais le vice n'est pas si versatile que ça. Apparaissant de ci de là, ébrêchant la vie quotidienne au fur et à mesure. Il prend peu à peu l'emprise sur les personnages les ramenant peu à peu aveuglément vers l'impasse de leurs rêves impossibles. Les images nous montrant au loin, une déchéance prochaine, on se prend alors d'affection pour l'espoir et le fait de se dire que tout va aller mieux, plus tard...
Puis le vice se décale toujours vers le bas, décrivant la dépendance sous plusieurs points de vue, celle de la drogue, de la télévision mais aussi celle de l'amour... Comme si un engrenage tournait dans le mauvais sens de l'histoire, contre l'idée du spectateur. Le rythme devient de plus en plus osé et plonge les personnages vers un sort que l'on pourrait qualifier de cauchemardesquement malsain.
Mais tout va aller mieux, plus tard...
Et l'engrenage tourne d'un cran.
Jusqu'a quand tournera-t'il donc?
Darrel Aronofsky compte bien ne pas s'arrêter en si bon chemin et dépasse de loin les limites du désespoir. Emmenant tout le monde dans sa chute, spectateur compris.
Rarement, l'effet de drogue et de dépendance n'a été poussé à un si brillant et néfaste extrême visuel depuis peut-être Transpotting. Le jeu des acteurs (Jared Leto, Jennifer Connely et Marlon Mayans) est tout bonnement impeccable et impressionant dans la peau de leur personnages respectifs. A noter la présence d'Ellen Burstyn dans le rôle de la mère d'Harry, qui incarnait déja une mère en 1973, celle de Regan dans l'Exorciste de William Friedkin. Tous ces acteurs, le montage puissant, la musique décadente contribuent peu à peu à faire décaler l'engrenage vers le bas, et plus encore que ce que l'on croit, vissé sur notre siège et c'est fort...

Le seul moment où il s'est mis à remonter vers le haut est lorsque je suis sorti de ce tunnel appréciant cette pluie fine ruisselant sur les pavés.
Finalement, ce n'est pas si désagréable que ça la pluie.

 

Yerom

 

Le pour : Ca calme...
Le contre :
Ce film peut déranger certaines âmes sensibles

 

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