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"Y'a pas que les grands qui rêvent" scandait notre Melody nationale, y'a, oulaaa, une bonne douzaine d'année. Y'a pas que les grands non plus, qui ont le stricte privilège de voir leur livre de chevet adapté au cinéma. Na !
Tandis que Ron Howard décrypte le Da Vinci Code, Tim Burton fignole son Charlie et la chocolaterie, de l'anglo-gaëllique-norvégien Roald Dahl, la référence littéraire de plusieurs générations de mômes. A l'heure où nos chers petites blondes ne jurent plus que par l'apprenti sorcier Harry Potter, le plus âgé d'entre eux (Tim Burton va souffler sa quarante septième bougie le 25 août) s'apprête à remettre au goût du jour les aventures délirantes de Charlie, l'un de ses héros d'enfance. Un coup d'œil à la bande annonce suffit à se rendre compte que Burton semble avoir retrouvé sa forme créatrice d'antan, celle qui a fait naître jadis Beetlejuice, Edward aux mains d'argent, Jack l'épouvantail, et d'épouvantables martiens d'un mètre 20 allergiques à la musique, celle aussi responsable des maux d'estomacs d'un bon nombre de mères de famille, perplexes devant l'imagination débridée et un peu abîmé du conteur-réalisateur.
Une fois n'est pas coutume, Jonnhy Deep joue la tête d'affiche et mène à la baguette avec un plaisir non dissimulé, tout un éventail grotesque de personnages aussi déjantés que charismatiques.
Rendez vous d'abord ici pour une dégustation gratuite, puis plus tard, vraisemblablement mi-juillet 2005, pour la gourmandise intégrale.
Enzo
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