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7 juillet 2005 4 07 /07 /juillet /2005 00:00

USA - 2004 (War of the worlds)


Genre : Docu animalier
Réalisateurs : Steven Spielberg
Scénario : David Koepp, Josh Friedman
Directeur de la photo : Janusz Kaminski
Casting : Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin, Miranda Otto
Musique : John Williams

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


La fourmilière tient sa force du nombre de ses composantes. Elle peut ainsi harceler inlassablement le tamanoir allant jusqu'à assaillir les entrailles du prédateur en se frayant un chemin par son anus. Ce dernier, tout omnubilé par son impérieux appétit ne se verra même pas colonisé en live, à peine irrité par des doses infinitésimales mais exponentielles d'acide formique.
La fourmi est vraiment un insecte hyper balèze. Et le tamanoir un crétin.
Comme les aliens du 21è siècle du reste. On aurait pu supposer que des millions d'années lumières d'avance technologique et la dissection des différentes saisons de X-files eût pu leur donner les clés d'une suprématie sans partage sur la planète bleue et ses habitants. Toujours faire des tests sanguins avant exploitation. C'est la base du Guide du Colonisateur Intergalactique.
-
Même les créateurs de South Park et leur mythique sonde anale savent ça.
C'est dire.

Mais c'était sans compter sur le super scientologue de service.
Reconnaissons toutefois l'audace des scénaristes de La Guerre Des Mondes. Car d'habitude, le sciento de service est un binoclard paranoïaque dont la garde robe sens fort l'anti-mites pour cause de célibat prononcé. Chez Steven Spielberg il ne passe pas son temps à crier au loup. C'est un gosse beau marathonien confirmé et vêtu d'un blouson de motard du plus
bel effet. Et le fait qu'il ne possède pas de deux roues ne semble déranger personne. certes, pour rendre la gravure de mode un tant soit peu humaine, on peut toujours l'affubler d'une incapacité crasse à utiliser un quelconque appareil électro-ménager si ce n'est un micro-onde. Ca fera la farce pour planter sa déficiente figure de père du dimanche. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, sa fillette de 11 ans est gravement maternelle et son
fils de 17 un sombre idiot. Faut se les fader les marmots après les 3/8 sur le chantier.
-
Les petites joies des couples mono-parentaux de l'ère moderne.

Là dessus il manquait plus qu'une bonne invasion de criquets extra-agressifs et les lendemains qui chantent ne seront plus d'actualité pour un moment. Quand le coup du sort derrière la nuque se met de la partie, on se dit qu'on aurait mieux fait de rester au pieu avec un plateau télé. Le fiston habituellement amorphe et typique de la génération X larvaire se voit
soudainement pris d'accès patriotiques pour sauver l'axe du bien.
- Tout pour contrarier ce morveux.
Et v'la ti pas qu'au détour d'un énième pas de côté pour éviter un rayon plasma, on trouve refuge dans la cave du psycho moyen. Celui qui ne se remettra définitivement jamais des différents faillites pour apporter la démocratie dans le monde et qui développe de fait un goût pathologique pour l'auto-défense. Le mec il est hourdé de guns jusque dans son falzar mais n'en est pas rassurant pour autant. Son discours serait amusant si son regard intense n'invitait pas à la plus extrême prudence. Ne surtout pas regarder le fauve dans les yeux. Ajoutez l'obscurité et le manque de sommeil dû au non respect des nuisance sonores nocturnes des orthoptères belliqueux et on est pas sorti du terrier de l'autre doux dingue.
La météo n'est pas en reste.
- Quand rien ne va...

- Déception mon p'tit chat?
On peut dire ça. Spielberg s'en est pourtant tenu à la tâche qu'il s'était dévolu. faire un remake. Il faut reconnaître que sa version est assez proche de celle de Byron Haskin. Noire, ambitieuse, irritante. Le kitch est ailleurs et d'autant plus pénible qu'il n'est pas assumé. Il a allègrement pioché les (mauvaises?) idées de genre avec la (naïve?) ambition de faire sens.
Au moins dans Evolution, si on passait également par le scrotum, on exterminait les nuisibles à coup de shampoing, pas de grenades à plâtre. Question de moyens sans doute.
Malgré cette belle photo froide et cette volonté de réalisme poussé, Spielberg reste Steven et prend de plein fouet certains écueils dans ses choix narratifs. Notamment cette fichue et poussive propension à faire monter le violon. Chassez le naturel. Tom Cruise donne dans la justesse. A outrance. Dommage qu'il ne soit pas aidé par le scénario et qu'il doive
porter l'entreprise à bout de ses petits bras.
Bref, un film sur-réalisé et sous-écrit.
Et puis ses inévitables et inénarrables petits hommes verts. Pour quelqu'un qui prétendait vouloir suggérer plutôt que montrer. Il aurait été bien inspiré de s'y tenir. Comme Shyamalan.
La Guerre Des Mondes... Trop courte focale.
La bataille des mondes plutôt. La baston des mondes tout au plus.

Steven se paie un fantasme juvénile à coup de millions et de courtes visions. La guerre des mondes n'aura donc pas lieu. Espérons seulement que le fantasme de Peter Jackson sera King Size.


Aswip'

Le pour : le très bon début
Le contre :
après, les choses se gâtent

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29 juin 2005 3 29 /06 /juin /2005 00:00

Grosse récolte d'idées du coté de nos copains d'Hollywood, et retour en force des succès du flop-office.

Il paraîtrait, selon les plus audacieux, qu'un 4ème opus de Resident Evil serait en train de pointer le bout de son script, alors même que son précédent volet (le troisième de la série) n'aurait même pas entamé son premier jour de tournage. Comme une bonne nouvelle ne saurait venir seule, vla t'y pas qu'il y aurait comme un bruit sourd de chenilles rouillées russes d'après guerre, que not' sauveur sur-hormoné de Stallone retrouverait ses cartouchières de Rambo pour un 4ème volet plein de promesses. Et comme tout ça nous fait bien rire, concluons cette pluie d'annonces de couloirs, par la lancée d'un Higlander 5, qu'on espère enrichi de la présence désormais légendaire, de notre Christophe Lambert national.

Y'a des jours comme ça.

Enzo

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28 juin 2005 2 28 /06 /juin /2005 00:00

Elles sont là, les premières images...
Elle est là la première bande-annonce...
Il est là... Le Roi Kong. Et croyez-moi, il a la frite
(ça nous mets la banane à cinématic, kof kof kof)

Naomi Watts (retenez-moi !) et Adrian Brody donneront la réplique à Andy Serkis qui a troqué son costume numérique de Gollum contre celui du singe géant.

La réalisation est signée Peter Jackson qui a déja une "petite" expérience du long métrage pour avoir signé Le Seigneur des Anneaux (rien que ça...).

Les effets spéciaux sortent du même four à pain que ceux de la trilogie citée ci-dessus, le boulanger se nomme Weta Workshop.

Peter Jackson frappera t'il encore juste ?
A vous de juger : La bande annonce

Sur les écrans le 14 décembre 2005

Yerom


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9 juin 2005 4 09 /06 /juin /2005 00:00

Chine - 2004 (Kung fu hustle)


Genre : Perle de Chine
Réalisateur : Stephen Chow
Scénario : Stephen Chow, Cheong Tsang Kan, Keung Chan Man
Directeur de la photo : Hang-Sang Poon
Casting : Stephen Chow, Wah Yuen, Leung Siu Lung, Yuen Qiu, Lam Tze Chung
Musique : Raymond Wong

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


je suis le plus heureux des hommes.
Stephen Chow remet le couvert après le succès en vidéo (outre Asie) de Shaolin Soccer, et les couverts sont en or massif. Le Dieu de la cuisine nous a concocté un met jubilatoire propice à la sécrétion massive d'endorphines avec son Kung Fu Hustle. Oubliez Crazy Kung Fu, car il faut nécessairement voir la version originale. Inutile de dépenser 8 euros pour une VF qui sera assurément une félonie si ce n'est carrément merdique.

Ami, si tu ne goûte guère la comédie burlesque chinoise matinée de wu xia pian et des side-kicks qui l'accompagnent, passe ton chemin. Y a une émission qu'elle est bien sur TF1. Pour les autres, aventurez-vous donc dans "l'Allée du Goret", un bouge champêtre et populaire du Benjin d'entre deux guerres, inféodé au gang local, le Gang Des Haches. Ses habitants, sous leurs aspects débonnaires, cachent en leur sein d'anciens maîtres d'art martiaux extrèmements puissants et reconvertis qui en tailleur, qui en vendeur de pâtes, faute d'avoir d'autres combats à mener en ces temps de paix. Tous sont sous la coupe d'une propriétaire mégère de moins de 50 ans, hillarante Yuen Qiu, à la poigne d'acier, au bigoudi épais et au verbe fleuri.
Elle a la main leste et est par ailleurs intraitable sur le règlement des loyers. Ainsi, lorsque les membres du Gang Des Haches viendront troubler la quiétude de ces pittoresques villageois, tout à leurs préoccupations journalières et leur lutte de clocher, pour les raquetter, ils se feront vertement recevoir.
Sing, Maître Chow himself, petit looser à la manque, n'aura de cesse de devenir un méchant et d'intégrer le sanglant gang, ayant réalisé très jeune que les bons ne gagnent jamais dans l'histoire. Ce calcul un peu foireux va le placer au cœur du conflit émergeant entre les habitants du "Goret" et le Gang Des Haches. Heureusement pour lui, son don de régénération rapide hérité de son patrimoine génétique saurien ou de ses accointances avec les X-Men, va lui être fort utile dans la position tampon dans laquelle il s'est fourré comme un âne bâté.

Alors voilà, c'est du Stephen Chow tout craché. Ou l'art de recycler un scénario digne d'un autre temps, façon l'aube du film de série z, pour en faire une oeuvre unique et décalée. Et cet homme doit traîner de sérieuses valises aux vues de l'humour qui l'anime. Humour fait de cruauté gratuite,
la meilleure, d'humiliations en tous genres et de personnages plus névropathes les uns que les autres. Ici, les impitoyables chefs de gangs ont une belle gueule, des costards sur mesure, mais ils ont surtout les dents complètement pourries. Comme si le mal absolu les avait rongé de l'intérieur.
Le meilleur combattant d'art martiaux au monde est un quadragénaire bedonnant atteint de calvitie et adepte de la trinité gagnante du beauf ; marcel, caleçon et tongs. Pour couronner le tout, il est interné volontaire dans un asile, faute d'avoir trouvé adversaire à sa démesure. Les marchandes de glaces sont fort jolie mais muette et les moines bouddhistes abusent les enfants en leur vendant 10$ des méthodes de combat qui ne valent que 20 cents. Les amateurs de politiquement correct risquent l'anévrisme à chaque plan. Et qu'est-ce que c'est bon!

Outre ses talents intrinsèques de comédien, son don de dénicher des trognes improbables, son inventivité de metteur en scène, son sens du rythme et du ridicule, Stephen Chow à la grande intelligence de se réapproprier un genre allègrement pillé ces dernières années, le film de kung-fu. Car en plus des qualités sus-nommées, il le fait avec la manière. Parodiant à son tour les innombrables copies avec autrement plus d'inspiration. Le dragon en à fini de se mordre la queue avec Kung Fu Hustle.
Mais c'est surtout que lui, Stephen Chow, a les moyens de ses ambitions.
Tarantino, Gans et autres Wachoski Bros peuvent revoir leur copie quand au champ des possibles lorsque l'on fait appel au maître chorégraphe Yuen Wo Ping, ainsi que dans la gestion du dynamisme, de l'esthétique, du lyrisme, de l'inventivité, de l'excès...

Qui à dit qu'il était impératif d'avoir un bon scénario pour faire un grand film?
Pas moi. Et pas Stephen Chow, c'est sur. Le talent et l'abnégation peuvent suffirent. Quand en sus on ne se réfugie pas derrière le médium pour faire passer ses petites visions sur la vie, la mort, l'érection d'un effet spécial au rang de concept global, la migration des saumons d'eau douce, mais qu'au contraire, on le prend à bras le corps, on le tord comme un vieux chiffon, on le détourne et on le parodie jusqu'à l'usure avec malice, sans calcul, c'est faire preuve d'une immense générosité.
Certains pourrait croire y reconnaître naïveté, incompétence, ou pire, un désaveu.
- Après tout, ce n'est jamais que de la grosse comédie parfois grasse alors arrête donc de t'emballer de la sorte.
Erreur monumentale que de l'aborder ainsi. C'est avec une attitude condescendante que l'on passe souvent à côté des vrais grands ou des poètes. Et la comédie est érigée au rang d'Art Majeur avec Kung Fu Hustle. Stephen Chow est une vision. Et dans son cinéma, il y a du partage. Libre au spectateur d'entrer dans son monde de fou. Celui de Stephen Chow alias Sing-Chi Chau, habitant de la Terre Du Milieu, Roi Singe et Roi de La Comédie.
- Tu ne serais pas un petit peu fan et donc franchement partial des fois?
Si, carrément.


Aswip'

Le pour : fan absolu
Le contre :
absolu j'ai dit

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8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 00:00

US - 2005 (Revenge of the Sith)


Genre : Fin de saga
Réalisateur : Georges Lucas
Scénario : Georges Lucas
Directeur de la photo : David Tattersall
Casting : Hayden Christensen - Ewan McGregor - Natalie Portman - Ian McDiarmid - Samuel L. Jackson
Musique : John Williams

Scénario
**
Mise en scène
*
Photographie
****
Acteurs
**
Effets spéciaux
*****

Hum hum, j'entame du lourd là.
Qu'a cela ne tienne, j'ai vu la Revanche des Sith...
Ainsi la grande saga est donc achevée, 30 ans de travail pour Georges Lucas (avec une bonne pause au milieu quand même), des milliards de calculs d'ordinateur, d'heures de travail, de dollars, de files d'attente à travers le monde, pleins pleins de choses pour monter cette grande fresque de science-fiction intergalactique. La première trilogie avait captivé toute une génération, surpris le monde du ciné en innovant sur des effets spéciaux inédits, remplit les rayons de magasins de jouets avec tout l'attirail de plastique et de figurines.
La deuxième (qui est en fait la première dans l'ordre) fut l'avènement de milliers de compétences techniques et créatrices, le point d'orgue de cette série était bien sur l'épisode liant les deux trilogies. Celui où tout bascule, où rien ne va plus, où la guerre contre le coté obscur est lancée, chaos et perdition dans cette galaxie très très lointaine...
Cet épisode s'annonce comme le plus palpitant des trois premiers, même si l'on connaît déjà le final, on n'attends qu'une chose, c'est de vibrer face à l'inévitable, Anakin Skywalker devenant Darth Vador, passage crucial de sa vie.
J'aurai bien aimé vibrer au long des aventures de l'élu Jedï. Seulement j'ai eu un peu de mal cette fois-ci. Du mal à rentrer dans l'histoire, à me happer dans les surprises d'un final déjà connu sous plusieurs angles... Pas de retournement de scénario, les choses sont immuables au pays des étoiles. On pourrait alors se porter sur la mise en scène. Mais c'est là que le bas blesse, avec un rythme aussi mitraillé et expédié sur saturne que celui de "la revanche des Siths", il faut être solidement arrimé au siège pour suivre et apprécier le déroulement. Les scènes sont expédiées pratiquement toutes au même rythme, timing oblige. Mais là c'en est trop et le film devient presque une caricature de lui-même et toute les scènes sont nivelées pour que rien ne ressorte (pathétique passage du coté obscur...).
La guerre des étoiles n'est plus la saga avec des personnages héroïques, mais une saga pourrissant de luxure et d'effets si bien qu'on oublie presque d'en faire une histoire captivante. Et c'est bien dommage car le scénario est bel et bien là. L'histoire d'un homme combattant contre sa haine, un homme sur qui on compte mais dont on a du mal à faire confiance, un homme qui trahira les siens, ceux à qui il avait juré fidélité et loyauté, une guerre contre le mal qui commence... Ca sonne grandiose dans les grandes lignes, mais dans les petites, ça sonne faux. On peine sur les dialogues aussi pauvres et peu exaltants lors de rencontres fatidiques entre personnages au charisme et à la stature annoncés. Ajoutons à cela des acteurs pas très convaincus par un fond bleu et on obtient des scènes aussi ridicules que cruciale dans l'histoire. ("C'est lui le traitre ! ". "Non, c'est lui le traitre ! "). La Revanche des Siths dès lors souffre cruellement de sensibilité et gravite loin autour de ce qu'il devait être.
Les scènes défilent et on contemple le splendide travail effectué sur les décors, les véhicules, les créatures et les effets spéciaux car même si l'histoire ne laisse pas de place à l'émotion, on ne peut pas en dire de même pour tout ce qui est de la "coque." Les effets spéciaux sont encore une fois de plus impeccables, rien ne dépasse, tout est nickel et c'est bien là le gros point fort de ce film, le design de l'univers star wars (Mention spéciale pour l'animation du général Grevious). ILM affirme encore sa suprématie.
Au beau milieu de cet univers, se trimballe un casting d'acteurs plutôt efficace, mais les personnages rament sévère pour se faire une place au milieu de l'écran. Ils ont presque tous un second rôle dans le décor qui est planté autour Certes, il y en a certains qui font mieux les plantes vertes que les autres, mais l'on peine à voir du charisme transparaître. Peut-être est-ce du à l'écriture des dialogues, aux fond bleu, à une mauvaise direction d'acteur de la part du réalisateur, allez savoir... Le seul personnage qui soit un peu tangible est numérique. A croire donc que Star wars est un film à effet spéciaux, exit alors les jeux d'acteur humain. Anakin est ridicule et ne devient pas le "bad guy" que l'on puisse rêver car ses convictions sont du vent. Et là où il devait s'imposer, il passe trop pour le gros "loser" de la galaxie, dommage...

La Revanche des Sith referme donc la série des long métrages Star Wars. Georges Lucas peut être fier de lui, il a réalisé et monté son univers de toute pièce à force de persévérance et ambition. Il a aussi amené un bon souffle nouveau dans l'univers des films de science fiction. Il a monté ILM et innové en matière de trucages et d'effets spéciaux. Il a aussi su tirer profit d'un business juteux au passage, là où personne n'y croyait. L'effort est très louable.Mais il est assez décevant cependant de constater que tout l'aspect technique et rutilant du détail de l'univers aie trop pris le pas et la parole sur la narration allant jusqu'à l'étouffer laissant à ce dernier épisode un squelette d'histoire (que l'on connaissait déjà) sans subtilité dans le déroulement ni les dialogues.
Et comme souvent les images défilent trop vite, on se frustre de ne pouvoir contempler plus le travail de design. Alors sans doute qu'un jour, j'investirai plutôt dans un livre compilant les recherches et les design de l'univers star wars au lieu de m'offrir le DVD. Et à partir de là, je me referais le film dans ma tête, comme quand j'étais môme...


"La vie parait si simple quand on fait de la mécanique."
Anakin S.


Yerom

Le pour : Les images
Le contre :
Une mise en scène inefficace

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6 juin 2005 1 06 /06 /juin /2005 00:00

"Y'a pas que les grands qui rêvent" scandait notre Melody nationale, y'a, oulaaa, une bonne douzaine d'année. Y'a pas que les grands non plus, qui ont le stricte privilège de voir leur livre de chevet adapté au cinéma. Na !

Tandis que Ron Howard décrypte le Da Vinci Code, Tim Burton fignole son Charlie et la chocolaterie, de l'anglo-gaëllique-norvégien Roald Dahl, la référence littéraire de plusieurs générations de mômes. A l'heure où nos chers petites blondes ne jurent plus que par l'apprenti sorcier Harry Potter, le plus âgé d'entre eux (Tim Burton va souffler sa quarante septième bougie le 25 août) s'apprête à remettre au goût du jour les aventures délirantes de Charlie, l'un de ses héros d'enfance. Un coup d'œil à la bande annonce suffit à se rendre compte que Burton semble avoir retrouvé sa forme créatrice d'antan, celle qui a fait naître jadis Beetlejuice, Edward aux mains d'argent, Jack l'épouvantail, et d'épouvantables martiens d'un mètre 20 allergiques à la musique, celle aussi responsable des maux d'estomacs d'un bon nombre de mères de famille, perplexes devant l'imagination débridée et un peu abîmé du conteur-réalisateur.

Une fois n'est pas coutume, Jonnhy Deep joue la tête d'affiche et mène à la baguette avec un plaisir non dissimulé, tout un éventail grotesque de personnages aussi déjantés que charismatiques.

Rendez vous d'abord ici pour une dégustation gratuite, puis plus tard, vraisemblablement mi-juillet 2005, pour la gourmandise intégrale.

Enzo

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6 juin 2005 1 06 /06 /juin /2005 00:00

Hong Kong - 1966 (Da zui xia / come drink with me)


Genre : Retour aux sources
Réalisateur : King Hu
Scénario : King Hu, Erh Yang
Directeur de la photo : He Lan-Shan
Casting : Cheng Pei-Pei, Yueh Hua, Chen Hungh-Lieh, Li Yung-Chung...
Musique : Zhou Lan-Ping

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Cinéma de genre chevaleresque oriental, le wu xia pian pourrait être considéré comme l'équivalent occidental du film de cape et d'épée. Pourtant ses références issues de mythes sans âge, de légendes chinoises où seuls comptent l'honneur, la justice et la loyauté envers ses sages, rendent cet art cinématographique unique, positionnant ses histoires au delà de simples aventures ponctuées de scènes d'escrime. A l'honneur pendant deux décennies à partir des années 30, et ce malgré la censure communiste réticente aux histoires surnaturelles, ce pur produit du cinéma de chine provoqua peu à peu la lassitude de ses spectateurs du fait du peu de moyens consacrées à la réalisation et de la pauvreté constatée des effets spéciaux de l'époque. Il fallut donc attendre l'intérêt de la puissante Shaw Brothers company (à l'origine entres autres de la trilogie de la 36ème chambre, de la saga du sabreur manchot, et des exploits des venins mortels) pour relancer ce cinéma de genre, avec la sortie en 1966 de L'hirondelle d'or, perle incontournable d'un King Hu, intronisé du jour au lendemain prince du wu xia pian. Plutôt coutumiers d'un cinéma de kung fu où les protagonnistent s'affrontent à main nues, les hong-kongais firent un accueil triomphal au petit chef d'oeuvre, permettant aux frères Shaws d'assoir un peu plus leur statut de producteurs de talent, et offrant par la même occasion une alternative au succès des films de sabre japonais.

Irascible référence, L'hirondelle d'or inspira plusieurs générations de réalisateurs dont Tsui Hark, et est ouvertement à l'origine du récent Tigre et dragon d'Ang Lee, qui s'en inspira au point d'en reprendre précisément certains passages (scène de poursuite sur les toits, scène de l'auberge, profil et caractère de l'héroïne, intrigue de l'empoisonnement). Quarante années auparavant (chinois, ha, ha) en réalisateur novateur King Hu avait su offrir un compromis entre le théâtre populaire et les nouvelles attentes du public, s'entourant d'une équipe technique trié sur le volet et distillant subtilement dans son film quelques références au western spaghetti, alors très en vogue. En appuyant un jeu de regard, cher à Sergio Leone, entre ses protagonistes, King Hu exalte l'instant précédant l'action et permet à Cheng Pei-Pei aka L'hirondelle d'or, d'imposer ce qu'il faut de tension pour tenir à distance ses adversaires... En fin d'attente l'hirondelle devient bambou et la punition cinglante, à coup de lame affutée, guette la canaille de pacotille. Légère, incisive, et expéditive, elle va d'un brigand à l'autre, entaillant les flancs, transperçant les chairs, et s'apprêtant à l'assaut suivant.

Plus comédienne que professionnelle des arts martiaux, Cheng Pei-Pei est la véritable révélation du film. Son jeu tout en intentions relègue même au arrière plan le mendiant constamment éméché joué par l'impeccable Yueh Hua, second rôle à qui le titre d'origine fait pourtant référence, Da zui xia signifiant Le grand héros ivre. On peut imaginer que King Hu ai délibérément oeuvré dans cette mise en exergue de son caractère féminin afin d'amener un élément de surprise supplémentaire, et de se démarquer des éternels destins des grand héros masculins. Néanmoins la performance globale de Cheng Pei-Pei est réelle, à la hauteur de son charisme, et a fait date dans l'histoire du cinéma de Hong-Kong. A ce titre on ne peut que saluer l'initiative d'Ang Lee d'avoir su lui rendre deux fois l'hommage de son Tigre et dragon en 2000, d'abord en lui attribuant le rôle de Jade la hyène, mais surtout en l'évoquant allègrement par le personnage de Jen Yu / Jiao Long interprétée par la délicieuse Zhang Ziyi.

Outre son caractère exceptionnel de chef d'oeuvre clé du wu xia pian, L'hirondelle d'or, le film, n'en demeure pas moins exempt de léger défauts, notamment de petits accidents narratifs mis en scène hâtivement par un King Hu sous la pression stricte de la Shaw Brothers, peu enclin au perfectionnisme exacerbé du réalisateur. Il est nécessaire de rappeler que le mythique studio fonctionnait à l'époque à plein régime et qu'en cette année de 1966 pas moins de 44 films étaient sortis sur les écrans de Hong-Kong, la plupart issus d'un carnet de commande plus industriel qu'artistique. On ressent donc un peu de précipitation en fin de film, notamment lors du passage du guet-apens dans les collines, tranchant nettement avec la gestion de l'espace et du temps de sa première heure. Plus soigné en début de parcours, King Hu y signe une scène référence avec l'arrivée de l'hirondelle d'or dans l'auberge, passage mémorable qui en dit long sur les intentions de l'auteur lorsqu'il trouve le temps nécessaire à la réalisation.

On peut aussi reprocher à l'Hirondelle d'or l'arrivée un peu tardive, un peu bancale aussi, de ses options fantastiques, avec des effets un peu chiches de l'évocation d'une force invisible cher à maître Yoda... Mais à ce petit jeu on a vite fait de souligner ce qui aujourd'hui nous fait sourire : les geysers de sang qui viennent de tous cotés sauf de celui de la victime, les seaux d'eau censés suggérer les éclaboussures lors d'une chute dans un lac, le jeu approximatif de certains acteurs, les chorégraphies parfois figées lors de scènes de combat... En fait tout ce qui finalement fait le charme de ces productions exceptionnelles, évidemment divertissantes, et souvent à l'origine de ce qui se fait à l'heure actuelle dans le cinéma international d'action et d'aventures. A quoi bon bouder son plaisir lorsque l'on a l'occasion de s'offrir un moment unique d'un cinema qui n'a pas fini de nous enthousiasmer ?


Enzo

Le pour :  Scène référence de l'auberge, sublime Cheng Pei-Pei
Le contre :
Quelques maladresses... mais bon.

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25 mai 2005 3 25 /05 /mai /2005 00:00

USA - 2004 (Sin city)


Genre : No futur
Réalisateurs : Robert Rodriguez, Frank Miller, Quentin Tarantino
Scénario : Robert Rodriguez, Frank Miller
Directeur de la photo : Robert Rodriguez
Casting : Bruce Willis, Mickey Rourke, Jessica Alba, Benicio Del Toro, Clive Owen, Rosario Dawson, Elijah Wood, Jaime King
Musique : Robert Rodriguez, John Debney, Graeme Revell

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****


J'ai fait ma chouineuse en assitant au "ratage" Hellboy et puis voilà.
Roberto Rodriguez, tel un zorro inspiré, nous livre l'Adaptation comics avec un putain de A majuscule.
Comment dire... si vous n'êtes pas familier de l'oeuvre de Frank Miller dont ce film est l'illustration, vous riquez d'être... déroutés. Car outre ses qualités innombrables, Sin City, le film, est d'une fidélité confondante à Sin City, le comics. Sous tous ses aspects. Ce film est donc d'un nihillisme à faire passer les chansons les plus désespérées de Jeff Bucley pour des contines. D'une violence telle qu'il rellègue les combats les plus brutaux de Mike Tyson au rang de calins entre Bisounours. Ames sensibles...

Hartigan est un flic intègre du genre obstiné et irlandais. A l'ancienne. La désaprobation de sa hiérarchie, son myocarde défaillant, douze balles dans la peau, rien ne l'empêchera de sauver la petite Nancy des griffes d'un vil batârd jaunâtre et pédophile. Marv est une brute epaisse ravagée par des plaies de toutes sortes et pour le moins déterminé. Déterminé à trouver le meutrier de sa dulcinée, dût-il echarper de ses mains tous les portes flingues des bas fonds, tous les prêtres défroqués, tous les psychopathes miros, tous les monstrueux télévangelistes ou tous les chiens loups de la création. Dwight est un beau gosse résolu et chevalier servant aux entournures. Résolu à protéger coûte que coûte les filles de joie du quartier chaud. Ces dernières n'ont pourtant rien de vierges effarouchées, et pour cause. Elles tiennent plus du mythe amazone bardées de cartouchières qu'elles sont. A l'image de presque tous les personnages féminins du film, fatales autant qu'impitoyables. Miller n'est pas le créateur d'Elktra pour rien. Pas le consternant film avec Jennifer-Garner-parce-qu'elle-le-vaut bien, mais de l'excellentiscime comics eponyme.

Dans ce marasme retro-urbain bien glauque et moite se cotoient la lie de la terre et les anges vénéneux. Une sorte de purgatoire que Jerome Bosch n'aurait pas renié et dans lequel toute positive attitude est illusoire. Car outre le fond, la forme est, elle aussi, sinistre. Avec ses mornes voix-off d'outre tombe travaillées aux cloppes et au malt (à voir en vo résolument), sa bande originale jazzy-dépressive héritière des polars les plus dark, ses noirs abyssaux que viennent eclabousser des rouges sanglants ou des jaunes criards, Sin City affirme son intégrité mais pose aussi certaines limites. Cette fidélité extrème à l'univers de Frank Miller pour laquelle Roberto Rodriguez a opté, fait de son film un story-board animé plus qu'une mise en images de la bande dessinée : cadrages, découpage, direction d'acteurs. Or le néophyte risque de trouver l'entreprise vaine, comme en boucle, car terriblement hors des codes de narrations et d'interprétations habituels du genre. De plus, la volonté de balayer le maximum de personnages, dans l'urgence, comme on lache toutes ses forces dans la bataille, comme si des lendemains meilleurs étaient impensables, peut aisement rebuter. Avec cette oeuvre ostensiblement définitive Rodriguez semble résigné à l'impossibilité d'une suite. Le box office us lui donnera tord. On craint alors le pire connaissant la médiocrité des sequelles de sa filmo.

Après, on peut toujours s'accrocher à une bauté visuelle incomparable ou à un casting aussi imposant qu'excellent. Mais pas trop malgré tout, car l'espérance de vie dans cette cité est des plus restreinte. Sin City a tous les caractères astro-physiques du phénomène appelé trou noir. Sa colossale densité empêchant toute particule lumineuse de s'échapper de son gouffre. Cette masse en concrétion absorbe ainsi l'espace, le temps, le bonheur, l'espoir. L'obscurité est ici une chape de plomb en fusion dont on ne peut s'extirper sans une armure très solide. La moindre faille en son sein sera irrémédiablement infiltrée par un venin putride en quête d'une artère pour se répandre.
D'après Gorge Profonde, la scène d'ouverture de Sin City à permit à Roberto Rodriguez de convaincre Frank Miller d'adhérer au projet d'adaptation cinématographique, en tant que co-réalisateur. On est rapidement saisit par l'atmosphère et les partis pris esthétiques si affirmés qu'on ne les espérait plus. D'une exigence radicale, Sin City vous enfonce sans préliminaires et sans vaseline dans une ville du pêché où bonté d'âme n'est pas de mise et où les nuits d'encre noire sont lois. Le panneau limitrophe marquant l'entrée dans la citée pourrait légitimement indiquer : Sin City, abandon all hope, you who enter here. Si tu anticipais une production d'entertainment facile à ingérer, passe ton chemin hombre. Car tu te prépare un ulcère carabiné. On ne ressort pas indemne d'un séjour dans la ville du vice. Si d'aventure on en ressort.


Aswip'

Le pour : le noir, le rouge et le reste
Le contre :
claustrophobiques, dépressifs, s'abstenir

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23 mai 2005 1 23 /05 /mai /2005 00:00

US - 2004 (Hostage)


Genre : Mr Propre en action
Réalisateur : Florent Emilio Siri
Scénario : Doug Richardson
Directeur de la photo : Giovanni Coltellacci
Casting : Bruce Willis - Kevin Pollack - Ben
Foster - Jonathan Tucker - Marshall Allman
Musique : Alexandre Desplat

Scénario
**
Mise en scène
**
Photographie
**
Acteurs
**
Effets spéciaux
*

Et oui, une seconde d'inattention et d'errance devant le cinéma et on se retrouve vite fait à choisir un film sur le vif. J'avais pas envie de me triturer devant un film ce soir là. Je ne sais pas pourquoi je suis allé voir Otage de Florent Emilio Siri. Sans doute que Bruce Willis dans un film d'action trouve souvent sa place (surtout dans le registre "prise d'otage") et que Nid de guêpe avait eu le mérite d'être surprenant malgré les préjugés (et Sami Nacéri au casting). Alors tentons l'expérience...

Otage est un film d'action saupoudré d'une part de suspens. Mais attention,
il ne faut pas non plus chercher quelques chose là on ne peut pas le trouver, surtout avec une accroche aussi profonde que "on ne négocie pas sa famille". Donc pas de vision métaphysique de la vie ni des questionnements sur la misère du monde, le scénario est assez taillé dans le brut mais cela ne m'a non plus dérangé puisque je m'y attendais. Et il m'a tout de même réservé une ou deux surprises dans les grandes lignes mais sans plus. Il se laisse alors regarder sans trop se poser de questions sur la suite puisqu'on sait que Bruce gagne presque toujours. (Et quand on produit un film en tant que superstar de l'action, on évite de faire une fausse note au dénouement).

Alors forcément quand on sait qu'a la fin ça finit bien, pourquoi rester dans le ciné ? Et bien justement, je ne sais pas... Sans doute pour connaitre la manière dont ça finit bien. A savoir comment Jeff Talley (Bruce Willis) allait se sortir du dilemme qui lui est imposé. Lui l'ex vieux gourou d'une unité d'élite, négociateur de réputation qui a raccroché le téléphone de L.A.
depuis longtemps suite à une affaire qui a mal tourné (comme quoi tout ne se finit pas toujours bien). Mais chassez le cheval au galop, il reviendra avec le naturel sur son dos. Jeff Talley subit une prise d'otage
dans son petit comté paumé où il était parti vivre de journées tranquilles et d'affaires banales de voisinage. La guigne ! Lui qui ne voulait plus jamais ça. Certes, le scénario effleure toutefois le classique (adapté quand même d'un roman) mais Siri le met en scène plutôt sympathiquement et rythme son histoire avec efficacité. Les similitudes envers de nombreux prédécesseurs sur pellicules sont évidentes (et pas forcément du même
registre) mais c'est bien fait et discret. Et si Florent E. Siri prends des raccourcis quelquefois, il évite les scènes beaucoup trop évidentes ce qui sauve un peu le film du ratage total et désastreux.

Pourtant malgré certains les efforts de mise en scène et de graphisme, Otage reste très conventionnel et linéaire. L'ambiance et le temps sont quasi celle de son prédécesseur Nid de Guêpes (Filmé de nuit et l'action se déroule dans le fil du temps d'une seule soirée) et au vu de cela, on ne peut donc s'empêcher de les comparer. Certes Otage est plus carrossé que son précédent mais pas forcément plus efficace. Le récit place une part psychologique dans les personnages qui peut paraître maladroite, facile et pas forcément intéressante. On peut dès lors regretter le manque d'astuce dans l'action et le potentiel inexploité de l'endroit où se déroule l'histoire. Cela reste donc sobre, trop léger et au final grand public. Ce n'est pas
faute d'avoir consulté des vrais experts de la négociation et des prises d'otages au cours de l'écriture. Même le dénouement final est sans trop de surprises, il est là car il faut qu'il y soit. Ce n'est pas lui qui porte l'intérêt, si infime qu'il soit, du film.

Bruce Willis
passe seul son nom avant le nom du film et vends donc sa réputation comme gageure. Par ailleurs, il faut souligner l'effort effectué au
niveau du générique. Graphique et composé, il marque la volonté de l'esthétisme sur ce film. Certes ça fait passer les noms inconnus du casting plus facilement (seuls Willis et Kevin Pollack ont une certaine notoriété, les autres sont méconnus ou sortis de series). Les rôles sont bien tenus dans l'ensemble que les acteurs soient connus ou méconnus. Willis ne force pas, il fait ce qu'il sait faire sans trop se mettre en danger, c'est presque trop facile et semblable, dommage. J'ai pourtant bien aimé le choix de le voir barbu et crasseux au début, mais bon faut pas trop pousser. Bruce reprends donc vite son style monsieur propre au bout de 10 min. Ce qui n'est pas très logique au vu de ce qui lui arrive et de ce qu'on pourrait percevoir de son personnage.

Otage est un film qui passe et s'en va sans trop laisser de trace, pêchant
de ne pas avoir su être plus affirmé dans le registre de l'action (malgré une interdiction au -12 ans). Certains amateurs de ce dernier y trouveront
peut-être leur compte, tandis que d'autres se rabattront aisément sur son aîné Nid de Guêpe voire sur leur ancêtre originel Piège de Cristal...


Yerom

Le pour : Pour ceux qui aiment quand Bruce gagne
Le contre :
Bruce s'enfonce dans ses rôles de sauveur grand public

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21 mai 2005 6 21 /05 /mai /2005 00:00

USA - 1999 (Galaxy quest)


Genre : OVNI loufoque
Réalisateur : Dean Parisot
Scénario : David Howard, Roger Gordon
Directeur de la photo : Jerzy Zielinski
Casting : Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman, Tony Shalhoub, Sam Rockwell, Daryl Mitchell, Robin Sachs...
Musique : David Newman

Scénario
*****
Mise en scène
*****
Photographie
*****
Acteurs
*****
Effets spéciaux
*****

Une rocambolesque troupe de comédiens has been supporte de moins en moins les conventions consacrées à leur série télévisée culte Galaxy quest. Sans cesse à la poursuite du cacheton, l'équipe s'exibe à tout va, soit devant des fans déguisés en quête de réponses impossibles sur des détails techniques fictifs puisque issus de l'imagination des auteurs, soit à l'ouverture des grandes surfaces soucieuses de distraire sa clientèle. La série vieille d'une vingtaine d'années ne vit plus que par les redifusions et les souvenirs de ses adeptes, condamnant ses comédiens à vivre une gloire qui ne semble pas se lasser de s'user. Au cours de l'une de ces exhibitions grotesques, une poignée de Thermians, de véritables extra-terrestres qui prennent les épisodes de la série pour des documents historiques, viennent soliciter l'équipe de Galaxy quest, qu'ils considèrent comme des héros, pour les aider dans leur lutte désespérée contre le tyrannique général Roth'h'ar Sarris. Avec pour seuls repères une pléiade de répliques stupides et un vaisseau spatial, copie conforme jusqu'au moindre détail de celui de la série, recréé par les naïfs extra-terrestres, la troupe d'acteurs se doit de jouer à fond leurs personnages fictifs pour espérer sortir tout ce beau monde (y compris eux-mêmes) de ce joyeux pétrin.

"Par le maillet de Grabthar !" avec une telle approche scénaristique digne des mémorables productions de Jim Abrahams et des frères Zucker (Y'a t'il un pilote dans l'avion ?, Top Secret, Y'a t'il un flic pour sauver la reine ?) on ne pouvait s'attendre qu'à une vaste loufoquerie, une machine à gags insensés, le genre de film pénible pour nos zygomates peu accoutumés au grotesque assumé. C'est à la fois le cas, et à la fois non. Malgré ses références ancrées dans la SF de pacotille et certains aspects kitsch qui en découlent, Galaxy Quest est plus une comédie qu'une parodie. Bien sûr le film délivre son lot de scènes débiles, clownesques ou même cultes (désorganisation de l'équipage, pilotage du vaisseau, manipulation des gadgets technologiques, répétition de répliques issues de la série), mais se permet aussi une approche plus subtile qu'il n'y paraît, évitant l'écueil de la satire gratuite. En abordant le sens profond de la comédie, ses travers d'attitude de façade, son principe inné de mensonge, et en jouant de l'impact du jeu de rôle sur les esprits naïfs des Thermians, l'histoire prend une tournure plutôt inattendue, loin d'être idiote. Ça reste assez léger pour que l'on continue d'en rire de bon coeur, mais la pirouette, admirablement amenée, surprend agréablement. Pour la rendre crédible, il fallait de véritables épaules d'acteurs, aptes à endosser tour à tour la cape de la farce et le masque du désaveu. A ce petit jeu Allen, Rickman et Weaver se régalent d'autant plus qu'ils jouent chacun deux personnages : ceux de la série et ceux des acteurs de la série. Le genre de rôle "poupée russe", véritable planche en bois recouverte de savon noir, que n'importe quel clown de pacotille se mangerait avec pertes et fracas.

Evident clin d'oeil à Star Trek, Galaxy Quest explore aussi avec un oeil narquois, mais tendre, le fond gentiment pathétique des conventions de fans, présentés ici plus comme de gentils accrocs que comme des débiles passionnés. Les auteurs ont juste assez d'affection pour ces aficionados de série culte pour leur attribuer une place déterminante dans l'intrigue générale, permettant de rappeler doublement que certaines stars de série ne représenteraient pas grand chose ou n'iraient pas bien loin sans l'appui de leurs admirateurs. Outre ces considérations symboliques, bien pensées et savamment dosées, Galaxy Quest reste surtout un pur divertissement jubilatoire, mené par une belle équipe d'acteurs enthousiastes, ravie de pouvoir se lâcher de la sorte. A noter enfin que le film ouvertement SF est doté d'effets spéciaux plus qu'honorables et d'une réalisation soignée, bref de quoi en faire le film sympa type à visionner, sans à priori, un soir de programmation télé morne, ce qui arrive relativement souvent.

Enzo

Le pour : Sigourney Weaver, Alan Rickman, et Tony Shalhoub, irrésistibles.
Le contre :
la gestuelle et l'élocution un peu pénibles des Thermians

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